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FIFA : L’Azerbaïdjan se replace sur l'échiquier européen

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Bakou, 29 octobre, AZERTAC

Le site officiel de la FIFA a publié un article sur le sport en Azerbaïdjan.

L’AZERTAC présente l’article dans son intégralité.

Le sport en Azerbaïdjan n’a jamais été aussi florissant. Aux Jeux Olympiques 2016, le pays a explosé son record de médailles, décrochant 18 breloques contre 10 il y a quatre ans. Si la boxe, la lutte et le judo ont spécialement fait briller les athlètes azerbaïdjanais, deux sports restent aujourd’hui les plus populaires sur la Terre de Feu : les échecs et le football. Dans la première discipline, l’Azerbaïdjan a toujours été considéré comme l’une des superpuissances de la planète. Côté ballon rond, ses récents succès lui ont permis de se rapprocher du gotha mondial.

En damant récemment le pion à Saint-Marin (0 :1) et à la Norvège (0:1), l’Azerbaïdjan s’est idéalement lancé dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018. Pour sa troisième rencontre dans ces éliminatoires, la Milli a rencontré l’un des deux grands favoris du Groupe C (avec l’Allemagne), la République tchèque, le 11 octobre dernier. Certes, l’Azerbaïdjan n’a pas gagné, mais il n’a pas démérité, parvenant au bout de 90 minutes à tenir les hommes de Karel Jarolim… en échec. Après trois rencontres, l’Azerbaïdjan pointe donc à la deuxième place de la poule, à deux points de la Nationalmannschaft.

"Nous sommes la révélation du début de ces éliminatoires. Personne ne s’attendait à de tels résultats, mais nous pensons pouvoir tenir la dragée haute à n’importe quelle équipe. Nous avons procédé à des changements dans l’effectif, et nous avons foi en ce que nous faisions, ce qui est le plus important", a expliqué, au micro de Goal, le sélectionneur Robert Prosinecki, légende de la sélection de Croatie, en poste depuis 2014.

Jamais l’Azerbaïdjan n’avait pris un aussi bon départ dans une compétition préliminaire, Coupe du Monde de la FIFA et UEFA EURO confondus. La quatrième place dans les qualifications pour Brésil 2014 constitue le meilleur classement de son histoire. Lors de la campagne pour 2014, il avait obtenu neuf points. Il se trouve donc à deux longueurs de son record, avec encore sept rencontres à jouer. Pour rien ne gâcher, ces résultats ont permis de replacer le pays d’Europe centrale sur l’échiquier mondial. Après une progression de 45 places, il pointe au 88ème rang du classement FIFA/Coca-Cola d’octobre, à 15 échelons de son historique 73ème position atteinte en 2014.

"On progresse chaque jour. Mes joueurs sont des durs, ils mettent de l’impact dans les duels, et ils jouent avec sérieux", constate un Prosinecki conquis. Il faut dire que Kamran Aghayev, incontournable tour d'1m89 dans les buts, et la paire de défenseurs centraux Maksim Medvedev - Rashad Sadygov, star et capitaine de l’équipe, font des merveilles derrière. Riches de leur expérience en UEFA Europa League sous le maillot de Qarabağ, Rahid Amirguliyev et Gara Garayev sont les pièces maîtresses du milieu. C’est devant que l’Azerbaïdjan pèche encore, Ruslan Qurbanov ayant toutefois ouvert son compteur-buts en septembre, face à Saint-Marin, après plus de dix matches disputés. "Mon staff et moi voulons que l’Azerbaïdjan joue au football, pas seulement qu’il défende", souligne Prosinecki.

Échec au roi allemand ?

Force est de constater que cette philosophie porte aujourd’hui ses fruits. Déjà lors de la phase éliminatoire de l’EURO, des matches nuls face à la Norvège (0:0) et la Croatie (0:0) ainsi qu’une défaite aussi tardive qu’encourageante face à l’Italie (3:1) avaient laissé entrevoir de beaux espoirs. "Nous avons vraiment beaucoup beaucoup travaillé", martèle Prosinecki. "Nous avons convaincu les joueurs de croire en nous, et dans leur capacité. Maintenant ils savent qu’ils peuvent surprendre n’importe quel adversaire."

Le prochain sur la route de Russie 2018 est l’Irlande du Nord, ce 11 novembre, une équipe que l’Azerbaïdjan avait matée (1:1, 2 :0) et devancé au classement lors des qualifications pour Brésil 2014. Viendra ensuite l’Allemagne, un adversaire à part dans la vie de Prosinecki, lui qui est né à Schwenningen, non loin de Stuttgart, et qu’il a battu, contre toute attente en quart de finale de Coupe du Monde de la FIFA, France 1998. "C’est l’Allemagne ! L’équipe qui n’a pas de faiblesse, qui est toujours favorite, qui est toujours au bout de toutes les compétitions. Quand on tombe contre l’Allemagne en quart de finale d’un tournoi, c’est quasiment mission impossible. Personne n’est favori contre l’Allemagne. C’est comme imaginer un petit club gagner contre le Real Madrid ou Barcelone aujourd’hui. Mais nous l’avons fait !", avait-il récemment confié à FIFA.com.

Autant dire qu’avec Prosinecki, tout est aujourd’hui possible pour une nation azerbaïdjanaise définitivement prête à troquer les échecs… contre des succès.

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