POLITIQUE


La mission d'information sur les relations politiques, économiques et culturelles entre la France et l'Azerbaïdjan initiée dans le seul but de dénigrer l'Azerbaïdjan fait pschitt....

Bakou, 23 février, AZERTAC

Après avoir échoué devant la Commission des affaires étrangères dans la création d'une commission incongrue d'enquête contre l'Azerbaïdjan, un député UDI a obtenu, sur le "droit de tirage" de son groupe parlementaire, une mission d'information sur les relations politiques, économiques et culturelles entre la France et l'Azerbaïdjan à des fins polémiques comme le montrait l'exposé des motifs de sa résolution.

Après 35 auditions et autant d'heures de réunion, le rapporteur de la mission a rendu un rapport relativement équilibré annihilant ainsi tout espoir pour certains d'en faire un brûlot contre l'Azerbaïdjan.

Bien que le rapport évoque les habituelles critiques sur le non-respect des droits de l'homme d'associations, d'institutions ou de journalistes qui en font leur fonds de commerce sans apporter de preuves irréfutables, il les tempère cependant en rappelant l'héritage de 70 ans de communisme, le contexte international et les enjeux régionaux, mais aussi l’occupation militaire étrangère d'une partie du territoire de l’Azerbaïdjan qui demeure une menace pour sa sécurité. On peut d’ailleurs regretter que le rapport ne se contente que d’effleurer le conflit du Haut- Karabakh qui a chassé de leurs terres, à la suite d’une guerre imposée, plus d’un million d’Azerbaïdjanais dont les droits fondamentaux sont violés depuis plus de 25 ans.

Le rapport rappelle aussi les grandes avancées démocratiques comme le droit de vote aux femmes dès 1918, l'abolition de la peine de mort en 1998 et la laïcité qui assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion permettant aux musulmans chiites et sunnites, aux chrétiens et aux juifs de vivre paisiblement ensemble. Il souligne également l'importance géopolitique de l'Azerbaïdjan dans cette région du Caucase et la nécessité d'y renforcer la présence française. Enfin, le rapport conclut qu'il n y a pas besoin d'une révision globale des termes du dialogue politique avec le Gouvernement azerbaïdjanais.

Toutes choses que nous savions déjà. C'est ce qui explique, sans doute, le faible intérêt porté à la mission par ses propres membres.

On reste donc circonspect sur l'intérêt d'un tel rapport, alors que la Commission des affaires étrangères avait préconisé, à juste titre, une mission sur le conflit du Haut-Karabakh où la France a un rôle majeur à jouer en tant que co-président du groupe de Minsk pour aboutir à une paix juste et durable entre l’Azerbaïdjan et l'Arménie.

Ce qui est certain c'est que ceux qui pensaient faire de ce rapport une arme parlementaire contre l’Azerbaïdjan ont clairement raté leur objectif.

La tentative de dénigrement a donc fait pschitt !

Jean François Mancel

Vice-président de la mission

Jean Pierre Door

Yves Foulon

Jean Claude Guibal

Sauveur Gandolfi-Scheit

François Scellier

 

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