ECONOMIE


L’Azerbaïdjan, un pays fascinant

Paris, 14 avril, AZERTAC

Le site français Dreuz.info a publié l’article de Philippe Karsenty, adjoint de Neuilly-sur-Seine, intitulé «L’Azerbaïdjan, un pays fascinant».

L’AZERTAC présente l’article dans son intégralité :

L’Azerbaïdjan est un pays fascinant à plus d’un titre, notamment en raison de sa culture et de sa situation géographique, des relations qu’il entretient avec le monde extérieur, de son économie florissante ainsi que de son vivre ensemble pluriethnique et pluriculturel, à faire pâlir d’envie nos pays occidentaux en proie au doute identitaire et à la place qu’y occupe l’islam.

Bordé par la mer Caspienne, pays musulman chiite entouré par l’Iran, la Géorgie, la Fédération de Russie et l’Arménie, l’Azerbaïdjan réussit le tour de force d’entretenir de bonnes relations avec des rivaux, voire de véritables ennemis, les Etats-Unis et la Russie, Israël et l’Iran.

Après seulement 25 ans d’indépendance, l’Azerbaïdjan est en train de se faire une place sur la carte du monde grâce à ses ressources humaines et naturelles. Tournée vers l’Europe, à tel point que sur ses billets de banque apparaît une carte de notre continent, l’Azerbaïdjan est un partenaire stratégique à ne pas négliger dans cette région où les pays stables et modernisés sont rares.

En Azerbaïdjan, les chrétiens vont à l’église en toute quiétude. Les juifs marchent dans la rue, avec ou sans kippa

Si l’Azerbaïdjan est aussi un pays musulman à majorité chiite, c’est surtout un pays laïc, un pays où tous les cultes sont pratiqués librement.

Au moment où les églises explosent en Egypte et où les camions foncent dans les foules des villes occidentales, le contraste est saisissant. En Azerbaïdjan, les chrétiens vont à l’église en toute quiétude. Les juifs marchent dans la rue, avec ou sans kippa, sans rencontrer de marques d’hostilité. Chose impensable dans la plupart des pays musulmans en 2017, mais aussi dans de nombreuses banlieues françaises : les femmes se promènent tranquillement en ville, quelle que soit l’heure, quelle que soit leur tenue.

Se promener dans Bakou, c’est marcher dans une ville propre, c’est découvrir un urbanisme historique préservé d’où émergent des immeubles modernes flambant neuf nés de l’imagination d’architectes internationaux renommés.

Seule ombre au tableau : l’occupation du Haut-Karabagh Azerbaïdjanais. Dans les médias dominants, la notion de « territoires occupés » est souvent évoquée.

Pourtant, cette formule n’est jamais associée à l’Azerbaïdjan qui subit pourtant une occupation reconnue par la communauté internationale et plusieurs résolutions de l’ONU. Alors que l’armée Azerbaïdjanaise est puissante et richement dotée, il apparaît que la guerre n’est pas une option ; les autorités azerbaïdjanaises préférant clairement la force du droit au droit de la force.

Moins de 30 après la chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’URSS, l’Azerbaïdjan semble bien parti pour devenir un modèle de développement, de coexistence pacifiée entre les cultures et les religions.

C’est admirable, c’est remarquable et c’est fascinant.

 

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