POLITIQUE


Elmar Mammadyarov: La présence des troupes arméniennes dans les territoires d’Azerbaïdjan est la plus grande menace pour la paix dans la région

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Bakou, 5 décembre (AZERTAC). Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov a prononcé un discours à la 20e session du Conseil des Ministres de l’OSCE à Kiev, en Ukraine.

«L’Azerbaïdjan attache de l’importance particulière à l’utilisation pleinement des avantages de l’OSCE. Nous apprécions hautement la présidence de l’Ukraine à cette structure d’avoir entamé des négociations dans le cadre du processus Helsinki +40 et de l’avoir orientée efficacement. L’Azerbaïdjan espère que la feuille de route, proposée par la Suisse et la Serbie, prochaines présidentes de l’Organisation, créerait un large éventail de possibilités pour obtenir des succès dans les domaines les plus problématiques, tels que le règlement des conflits prolongés et le contrôle des armes» a déclaré Elmar Mammadyarov.

E. Mammadyarov a souligné que l’expérience de l’Azerbaïdjan au Conseil de Sécurité de l’ONU et ses efforts avec les pays partenaires ont démontré que le dialogue et la coopération conformément aux normes et principes du droit international étaient le meilleur outil pour le rétablissement de la confiance et de la stabilisation de l’environnement politique et sécuritaire. Il est impossible d’établir une vraie communauté de sécurité de l'OSCE, sans avoir des résultats dans ces axes.

Des mesures d’établir la confiance et la sécurité sans avoir éliminé les implications politiques provenant des conflits, ainsi que les hypothèses sur l’existence d’un potentiel pour la résolution du conflit dans le cadre de la coopération régionale, ne sont que des rêves.

Les missions de terrain et les institutions de l’OSCE sont des moyens importants pour aider les pays membres afin de renforcer la coopération de sécurité et de mettre en oeuvre leurs engagements. Faire une déclaration officielle sur une question politique comme le résultat de l’observation électorale, au nom de l’Organisation, sans avoir de l’information sur l’environnement politique et sécuritaire, sans avoir discuté avec le président en exercice et le secrétaire général de l’OSCE et ne se référant qu’au mandat technique est honteux. Nous considérons que le réexamen du rôle du Bureau des Institutions démocratiques et des Droits de l’homme de l’OSCE devrait faire partie du processus d’Helsinki+40.

E. Mammadyarov a hautement apprécié l’envoi d’une invitation au Conseil de coopération des pays turcophones pour participer à la réunion ministérielle de l’OSCE. Il a noté que la présence du Conseil de coopération des pays turcophones dans les activités de l’OSCE contribuerait à la mise en oeuvre des objectifs conjoints des deux organisations.

«Après la rencontre des président d’Azerbaïdjan et d’Arménie, à la base de leur instruction, le mois dernier à Vienne, moi et le ministre arménien des affaires étrangères E. Nalbandyan, nous engageons les consultations intensives avec les coprésidents, ainsi que séparément pour éliminer dans un avenir proche le statu quo inadmissible relatif au conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh» a ajouté le ministre.

«L’Azerbaïdjan croit que les principes cruciaux énoncés dans la déclaration conjointe des Chefs d’Etat des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, en 2009 à Aquila, pourraient être un facteur important pour entamer les négociations sur l’accord de paix global. Donc, l’accord de paix global conduira à une étape prochaine selon le calendrier et comprendra la prise des mesures concrètes. Le retrait des troupes armées arméniennes de sept régions adjacentes du Haut-Karabagh, l’assurance de la sécurité de la population, la réouverture des frontières, ainsi que des communications, des mesures d’établissements de la confiance et de la sécurité accompagnées de rapprochement des communautés azerbaïdjanaise et arménienne seront parmi ces mesures» a expliqué Elmar Mammadyarov.

«Nous sommes convaincus que pour parvenir à un progrès dans les négociations, il faut éliminer la présence des forces armées arméniennes dans les territoires occupées. Celle-ci est la plus grande menace pour la paix dans la région.

Nous sommes certain que le désarmement de la zone de conflit créera de larges possibilités pour la communication sur toutes les directions, établira la confiance entre les parties, ainsi que les deux communautés de la région du Haut-Karabagh de la République d’Azerbaïdjan et réduira la tension et la rhétorique militaire dans la région.

J’exhorte les dirigeants arméniens à prendre une position constructive pour arriver à des progrès dans les négociations et à entamer les pourparlers pour l’accord de paix global avec ensemble le Groupe de Minsk» a-t-il conclu.

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