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74 personnes piégées dans l'Antarctique: l'attente se poursuit pour les passagers

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Bakou, 29 décembre (AZERTAC). Le MV Akademik Shokalskiy est immobilisé depuis mardi à une centaine de milles nautiques à l'est de la base française Dumont d'Urville. Trois bâtiments brise-glaces se sont dirigés vers la zone pour lui porter le secours, mais deux, le français l'Astrolabe et le chinois Snow Dragon, ont fait demi-tour, faute de capacités suffisantes.

Samedi, le Snow Deagon était parvenu à moins de 7 milles natiques du navire russe, mais il a dû rebrousser chemin car la glace était trop épaisse.

Les 74 personnes à bord de l'Akademik Shokalskiy, touristes, scientifiques et équipage, placent à présent leur espoir dans le brise-glace australien, l'Aurora Australis, attendu dans la zone dimanche soir.

Des trois brise-glaces envoyés sur la zone, l'australien est celui qui possède les capacités les plus puissantes, mais rien ne garantit qu'il parvienne à rejoindre le bateau russe. Il peut briser la glace d'une épaisseur de 1,60 mètre, mais l'Akademik Shokalskiy est prisonnier de glace de 3 mètres d'épaisseur.

Le co-respondable de l'expédition russe, Greg Mortimer, a indiqué que le navire serait évacué grâce à l'hélicoptère du Snow Dragon, si le bateau australien échoue à s'approcher "au cours des tout prochains jours".

Les passagers seront alors transportés vers d'autres navires et ramenés vers la terre via la mer de Ross ou la base australienne en Antarctique.

A bord du navire russe se trouvent des scientifiques et des touristes australiens, britanniques et néo-zélandais qui reproduisent l'expédition historique menée dans l'Antarctique il y a un siècle (1911-1914) par l'explorateur australien Sir Douglas Mawson. Ils effectuent les mêmes expériences que celles qu'avait alors menées l'expédition de Mawson.

Le bâtiment se trouvait dans une zone où les bateaux peuvent normalement circuler à cette époque de l'année, mais un brusque changement des conditions météo l'a poussé vers les glaces.

L'expédition a démarré il y a trois semaines et le navire devait rejoindre la Nouvelle-Zélande début janvier.

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