POLITIQUE


La Médiatrice des droits de l’homme de l’Azerbaïdjan a fait une déclaration à l’occasion du 22e anniversaire du génocide de Khyodjaly

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Bakou, 11 février (AZERTAC). La Médiatrice des droits de l’homme de la République d’Azerbaïdjan, Elmira Süleymanova, a envoyé une déclaration à l’occasion du 22e anniversaire du génocide de Khodjaly au Secrétaire général de l’ONU, au Conseil de sécurité, au Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, à la Commission européenne, au Conseil de l’Europe, à l’OSCE, aux institutions internationales et européennes des médiateurs, à l’Association asiatique des médiateurs, au Bureau international de la Paix, à la Fédération pour la paix universelle, aux médiateurs de différents pays, aux ambassades étrangères en Azerbaïdjan et à celles de l’Azerbaïdjan à l’étranger, aux organisations de diaspora de l’Azerbaïdjan.

Il est indiqué dans la déclaration que dans la nuit du 25 au 26 février, les forces armées de l’Arménie, aidées directement par les militaires et les équipements lourds du régiment n0 366 de l’ex-Armée soviétique, cantonnés dans la ville de Khankendi, se lançaient à l’assaut de la ville assiégée de Khodjaly (Azerbaïdjan) et ont commis un crime sans précédent. Ils y ont perpétré des actes génocidaires contre la population civile azerbaïdjanaise. Lors de cet assaut, les logements et l’infrastructure sociale de la ville ont été complétement détruits et brûlés.

Lors du génocide de Khodjaly, en une nuit, 613 civils, dont 106 femmes, 63 enfants et 70 vieillards, ont été tués, 1275 personnes ont été prises en otage, 487 personnes sont demeurées des handicapés de guerre. Le sort de 150 personnes est inconnu jusqu’à présent. Huit familles entières ont été anéanties, 25 enfants ont perdu leurs deux parents, 130 enfants ont perdu un de leurs parents. Les civils ont été tués avec une cruauté particulière, les prisonniers de guerre ont été torturés, les droits fondementaux de nos citoyens, et surtout le droit de vie a été violé de façon flagrante.

Selon la déclaration, ce massacre perpétré par les agresseurs arméniens qui restent encore sans sanctionner, par son envergure, ses atrocités et ses cruautés, est un acte génocidaire. Selon le droit international, le génocide est considéré comme un acte contre la paix et l’humanité, l’un des crimes internationaux les plus graves. Il est noté dans la résolution n0 96 (I) de l’Assemblée Générale de l’ONU en date du 11 décembre 1946, que ne reconnaissant pas le droit à vivre des groupes humains, le génocide est une insulte à la dignité humaine, il prive l’humanité des supports matériels et moraux créés par les être humains. Ces actes notoires sont complétement contraires aux objectifs et aux devoirs de l’ONU.

La base juridique pour le crime de génocide est précisée dans la convention sur « La prévention et la pénalisation du crime génocidaire » adoptée par la résolution n0 260 (III) de l’Assemblée Générale de l’ONU en date du 9 décembre 1948. Les Etats adhérant à cette Convention affirment que le génocide est un crime violant les normes du droit international, sans considération du fait qu’il est commis en un temps de paix ou de guerre, et se sont engagés à prendre des mesures pour le prévenir et pour punir ceux qui en sont coupables.

La nature et l’ampleur du crime terrible commis dans la ville de Khodjaly montre que toutes les actions constitutives du crime de génocide telles que stipulées dans cette convention ont été employées. Ce massacre impitoyable prévu à l’avance à été commis dans le but de détruire complétement tous les gens qui y vivaient au motif qu’il étaient les Azerbaïdjanais.

Il est indiqué dans cette déclaration que le territoire occupé par l’Arménie –le Haut Karabagh et les sept régions adjacentes-, est la partie intégrante de l’Azerbaïdjan. Le droit international, les résolutions 822, 853, 874 et 884 du Conseil de sécurité de l’ONU, la résolution sur « la situation dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan » de l’Assemblée Générale de l’ONU en date du 14 mars 2008, la résolution 1416 /2005 et la récommandation 1690/2009 de l’APCE sur l’occupation des territoires de l’Azerbaïdjan par les forces armées arméniennes et la direction du Haut Karabagh par les séparatistes, prouvent une fois de plus que ces territoires occupés sont une partie intégrante de l’Azerbaïdjan.

La résolution sur le Haut Karabagh du Parlement Européen en date du 23 octobre 2013, prouve que la communauté internationale soutient la position équitable de notre pays et qu’elle reconnait le fait d’occupation des territoires azerbaïdjanais. Cette résolution insiste pour la première fois sur l’importance du règlement du conflit du Haut Karabagh à la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et revendique le retrait immédiat et sans réserve des forces d’occupation arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan. Malheureusement, aucune mesure n’a été prise à cet égard. A cause de la position non constructive de l’Arménie qui affiche ouvertement un non-respect à ces résolutions internationales, ce conflit n’a pas été encore résolu.

Il est noté que Heydar Aliyev, dirigeant historique du peuple azerbaïdjanais, a montré l’essence du génocide de Khodjaly. A l’initiative du dirigeant historique, le Milli Medjlis a qualifié en février 1994 politiquement et juridiquement le génocide de Khodjaly. Le Président Ilham Aliyev déclare que le règlement du conflit du Haut Karabagh est possible seulement dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, et insiste fortement sur la nécessité du retrait des forces d’occupation arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan.

Selon la déclaration, le plan d’action sur « la commémoration du 22e anniversaire du génocide de Khodjaly » a été approuvé, l’organisation des conférences de presse, des cérémonies commémoratives, la diffusion dans la presse étrangères des informations sur cette tragédie, l’organsation des cours dédiés à cette tragédies sont envisagés.

La Chambre des Représentants de l’Etat de la Virginie des Etats-Unis a adopté une résolution sur la tragédie de Khodjaly. Dans la résolution est écrit que les crimes commis à Khodjaly sont la partie intégrante de l’agression des forces armées arméniennes dans la région du Haut Karabagh depuis 1988. Les parlements des autres Etats américains tels que la Californie, le Massachusetts, le Texas, New Jersey, Maine, Nouveau- Mexique, Arkansas, Géorgie, Oklahoma, Tennessee, Pennsylvanie, Connecticut, Floride, le Mississippi, ont dévancé la Virginie en adoptant des résolutions sur ce sujet et ont demandé la pénalisation des auteurs du crime de Khodjaly.

Les parlements du Canada, du Mexique, de la Colombie, du Pérou, du Pakistan, de la Bosnie-Herzégovine, de la Roumanie, de la République tchèque et de la Jordanie ont reconnu le génocide de Khodjaly.

Les cérémonies consacrées au génocide de kHodjaly sont organisées par les ambassades dans différents pays, par les organisations et les communautés de diaspora.

Le Congrès des Azerbaïdjanais en Europe a adressé à Bundestag, Allemagne, une lettre sur l’anniversaire du génocide de Khodjaly et sur un million de réfugiés et de personnes déplacées suite à cette agression arménienne. Il demande l’appui de Bundestag allemand pour que ce conflit soit réglé dans le cadre des normes du droit international, pour que les parties respectent les résolutions de l’ONU et les décisions de l’APCE et de l’OSCE.

La campagne « Justice pour Khodjaly » réalisé dans 40 pays du monde par le Forum des Jeunes de l’Organisation de la coopération islamique, a le but d’informer la communauté internationale sur cette tragédie.

« La manque de l’évaluation du génocide de Khodjaly au niveau international, la manque de prise de mesures drastique contre les actes terroristes suscite les regrets. Sans pratiquer deux poids deux mesures et en conformité avec les normes et principes du droit international, les organisations internationales doivent redoubler leurs efforts pour résoudre ce conflit, doivent reconnaître ces actes comme le géniocide et les sanctions doivent être appliquées aux auteurs de ce crime.

Une fois de plus, nous déclarons que selon les normes du droit international, la tragédie de Khodjaly est un acte de génocide. L’Arménie doit respecter les dispositions des instruments internationaux adoptés sur le conflit, l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être rétablie, les prisonniers et otages de guerre azerbaïdjanais doivent être libérés, les drots violés des réfugiés et des déplacés doivent être restaurés et ils doivent retourner dans leurs foyers.

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