POLITIQUE


Leyla Aliyeva s’exprime sur la coopération avec la Russie, l’environnement et la tolérance

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Moscou, 23 avril (AZERTAC). La vice-présidente de la Fondation Heydar Aliyev, Mme Leyla Aliyeva, a accordé une interview exclusive à la Radio des Nations Unies en russe. Dans son interview elle a parlé des activités de la Fondation Heydar Aliyev en Azerbaïdjan et en Russie. 

La radio onusienne dit que les représentants de l’Assemblée générale venaient de discuter des questions de partenariat global entre les pays, les organisations et les personnalités. Au sein de l’ONU on considère que la consolidation de la coopération aidera la communauté mondiale à atteindre ensemble les objectifs en termes de développement.

Les activités de la Fondation Heydar Aliyev, dont les fondements avaient été jetés 2004, sont l’un des exemples qui manifestent les résultats du partenariat. L’action de cette Fondation couvre non seulement l’Azerbaïdjan, mais aussi la Russie et d’autres pays du monde.

Nous vous présentons l’interview de Mme Leyla Aliyeva, vice-présidente de la Fondation Heydar Aliyev, accordée à la radio des Nations Unies.

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Radio ONU : Vous êtes la vice-présidente de la Fondation Heydar Aliyev et vous participez à de nombreux projets sociaux. Qu’est-ce qui vous a motivée de participer aux activités sociales ?

Leyla Aliyeva : La Fondation Heydar Aliyev a été fondée en 2004. Ses activités couvrent tous les domaines de la vie – les questions éducatives, culturelles, scientifiques, caritatives et de santé, même l’environnement aujourd’hui.

Quant à moi personnellement, cette Fondation m’offre une excellente occasion de contribuer à des activités sociales. Je pense que tous les membres de la jeunesse azerbaïdjanaise souhaitent y apporter une contribution. Bien sûr, si j’ai l’occasion de faire quelque chose qui peut être utile, je serai heureuse de prendre avantage de celle-ci.

Radio ONU : Si vous parliez des principaux projets de la Fondation… De quels projets êtes-vous fières personnellement ?

Leyla Aliyeva : Les projets, ils sont nombreux. La Fondation organise beaucoup d’événements culturels, d’expositions, de conférences. L’un de mes projets les plus préférés, c’est l’exposition «Envolez-vous pour Bakou». Cette exposition regroupe les œuvres de 21 peintres contemporains de nationalité azerbaïdjanaise. L’exposition a débuté à Londres il y deux ans, ensuite elle s’est poursuivie à Paris, à Rome, à Vienne, à Moscou et est retournée à Bakou. Cette exposition a permis pour la première fois de faire connaître l’art contemporain azerbaïdjanais à la communauté mondiale.

Tous les projets réalisés par la Fondation en matière de santé et d’enfance sont très importants pour moi. Le projet de thalassémie me préoccupe le plus aujourd’hui. Le plus grand centre de thalassémie dans la région a été construit par la Fondation Heydar Aliyev. Malheureusement, cette maladie existe aussi en Azerbaïdjan. Mais il y a une bonne nouvelle, c’est qu’un programme d’Etat vient d’être mis en place à ce propos.

Il arrive souvent que la Fondation se mette à travailler sur un certain projet, ensuite l’Etat lui aussi le rejoint, ce qui engendre la naissance d’un programme d’Etat. Par exemple, la Fondation a lancé le programme «Nouvelle école pour le nouvel Azerbaïdjan», un projet dans le cadre duquel environ 400 écoles ont été construites ou rénovées. Ce programme a été poursuivi par l’Etat et environ 3 mille écoles ont été rénovées en Azerbaïdjan.

La Fondation a également fait construire des écoles en dehors de l’Azerbaïdjan - en Turquie, en Géorgie, en Roumanie, en Egypte, aussi au Pakistan qui avait été frappé par un séisme, une école vient d’ouvrir ses portes aux enfants dans la province d’Oulianovsk en Fédération de Russie.

Radio ONU : La Fondation opère dans de nombreux pays, la Russie y comprise. Vous avez été récemment décorée des ordres pour votre participation active dans la vie des provinces de Volgograd et d’Astrakhan. Quelles sont les raisons de votre décoration et avec quelles régions de la Russie vous travaillez encore ?

Leyla Aliyeva : Pour moi c’est un honneur d’être décorée de l’Ordre de la Princesse Sainte Olga. J’ai effectué deux visites à Astrakhan. Nous avons effectué beaucoup de projets dans cette ville. Nous y avons construit un parc et reconstruit un bâtiment scolaire. Nous avons construit le Pont d’amitié entre l’Azerbaïdjan et la Russie. Nous avons récemment érigé un monument au Prince Vladimir.

Bien sûr, la province d’Astrakhan de la Russie est proche de l’Azerbaïdjan. Nous avons des particularités communes. Je crois qu’on doit organiser encore plus d’événements visant la consolidation de l’amitié entre les nos deux pays. Les relations de bon voisinage qui relient nos pays ont une histoire et des années de bon voisinage partagé.

Bien sûr, l’échange culturel aussi. En Azerbaïdjan on connaît bien la littérature, la culture et la langue russes. Nous avons l’Université Slave de Bakou, le Théâtre national russe d’art dramatique d’Azerbaïdjan, le Centre culturel russe à Bakou. L’Université d’Etat de Moscou a ouvert récemment sa filiale à Bakou. C’est très précieux, je crois, aussi par ce que le russe est l’une des langues les plus riches au monde. Donc, la conservation du russe est très importante.

-RADIO ONU: Vous avez mentionné les projets de la Fondation en Russie. Cette année la Fondation célébrera son 10e anniversaire. Quant à la santé, nous sommes au courants que vous êtes activement engagé dans la prévention du VIH par le biais de la Fondation Heydar Aliyev. Quelles sont les résultats obtenus par la Fondations depuis son existence ?

- Leyla Aliyeva : Oui, ce sujet est l’un des plus importants dans le monde d’aujourd’hui. A mon avis, la première chose à faire en ce sens est de donner l’occasion de mener une campagne de sensibilisation. Les gens doivent être informés sur ce sujet, ils devraient le savoir.

La Fondation Heydar Aliyev a mené un projet « Arc –en-ciel pour les enfants » pour qu’ils soient informés. En outre, la Fondation Heydar Aliyev soutient également la Fondation Vichnevskaïa –Rostropovitch qui s’occupe du traitement l’hépatite B et le VIH. L’Organisation de la jeunesse azerbaïdjanaise en Russie (OJAR) opère activement dans le domaine du sida. Nos militants tiennent des conférences dans divers université dans différentes régions de la Russie, et nous avons également organisé une conférence sur ce sujet.

Chaque année, nous tenons la campagne « Sang est sans nation » au cours de laquelle les jeunes azerbaïdjanais donner du sang en Russie. Un autre projet était « Assurez-vous que vous êtes en bonne santé, dites non à la maladie ». Ce jour-là, n’importe qui peut obtenir un dépistage gratuit.

-RADIO ONU : Au début de cette année, vous avez été à Nairobi, où vous avez rencontré le secrétaire général adjoint de l’Onu, le chef du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Ashim Steiner. Pouvez – vous en parler plus, sur les résultats de votre visite et en principe, sur quoi vous vous y êtes convenus ?

Leyla Aliyeva : C’était ma première visite en Afrique. Il y a déjà trois ans que je me suis engagée dans l’écologie , c'est-à-dire depuis l’établissement de la campagne IDEA (Dialogue International pour l’action environnementale). C’est une campagne qui vise à protéger l’environnement, ainsi qu’à travailler avec les jeunes. Nous essayons d’avoir une approche créative dans tous nos projets.

Il y a déjà de nombreux projets qui avaient été mis en œuvre. Nous avons planté trois millions d’arbres en Azerbaïdjan qui représentent les trois millions jeunes du pays.

Un autre projet est la construction des nids pour les oiseaux. Le monument symbolisant l’Azerbaïdjan- la Tour de la Vierge avaient des nids des oiseaux. Lorsque la reconstruction de la Tour a commencé, nous avons réalisé que les oiseaux ne pourraient pas survivre, donc directement en face de la Tour nous avons construit une installation d’art avec des nids pour ces oiseaux. Nous avons de nombreuses d’idées. L’un des principaux axes de notre action est la protection des animaux en voie de disparition.

En mai prochain, nous tiendront une grande conférences sur la protection de l’espèce féline. En Azerbaïdjan, il y a le léopard du Caucase. Cet animal est à risque d’extinction. Le problème est qu’on ne peut pas élever cet animal et ensuite le pousser dans l’environnement, dans un tel cas il ne pourrait pas survivre. Alors, nous invitons des experts du monde entier pour trouver une solution convenable à ce problème. Nous travaillons activement avec le Fonds de la faune en Russie pour protéger le bison et le léopard du Caucase.

Comme pour le Kenya, il a été une expérience inoubliable. On se rend compte que toute la nature est précieuse. Il est important que les gens aient des connaissances suffisantes et soient sensibilisés en ce sens.

RADIO ONU : L’Azerbaïdjan accorde une grande attention à l’environnement au niveau de l’école ?

Leyla Aliyeva : Oui, IDEA a organisé quelques groupes d’environnement aux écoles et aux universités. Maintenant, nous travaillons sur le manuel pour les étudiants. Alors, c’est ce genre de chose qui est intéressant pour tous les enfants. Nous réfléchissons sur de nombreux défis. Cette question s’applique à toutes les personnes. Nous avons même le slogan « Une planète – un avenir».

RADIO ONU : Parallèlement avec les activités sociales, vous présidez l’Association des Jeunes azerbaïdjanais de Russie. Vous avez ouvert récemment l’exposition de Reza Deghati, consacrée à la tolérance. A votre avis, quelles démarches peut-on encore effectuer pour comprendre mieux les questions de tolérance entre les peuples azerbaïdjanais et russe ?

Leyla Aliyeva : Cette exposition a été très réussie. Elle a accueilli par le Musée juif et centre de tolérance. La tolérance n’est pas pour nous une source de fierté, c’est notre mode de vie, une norme, parce que les représentants des différents peuples, de différentes religions y cohabitent.

Le culte du feu, le zoroastrisme a existé en Azerbaïdjan. Le christianisme date du IVe siècle, l’islam du VIIIe siècle, le judaïsme a deux mille ans d’histoire en Azerbaïdjan. Aujourd’hui on peut voir des mosquées, des synagogues, des églises, des temples du feu. De différentes langues sont parlées en Azerbaïdjan. 21 communautés religieuses non musulmanes cohabitent en Azerbaïdjan.

C’est très important et précieux. Il est regrettable que le manque de volonté de tolérer et d’accepter les autres conduit à des différends et des conflits. Donc, je crois que l’Azerbaïdjan peut servir de certain modèle. L’organisation d’un tel événement en Russie était bien sûr très importante, puisque nous avons beaucoup de particularités communes. Les représentants d’environ 100 nationalités, de différentes religions cohabitent en Russie et il est très important de le conserver.

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