CHRONIQUE OFFICIELLE


Azerbaïdjan: un nouveau centre régional puissant

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Bakou, 1er juillet (AZERTAC). L’interview du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev est publiée sur le site internet européen «Neurope.eu». AZERTAC vous présente cette interview.

NE : Vous avez gagné les élections présidentielles en octobre l’année dernière. Comment expliqueriez-vous la principale raison pour cela ?

Ilham Aliyev : Les élections présidentielles en 2013 étaient un événement important dans la vie sociale et politique de l’Azerbaïdjan. Ces élections manifestent l’attitude de notre société envers la ligne politique que nous avons menée au cours des dix dernières années. Au cours de la dernière décennie, nous avons poursuivi le chemin fondé par Heydar Aliyev, dirigeant historique, et nous avons réussi à atteindre les objectifs que nous avions fixés pour notre Etat et société.

NE : Donc les tâches mises en avant il y a 10 ans, sont devenues une réalité…

Ilham Aliyev : C’est tout à fait vrai. En termes de performance économique, l’Azerbaïdjan est devenu un chef de file mondial, qui a fait de notre pays encore plus fort. En conséquence des activités orientées vers un but, effectuées sur la base de programmes cohérents, notre PIB a augmenté, au cours des dix dernières années, de 3.4 fois, le secteur non- pétrolier de 2.6 fois, les revenus budgétaires de 16 fois, et le volume des réserves de change stratégiques a dépassé maintenant 50 milliards de dollars. Plus de 170 milliards de dollars ont été investis à l’économie nationale.

NE : Toutes ces réalisations ont-elles eu un impact sur le niveau de vie de la population ?

Ilham Aliyev : Bien sûr, cette croissance rapide a conduit à une amélioration du bien-être de nos citoyens. Au cours de la dernière décennie, les revenus de la population ont connu une hausse de 6.5 fois et le salaire moyen 5.5 fois.

NE : C’est énorme.

Ilham Aliyev : Egalement, la baisse du niveau de la pauvreté de 49% à 5.3%, et la réduction du taux de chômage à 5%, peuvent être considérés comme un des acquises importantes du pays. Les dix dernières années ont vu une vaste construction dans le pays, nos villes et nos villages sont développés et des normes modernes et des technologies avancées sont appliquées à toutes nos villes.

NE : Ces réalisations ont été senties à l’intérieure du pays ou ont –elles influencées la position du pays à l’échelle mondiale ?

Ilham Aliyev : Les réalisations de l’Azerbaïdjan ont été bien reçues par les principales organisations internationales et des agences de notations de renom. Selon le rapport sur la compétitivité mondiale du Forum économique mondial pour 2013- 2014, l’Azerbaïdjan s’est positionné à la 39e place parmi les pays du monde.

NE : Et que diriez-vous de votre statut dans la région et dans le monde ?

Ilham Aliyev : Au fil des années, notre position dans la région et dans le monde s’est encore renforcée. L’Azerbaïdjan s’est forgé une bonne image et un respect dans le domaine des relations internationales. De nombreuses manifestations internationales organisées en Azerbaïdjan sont la preuve du fait que notre pays est déjà considéré comme un centre politique, économique et culturel dans la région. Bakou a traditionnellement été l’hôte de nombreux événements internationaux. En 2013, la conférence internationale du soutien à la Palestine au sein de l’Organisation de coopération islamique, le 3e Forum humanitaire mondial, le 2e Forum mondial sur le dialogue interculturel, le Forum économique mondial de Davos et un certain nombre d’autres événements internationaux tenus à Bakou en sont une illustration parfaite.

NE : Donc, votre pays n’est pas touché par les processus indésirables dans la région ….

Ilham Aliyev : Non. Au moment de la montée de la tension, du chômage et de la pauvreté dans le monde, en Azerbaïdjan, on a observé les processus d’une nature complètement différente – le développement rapide, la prospérité, le progrès du bien –être de la population, de la stabilité sociale et politique, de la solidarité nationale. Je pense que ceux-ci ont été les principales raisons de la victoire des élections présidentielles en 2013.

NE : Comment ces élections ont été considérées au niveau international ?

Ilham Aliyev : L’APCE, le Parlement européen, l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, l’Organisation de la coopération islamique, la CEI et d’autres organisations faisant autorité ont a évalué positivement les résultats des élections et ont souligné qu’elles s’étaient déroulées d’une manière libre, juste et transparente. Et cela confirme encore une fois que la position de notre peuple coïncide avec celle de la communauté internationale. Par leurs votes, les Azerbaïdjanais ont exprimé leur soutien pour la politique menée à ce jour et ont donné un mandat pour la poursuite de cette politique.

NE : Qu’en est-il de l’avenir ?

Ilham Aliyev : Nos plans sont très ambitieux. Il y a des questions importantes sur notre ordre du jour. Le développement du potentiel de l’Azerbaïdjan, l’expansion de la compétitivité de notre économie, la construction d’une société moderne, l’amélioration du bien-être de notre population, le renforcement de notre position internationale, l’intensification de la lutte contre la corruption et d’autres phénomènes négatifs, le développement de la société civile seront poursuivis d’une manière cohérente.

NE : L’Azerbaïdjan a fait en 2013 de grands progrès dans le domaine des TIC, « Année des TIC ».

Ilham Aliyev : L’avantage de la politique économique de l’Azerbaïdjan est que toutes les activités sont effectuées sur la base du réel potentiel du pays, les meilleures pratiques internationales et les programmes spécifiques. L’expérience montre que l’application des technologies de pointe est l’une des conditions essentielles pour une économie concurrentielle. Pour cette raison, l’innovation est largement utilisée non seulement dans l’économie, mais aussi dans tous les autres domaines. Le secteur des technologies de l’information et de la communication se développe rapidement et a un grand avenir. L’adoption, en 2003, de la Stratégie Nationale sur les TIC et ensuite, du programme d’Etat sur la gouvernance électronique, ont donné un élan majeur au développement de ce secteur. Dans les années de l’indépendance, plus de 3 milliards de dollars ont été investis au développement des TIC en Azerbaïdjan. En conséquence, le secteur des TIC a connu une augmentation de 8.2 fois. En 2013, le lancement en orbite du premier satellite de télécommunications de l’Azerbaïdjan et la création de l’industrie aérospatiale est un événement historique. Des travaux sont en cours pour lancer en orbite deux autres satellites dans les années à venir.

NE : Et l’internet dans tout ça ?

Ilham Aliyev : L’internet s’est également développé rapidement ces dernières années. Selon le rapport de l’Union internationale des télécommunications, 70% de la population de l’Azerbaïdjan utilisent l’internet. Nous avons commencé les travaux dans toutes les villes azerbaïdjanaises afin d’assurer l’accès à l’internet à large bande.

NE : Et qu’en est-il des innovations dont l’auteur est l’Azerbaïdjan ?

Ilham Aliyev : Nous appliquons les innovations existantes dans le monde, mais aussi essayons de lancer nos propres innovations. A titre d’exemple, je tiens à souligner comme propre marque de l’Azerbaïdjan, le Service ASAN – Agence d’Etat pour les services à personnes et les innovations sociales. Le service ASAN fournit un certain nombre de services publics pour les citoyens de manière coordonnée et efficace en appliquant le principe de leur satisfaction où ils peuvent obtenir tous les services publics d’un centre. Les centres du service ASAN opèrent pour coordonner des services fournis par des organismes publics, les surveiller et les évaluer, assurer l’intégration mutuelle des bases de données gouvernementales, organiser efficacement des services électroniques et moderniser le système de gestion dans ce domaine. Ces centres sont un exemple d’une relation de gouvernement – citoyen progressive. Les centres offrent actuellement 25 services publics. Ce n’est pas l’effet de hasard qu’au cours de l’année, plus d’un million de citoyens se sont adressés à ces centres. Par conséquent, nous avons l’intention d’étendre la portée des services offerts par ASAN.

NE : Si nous regardons l’avenir, quel rôle joueront les technologies innovatrices dans le développement de l’Azerbaïdjan ?

Ilham Aliyev : En ce qui concerne le rôle des technologies de pointe dans le développement futur de l’Azerbaïdjan, je peux noter que les mesures spécifiques ont été prises afin de faciliter le développement dynamique de l’économie et d’accroître sa compétitivité, de développer du secteur des TIC, attirer des investissements intérieurs et étrangers à ce secteur, de former des professionnels qualifiés. Pour atteindre ces objectifs, nous avons mis en place un Fonds de développement des technologies de l’information. L’établissement d’une économie forte se basant sur les innovations est l’un de nos principaux objectifs et nous avançons constamment en ce sens.

NE : Vous avez déclaré 2014 comme « Année de l’industrie ». Quelle est la raison pour cela et quelles activités doivent être menées en ce sens ?

Ilham Aliyev : L’auparavant, l’Azerbaïdjan était considéré comme un pays agraire. Des mesures sérieuses avaient été prises dans les années 1970- 1980, des centaines de nouvelles entreprises industrielles ont été établies pour produire des biens pour les républiques partenaires. Cependant, l’effondrement de l’URSS a conduit à la cessation des liens entre les anciennes républiques soviétiques. En général, l’économie planifiée a subi un fiasco. Dans le même temps, l’agression de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan, l’anarchie qui dominait le pays à cette époque-là, et l’obsolescence physique et morale des anciennes entreprises, la perturbation du processus de fabrication ont conduit à la récession économique et à l’arrêt du processus de production. Ce n’est que grâce aux efforts du dirigeant historique Heydar Aliyev que c’était possible de rétablir la production en 2000 au niveau de 1990.

Au cours des 10 dernières années, une partie des recettes tirées de la production de pétrole et de gaz a été spécifiquement, et en vertu des programmes spéciaux, canalisée au développement du secteur non- pétrolier et à la mise en place de nouvelles installations industrielles de haute technologie et à la diversification de l’économie nationale. En conséquence, le secteur non pétrolier a enregistré un taux de croissance annuelle de 10%. En outre, le support complet aux entreprises privées, la mise en oeuvre de grands programmes d’investissement, la création et la reconstruction de l’infrastructure socio- économique, et l’établissement de la compétitivité des entreprises basées sur les technologies de pointe ont augmenté le volume de production industrielle de 2.7 fois. L’un des principaux objectifs est d’utiliser les moyens disponibles pour transformer l’Azerbaïdjan en un pays puissant industrialisé. Certains travaux ont été réalisés dans le domaine de la diversification et de la modernisation industrielle. Nous nous impliquons à la production des ressources naturelles et économiques, nous créons de nouvelles zones industrielles et des parcs, nous accélérons le processus d’innovation. Pour cette raison, 2014 a été déclaré comme « Année de l’industrie », le plan d’action a été élaboré et approuvé pour cette année. Egalement, il est prévu d’élaborer et d’adopter le « Programme d’Etat du développement industriel pour les années 2015- 2020 ». Nous croyons que l’expérience que nous avons acquise et le potentiel économique de l’Azerbaïdjan, nous permettrons d’atteindre nos objectifs.

NE : Le troisième Programme d’Etat a été adopté sur le développement social et économique des régions et couvre la période 2014 – 2018. Quels ont été les deux premiers programmes réalisés et quelles sont les attentes du troisième programme ?

Ilham Aliyev : Lorsque nous avons adopté le premier programme de l’Etat en 2004, notre objectif était d’assurer le développement global des régions et d’éliminer les lacunes dans le niveau de développement entre la capitale et le reste du pays. Je l’ai dit même avant les élections 2003 que si le peuple m’a fait confiance, je voudrais tout d’abord m’occuper du développement des régions, et qu’un programme spécial sera adopté à cette fin. Et c’est ce qui est arrivé. Les deux programmes d’Etat couvrant la période 2004- 2008 et 2009- 2013, les signatures et la mise en œuvre de 250 documents supplémentaire à ces programmes, ont été un tournant dans le développement des régions et ont changé le paysage social et économique de nos régions. En conséquence, la qualité des services publics et des infrastructures sociales dans les régions s’est considérablement améliorée, l’environnement d’affaires est devenu plus favorable, les investissements ont augmenté, des milliers de nouvelles entreprises ont été mises en place, plus de 1.2 millions d’emplois, dont 900 en sont permanents, ont été créés. Au cours des dix dernières années, la production des biens dans les régions a connu une hausse de 3.2 fois, la production industrielle de 3.1 fois. Toutes les régions de l’Azerbaïdjan et les agglomérations ont été aménagées et modernisées. Je peux dire en toute confiance que ces programmes ont beaucoup contribué au développement des régions du pays et en général, au potentiel économique de l’Azerbaïdjan.

NE : Quel est l’objectif stratégique de tout cela ?

Ilham Aliyev : L’objectif stratégique de notre programme est de renforcer l’indépendance de l’Azerbaïdjan et d’en faire l’un des pays les plus développés et compétitifs du monde. Par conséquent, en tenant compte des défis du monde contemporain, le travail sur le développement dynamique des régions sera poursuivi. Je crois que la mise en œuvre du Programme d’Etat sur le développement social et économique des régions de la République d’Azerbaïdjan dans les années 2014 – 2018, récemment approuvé, et d’autres projets d’envergure facilitera le développement durable du secteur non pétrolier, améliorera les services publics et l’infrastructure sociale dans son ensemble, et élèvera le pays au rang des grandes nations du monde.

NE : Et qu’en est-il de l’importance des nouveaux projets d’énergie pour la région et le monde ?

Ilham Aliyev : L’Azerbaïdjan a également lancé un certain nombre de projets transnationaux et régionaux. La politique énergétique menée par notre pays représente une grande importance non seulement pour nous, mais aussi pour la région et le monde. Comme vous le savez peut- être, la décision finale d’investissement sur le projet Chahdeniz II pour produire et acheminer de vastes réserves de gaz du secteur azerbaïdjanais de la Caspienne vers les marchés mondiaux, a été signé le 17 décembre 2013 à Bakou. Je crois que, parallèlement à TAP et au projet TANAP, le projet Chahdeniz II contribuera à la redéfinition de la carte énergétique du monde et entrera dans l’histoire comme le contrat du XXIe siècle.

NE : Le développement à la fois économique et social du pays, signifie généralement aussi un statut international renforcé. Quels seront les principaux succès de la politique étrangère dans les années à venir ?

Ilham Aliyev : Le développement global de l’Azerbaïdjan, le renforcement de son potentiel économique, et sa politique étrangère active ont permis aussi au pays de renforcer sa position internationale, de faciliter son intégration étroite dans le monde international, et d’améliorer ses relations avec différents pays à la fois bilatérale et multilatérale. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan est considéré comme un pays qui poursuit une politique indépendante, possédant sa propre opinion sur les évolutions politiques mondiales et le système des relations internationales et profitant le grand respect international. En 2011, l’élection de l’Azerbaïdjan en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, n’est pas seulement un événement historique et un succès de la politique étrangère formidable, mais aussi un indicateur du grand respect dont nous jouissons dans le monde. Il est évident que la communauté internationale soutient la position de notre Etat et approuve les mesures que nous prenons. L’Azerbaïdjan agit avec dignité dans toutes les organisations internationales et met ses intérêts nationaux au-dessus de tout le reste. Durant les deux années d’adhésion au Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier, à l’époque de sa présidence à cette organisation, l’Azerbaïdjan a apporté sa contribution à la sécurité mondiale, à l’établissement de la paix dans le monde et au développement du dialogue entre les cultures et les civilisations.

NE : Quel est l’état des relations avec les organisations internationales, en particulier, avec l’UE ?

Ilham Aliyev : Nos relations bilatérales et multilatérales avec les principales organisations internationales et les pays du monde se sont également développées. L’Azerbaïdjan continue son bon fonctionnement au sein de l’OSCE, le Conseil de l’Europe, l’OCI et d’autres organisations internationales. L’an dernier, nous avons signé avec l’UE un accord important sur la simplification du régime des visas. Cela est une illustration parfaite de nos relations avec l’UE. Je suis convaincu que nous réussirons à créer le partenariat stratégique avec l’UE afin d’étendre notre coopération.

NE : Et que pouvez-vous dire des réalisations de l’Azerbaïdjan dans le cadre d’un nouveau partenariat ?

Ilham Aliyev : Outre le développement de nos relations avec les pays de la région et les principaux pays du monde sur la base de la confiance mutuelle, nous tissons des relations avec les partenaires non traditionnels. Parallèlement à l’expansion de nos relations de coopération avec les pays traditionnels de l’Europe et de l’Asie, nous cherchons également à établir une coopération politique, économique et humanitaire avec les pays membres du Mouvement des non-alignés, en Amérique latine et en Afrique. C’est l’une des priorités de notre politique étrangère. Un certain nombre de pays de l’Amérique latine ont exprimé leur soutien à la juste cause de l’Azerbaïdjan dans le règlement du conflit arméno – azerbaïdjanais du Haut Karabagh. Dix pays ont déjà reconnu le massacre perpétré par les forces armées arméniennes dans la ville azerbaïdjanaise de Khodjaly en 1992 comme un acte de génocide. Les parlements de ces pays ont adopté des décisions pertinentes à cet effet. Dans les années à venir, nous entendons renforcer davantage le potentiel politique et économique de notre pays, renforcer notre position internationale et élargir notre coopération avec les organisations internationales et les pays. Notre politique étrangère s’appuie sur la protection des intérêts nationaux et nous prendrons toutes les mesures nécessaires en ce sens.

Ne : Est-il possible de parler de tout progrès au conflit arméno – azerbaïdjanais du Haut Karabagh ?

Ilham Aliyev : Je note avec regret qu’il n’y a aucun progrès dans le règlement du conflit arméno – azerbaïdjanais du Haut Karabagh qui est la priorité de notre politique étrangère. La partie arménienne continue à utiliser différents prétextes pour retarder le processus de négociations et tente de maintenir le statu quo. Il y avait une certaine intensification dans les négociations à la fin de l’année dernière, ce qui nous a donné espoir d’attendre des progrès dans le règlement de ce conflit en 2014. Les dirigeants arméniens doivent comprendre que l’Azerbaïdjan lui ne tolérera jamais la création d’un deuxième Etat arménien sur son sol. Le conflit doit et sera résolu sur la base de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan. Tant que le conflit n’est pas résolu, l’Etat arménien restera écarté de tous les projets transnationaux et régionaux, la situation désastreuse du peuple arménien va devenir de plus en plus pire et toutes les possibilités du pays seront complètement épuisées.

NE : L’Azerbaïdjan accueillera les premiers Jeux européens en 2015. En quel état sont les travaux préparatifs ?

Ilham Aliyev : Nous sommes dans une année cruciale en terme de la préparation pour les Jeux européens inauguraux. Comme vous le savez, les préparatifs pour une compétition de cette envergure prennent habituellement de sept à huit ans. Nous avions seulement deux ans et demi pour les Jeux européens. Je suis sûr que nous réussirons à relever tous nos objectifs à cet égard. Le Comité d’organisation est déjà en place et travaille d’une manière efficace. La construction de la plupart des installations sportives qui accueilleront les Jeux, sera achevée d’ici fin de cette année. Toutefois, les préparatifs pour les Jeux ne sont pas limités à la construction de diverses installations. Les questions relatives à la sécurité et au transport, la mise en place d’un village olympique, l’hébergement des visiteurs et des athlètes, l’organisation de camps d’entraînement et d’autres questions nécessitent beaucoup d’attention et d’efforts. Si nous prenons en considération le potentiel déjà disponible en Azerbaïdjan, la présence des infrastructures sportives sophistiques, notre vaste expérience dans le domaine de l’organisation des compétitions internationales, je n’ai pas la moindre doute que nous allons mener les Jeux européens à des normes élevées. En fait, je crois que les normes appliquées pour les Jeux en Azerbaïdjan seront la base pour les futurs Jeux européens.

 

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