POLITIQUE


Ali Hassanov : L’Azerbaïdjan est un pays fidèle aux valeurs démocratiques fondamentales, où la société civile se développe et toutes les libertés sont protégées

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Interview de M. Ali Hassanov, chef du département des affaires sociales et politiques de l’Administration présidentielle de la République d’Azerbaïdjan

- Monsieur Ali Hassanov, différentes organisations internationales, diverses personnalités de haut rang, une série d’organisations étrangères ont critiqué pendant la semaine dernière la situation des droits de l’homme, des libertés de parole et d’information en Azerbaïdjan. Nous aimerions avoir votre avis à ce sujet.

- L’Azerbaïdjan est un pays fidèle aux valeurs démocratiques, où la société civile se développe et toutes les libertés sont protégées. Aujourd’hui des centaines d’organisations non gouvernementales, de médias de masse fonctionnent indépendamment dans le cadre de la loi, sans se heurter à aucune restriction. Les gens s’expriment librement, l’Etat apporte son soutien au développement des instituts de la société civile, des médias. Alors, ce genre de commentaire, de déclaration et de document concernant la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales, préparé d’après l’information commandée de 3-5 personnes, sans prendre en considération l’opinion générale de la communauté azerbaïdjanaise, du secteur des ONG, des centaines de médias de masse, est impartial, infondé et subjectif.

Je voudrais dire que certaines ONG locales, financées par les fonds étrangers, ont fonctionné de manière opaque pendant de longues années, n’ont rendu, en dépit des revendications des lois, aucun compte à des organismes étatiques compétents. Les amendements correspondants apportés à des lois régulant les activités des ONG et les mesures effectuées à présent afin de mettre en œuvre les revendications de la législation, conformément aux normes démocratiques de l’Occident, ont pour objectif d’assurer les activités transparentes des instituts de la société civile et leur obligation de rendre des comptes, l’élimination des violations dans ce domaine. Nous considérons que le manque de transparence, dans quelque domaine que ce soit, constitue l’une des principales raisons conduisant directement à la corruption et à d’autres infractions. Bien sûr, les activités des organisations suspectées de violation des lois sont examinées et au fur et à mesure que les faits sont confirmés, on prend des mesures appropriées, ce qui n’arrange pas les différentes organisations qui orientent les millions qu’elles reçoivent de l’étranger à des objectifs suspects et ignorent les revendications légales des organismes étatiques, surtout leurs financeurs étrangers qui se montrent comme «héraut de la démocratie». Si l’on peut dire, la «5e colonne» est privée de possibilités d'accomplir sa mission, ce qui affaiblit en fin de compte le levier de pression des milieux qui génèrent les mécanismes existants sur l’Azerbaïdjan. Aujourd’hui l’activité de certains milieux étrangers et des organisations, des médias contrôlés par eux-mêmes, n’a trait qu’à ce facteur.

Il est regrettable que certains milieux étrangers bénéficient largement de la pratique de former une opinion négative sur les pays indépendants en généralisant les différents cas déformés relatifs aux droits de l’homme. Ce n’est pas une approche juste. Le représentant du Département d’Etat américain a caractérisé, début août, l’intervention sévère aux protestations justes des citoyens, la déclaration de l’état d’urgence dans la ville de Ferguson, au Missouri, le recours aux armes, les meurtres, la restriction brutale des doits des militants des médias et de la société civile, comme une affaire intérieure des Etats-Unis. Différents experts ont eux-aussi qualifié les mesures sévères effectuées par le gouvernement d’assurance de la stabilité sociale, de sécurité de la communauté.

Mais, il est difficile de croire que la dispersion brutale d’une action pacifique à caractère humanitaire, organisée un jour avant devant le siège de l’ONU à New York, est liée à la stabilité sociale. Il existe également suffisamment de faits concernant la persécution des journalistes, la surveillance des ressources d’information, l’emprisonnement des blogueurs et d’autres violations des lois aux Etats-Unis et dans les pays développés de l’Europe. Certainement, en généralisant tous ces cas, on peut prétendre qu’il n’existe aucune trace de la démocratie même dans pays les plus développés du monde. Alors, une question se pose : Pourquoi ces milieux qui critiquent l’Azerbaïdjan ne se prononcent-ils pas sur la situation de la démocratie dans ces mêmes pays, en généralisant ces faits ? C’est dommage que le deux poids deux mesures se manifeste franchement même dans l’attitude de certains milieux de l’Occident vis-à-vis des pays de la région.

Compte tenu de tout ce qui est susmentionné, je pense que la résolution que le Parlement européen a adoptée il y a quelques jours, l’opinion sur l’Azerbaïdjan exprimée lors de la réunion annuelle de l’Initiative mondiale Clinton par le président Barack Obama, mal informé par les représentants des Etats-Unis à l’OSCE et au Parlement européen, les opinions prononcées pendant la réunion annuelle du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE, implanté à Varsovie, ainsi que les prétentions des organisations étrangères telles que Human Rights Watch, Freedom House, ne sont pas objectives et doivent être qualifiées de tentative d’exercer une pression à la politique indépendante de l’Etat azerbaïdjanais.

Nous aimerions porter à l’attention de ces milieux que l’objectif primordial qui se pose devant tout pouvoir, y compris celui d’Azerbaïdjan, consiste à garantir les intérêts nationaux du peuple, le développement durable et la sécurité de la communauté, la stabilité sociopolitique et la paix dans le pays. L’Azerbaïdjan est un pays indépendant, réalise sa politique intérieure et étrangère conformément aux intérêts nationaux du peuple et ne reculera en aucun cas dans le chemin qu’il a pris et n’a l’intention d’agir selon la volonté d’autrui.

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