POLITIQUE


Ali Hassanov : L’Azerbaïdjan a fait de grands progrès dans la construction de la société démocratique et personne ne peut le nier

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Essayer de blâmer la jeune démocratie, au lieu d’examiner sérieusement les causes de la situation actuelle en Europe – est une approche primitive et complique davantage la situation

Ali Hassanov, chef du département chargé des questions sociale et politique de l’administration présidentielle, a accordé une interview à l’AZERTAC

- Monsieur Hassanov, dans son article publié «The Guardian» Thorbjørn Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe, a critiqué la situation des droits de l’homme en Azerbaïdjan, le système judiciaire, et a souligné que le dernier décret de grâce du Président de l’Azerbaïdjan, l’établissement d’un groupe de travail pour les questions des prisonniers et d’autres mesures prises, créent d’espoir pour la solution de ces problèmes. Nous voudrions connaître votre opinion à ce propos.

- L’Azerbaïdjan a parcouru un long chemin dans la construction de la société démocratique, et personne ne peut le nier. Que ce soit la construction de la société démocratique, la garantie des droits et des libertés de l’homme, ou la mise en œuvre des réformes démocratiques dans le système juridico – judiciaire, l’Azerbaïdjan devance les autres pays membres du Conseil de l’Europe. Mise en conformité avec les normes du droit international, la législation azerbaïdjanaise garantie le développement durable de la société civile et les libertés d’expression, d’information, d’association, ainsi que la protection efficace des droits de l’homme. Comme nous le savions, le système judiciaire de l’Azerbaïdjan consiste en trois piliers, et en tant que membre du Conseil de l’Europe notre pays est inclus à la juridiction de la Cour européenne des droits de l’homme. Si nous jetons un coup d’œil à la pratique mondiale, nous pouvons voir clairement qu’à l’heure actuelle, il est le mécanisme idéal pour assurer la protection des droits de l’homme.

- L’Azerbaïdjan se distingue par ses activités vigoureuses, son initiative et sa position de principe dans toutes les organisations internationales, ainsi qu’au Conseil de l’Europe, dont il est membre. Il accomplit tous ses engagements et obligations. Nous considérons le Conseil de l’Europe comme une plateforme pour développer nos relations internationales, renforcer davantage nos potentiels en coopérant efficacement avec les pays membres, contribuer à la consolidation du système des relations internationales déjà formé, être un participant actif des processus européens, ainsi que pour protéger nos intérêts nationaux et transmettre nos droits à la communauté internationale. Nous attendons à juste titre la position adéquate à l’égard de l’Azerbaïdjan de la part de la direction du Conseil de l’Europe et des pays membres.

C’est décevant que, dans certains cas, les organisations internationales faisant autorité, y compris le Conseil de l’Europe, remplissent la fonction du mécanisme d’influence et de pression de certaines forces contre les pays membres. L’exagération artificielle de la question de soi disant «prisonniers politiques », les tentatives pour discréditer l’Azerbaïdjan avec les prétentions infondées et non objectives, nuit l’environnement de coopération dans le cadre du Conseil de l’Europe et le dévie de l’accomplissement de sa mission et sape la confiance de cette organisation. J’estime que certaines déclarations dans l’article de Thorbjørn Jagland sont les résultats des effets de certaines forces antiazerbaïdjanaises et ne sont que des jugements subjectifs et infondés.

Je tiens à rappeler que les privilèges spécifiques pour les personnes commises une infraction pénale, ne sont prévues ni dans la législation azerbaïdjanaise, ni dans la législation internationale. Comme dans tout pays démocratiques, en Azerbaïdjan aussi, les tribunaux ne prennent pas les décisions à la base des souhaits et des rêves des milieux politiques et des revendications des individus, ils les prennent à la base du principe de la primauté de droit. Par conséquent, certaines déclarations, communiquées, interviews calculées, ainsi que divers moyens de pression et d’influence, peuvent être considérés comme un manque de respect pour la primauté du droit.

D’autre part, il est impossible d’expliquer les tentatives d’attaquer contre un pays afin de prévenir l’initiative d’un autre pays de se retirer de la Cour européenne des droits de l’homme et de citer à cette fin des soi disant causes. Nous conseillons à M. Jagland de chercher à la Cour européenne ou en Grande Bretagne la cause du problème de la Grande Bretagne de se retirer de la Cour européenne des droits de l’homme.

Apparemment, les attaques injustifiées contre les pays membres sous la pression des forces extérieures, les cadres de deux poids deux mesures, les prétentions partiales, ont réduit la confiance de la Grande Bretagne, pays des traditions démocratiques, envers le Conseil de l’Europe et la Cour européenne, et l’obligent de prendre de telles mesures radicales.

M. Jagland note à juste titre qu’en Europe, on observe l’érosion des droits des minorités nationales, de la liberté d’expression et du système judiciaire. En effet, par rapport de nombreux pays européens, l’Azerbaïdjan est un pays tolérant en matière de la protection des droits nationaux, religieux et de l’homme et peut agir comme une sorte de modèle. Je pense qu’essayer de blâmer la jeune démocratie, au lieu d’examiner sérieusement les causes de la situation actuelle en Europe – est une approche primitive et complique davantage la situation. Nous invitons M. Jagland à réfléchir plus profondément sur ce problème.

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