POLITIQUE


Pourquoi l’Azerbaïdjan est-il devenu leader dans le progrès du dialogue interculturel ?

A+ A

Bakou, 4 février, AZERTAC

On considère à l’ONU que le dialogue interculturel et interreligieux constitue la principale arme de la lutte contre l’extrémisme et le radicalisme. En Azerbaïdjan on a décidé de passer des paroles aux actes : le «Processus de Bakou» y a été lancé à l’initiative du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. Le 3e forum sur le dialogue interculturel sera organisé avec le soutien de l’Alliance des civilisations des Nations Unies en mai prochain à Bakou, a officiellement déclaré Abulfas Garayev, le ministre azerbaïdjanais de la Culture et du Tourisme, le 31 janvier à New York, dans une interview accordée à la journaliste de la radio de l’ONU, Elena Vapnitchnaïa.

L’AZERTAC présente cette interview aux lecteurs.

- Comment le «Processus de Bakou» peut-il aider la régulation du dialogue interculturel mondial ?

- Le fait est que l’Azerbaïdjan est un pays connu pour son très haut niveau de tolérance. C’est un pays où les représentants de plusieurs nationalités ont coexisté depuis toujours. Ces traditions ont pris un nouveau caractère en Azerbaïdjan indépendant. Nous pouvons dire aujourd’hui que toutes les confessions ont été représentées à très haut niveau en Azerbaïdjan. Vivre ensemble dans la paix, ou plutôt, non seulement vivre dans la paix, mais aussi édifier pour la prospérité de l’Etat sont une norme de conduite des relations entre les hommes.

Nous considérons que les problèmes d’aujourd’hui de la civilisation – les phobies, les contradictions, les fausses attitudes à l’égard de différents événements et leur fausse évaluation proviennent de l’insuffisance de niveau d’être informé sur les traditions, la spécificité et les formes des cultures. Nous avons vu tout cela à Paris. On a essayé de qualifier de démocratiques tous ces événements écœurant le monde islamique. C’est tout simplement une insuffisance d’informations, de connaissances en matière de traditions et dispositions culturelles. Quand on le connaît il est simple agir en conformité avec les traditions des autres peuples et religions pour vivre ensemble dans la paix.

- Le dialogue interculturel est devenu une sorte de mantra en termes de celui interreligieux, surtout de derniers événements survenus à Paris et en général de développement du radicalisme dans le monde. C’est bien de prononcer des idées justes sur la nécessité de la compréhension, de l’unification. On en parle beaucoup. Mais comment l’atteindre en pratique ?

- Il s’agît justement de ce que le «Processus de Bakou» et le forum de Bakou se déroulant pour la troisième fois ont été soutenus par toutes les organisations internationales «opérant dans ce champ». Je pense que la particularité spécifique du forum de Bakou consiste à ce que des formes et consultations sont préparées pour la réalisation des mêmes formes afin d’atteindre le dialogue culturel en marge du déroulement du forum et pendant la période postérieure de deux ans. C’est aussi l’étude conjointe des relations réciproques interculturelles, des villes multiculturelles, des capitales culturelles, de «Arts for Dialogue», des programmes éducatifs, des programmes d’activités réciproques des employés de musée, de notre archéologie et notre histoire, ce qui fera naître de bons résultats historiques pouvant nous permettre de dire sur quoi s’appuie le développement humain. Ici il y a un champ d’actions infini. Il faut simplement montrer l’éventualité de tel ou tel processus culturel pour atteindre les objectifs dont nous avons parlé.

 

© Pour l’utilisation il faut se référer avec les liens hypertextes

COORDONNÉES DE L’AUTEUR

Remplissez les cases marquées d’un astérisque (*)

Veuillez saisir les lettres affichées sur l’image
Les lettres peuvent être écrites en majuscules ou minuscules