MEMOIRE SANGLANTE


L’ombudsman azerbaïdjanais fait une déclaration à l’occasion du 23e anniversaire du génocide de Khodjaly

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Bakou, 19 février, AZERTAC

La médiatrice pour les droits de l’homme de la République d’Azerbaïdjan, Elmira Suleymanova, a fait une déclaration relative au 23e anniversaire du génocide de Khodjaly.

23 se sont écoulés depuis le génocide de Khodjaly – qui fait partie de la politique d’agression et de génocide de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan et accompagné d’une violation brutale des normes et principes du droit international, des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cette tragédie est un nouvel exemple terrible de la politique de nettoyage ethnique et de génocide des nationalistes arméniens et de leurs tuteurs contre le peuple azerbaïdjanais.

Le crime commis, dans la nuit du 25 au 26 février 1992, par les troupes armées arméniennes, épaulées par le 366e régiment d'infanterie de l’URSS, installé à Khankendi, doit être considéré comme génocide du point de vue du droit international. Des matériels militaires lourds de ce régiment ont été déployés dans la ville, les maisons d’habitation et l’infrastructure sociale ont été entièrement détruites et brûlées. Les criminels ont massacré impitoyablement les civils étant contraints de quitter la ville.

Selon le droit international, le génocide est l’un des crimes les plus graves et ses bases juridiques sont reflétées dans un certain nombre de documents. La résolution de l’Assemblée générale de l’ONU en date du 11 décembre 1946, stipule que le génocide insulte la dignité humaine en violant le droit à la vie des groupes de gens et prive l’humanité des valeurs matérielles et spirituelles. Ces actes sont tout à fait en contradiction avec l'esprit et les fins des Nations Unies, ainsi qu’avec les valeurs universelles.

Les éléments constitutifs du crime de génocide sont fixés dans la «Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide», approuvée et soumise à la signature et à la ratification ou à l'adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution du 9 décembre 1948. Les actes commis délibérément et visant le massacre des civils pour leur appartenance ethnique ou leur nationalité prouve que c’est un génocide. Selon les normes du droit international, le jugement et la punition des acteurs du génocide sont inévitables. Malheureusement, bien que de tels actes de génocide soient commis contre la population civile en Azerbaïdjan, ces faits, y compris le génocide de Khodjaly n’ont pas toujours été évalués par la communauté internationale.

Le Haut-Karabagh et sept régions avoisinantes occupés par l’Arménie sont une partie intégrante de l’Azerbaïdjan. Le droit international, y compris les résolutions N 822, 853, 874 et 884 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la résolution sur «Sur la situation dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan» de l’Assemblée générale des Nations Unis en date du 14 mars 2008, la résolution N 1416 et la recommandation n ° 1690 de l’OSCE (2005) confirmant l’occupation des territoires de l’Azerbaïdjan par les forces armées arméniennes et la gestion de la région du Haut-Karabagh par les séparatistes, le prouvent encore une fois. Suite à l’occupation arménienne, plus d’un million de personnes sont devenues réfugiés et personnes déplacées. Leurs droits et libertés fondamentaux ont été brutalement violés.

Selon l’Avis n° 221 de l’Assemblée parlementaire, lors de son adhésion au Conseil de l’Europe l’Arménie s’est engagée à respecter l’accord de cessez-le-feu jusqu’à ce qu’une solution définitive au conflit soit trouvée et à poursuivre les efforts pour parvenir à son règlement pacifique et négocié, sur la base de compromis acceptables pour toutes les parties concernées. Mais, ce pays ne respecte pas ces engagements, empêche l’établissement de la paix et les processus de développement durable dans la région et viole régulièrement le cessez-le-feu.

La résolution du parlement européen sur le Haut-Karabagh en date du 23 octobre 2013 réaffirme que la communauté internationale soutient la position équitable de l’Azerbaïdjan et reconnait le fait d’occupation. Dans le document, l’importance du règlement du conflit du Haut-Karabagh dans le cadre des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU et le retrait immédiat, inconditionnel et complet des forces d’occupation des territoires azerbaïdjanais occupés ont été réclamés pour la première fois. Malheureusement, il n’y a aucun progrès en ce sens et les terres azerbaïdjanaises restent toujours sous l’occupation.

En février 1994, le Milli Medjlis (Parlement) de la République d’Azerbaïdjan a évalué juridiquement et politiquement le génocide de Khodjaly. Le président Ilham Aliyev a souligné à plusieurs fois que ce conflit ne devait être réglé que dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan et les forces d’occupation devaient se retirer des territoires occupés.

Des résolutions sur la tragédie de Khodjaly ont été adoptées dans les organismes législatifs des Etats américains, tels que la Californie, le Massachusetts, le Texas, le New Jersey, la Maine, le Nouveau-Mexique, l’Arkansas, la Géorgie, l’Oklahoma, la Tennessee, la Pennsylvanie, le Connecticut, la Floride et le Mississippi. Une résolution sur la tragédie de Khodjaly a été également adoptée à la Chambre des Représentants du Sénat de l’Etat de Virginie-Occidentale.

Les parlements du Canada, du Mexique, de la Colombie, du Pérou, du Pakistan, de la Bosnie-Herzégovine, de la Roumanie, de la République tchèque, du Soudan, de la Jordanie et du Honduras ont reconnu la tragédie de Khodjaly en tant que génocide.

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) est la première institution internationale à reconnaître l’Arménie comme un pays agresseur et la tragédie de Khodjaly comme génocide. La campagne internationale de sensibilisation «Justice pour Khodjaly, lancée à l’initiative de Mme Leyla Aliyeva, coordinatrice générale du Dialogue interculturel du Forum de la Jeunesse de la Conférence islamique pour le Dialogue et la Coopération, et mise en œuvre dans plus de 40 pays du monde, a pour but d’informer la communauté internationale sur cet événement sanglant.

Le commentateur politique américain Raul Contreras a écrit dans son article publié dans le journal The Hill : «Il y a 23 ans, les troupes armées arméniennes ont attaqué l’Azerbaïdjan qui avait récemment restauré son indépendance et n’avait pas sa propre armée, et ont occupé une partie de ce pays. Les Arméniens ont expulsé environ un million d’Azerbaïdjanais autochtones des territoires occupés et ont commis un massacre contre la population civile à Khodjaly. Auparavant, les journalistes américains et européens avaient décrit cette scène sanglante. «Cette tragédie n’a qu’un seul nom – le génocide» ».

J’exhorte les principales organisations internationales à dénoncer ce génocide et à redoubler leurs efforts pour que les auteurs de ce crime soient traduits au tribunal et punis plus vite que possible.

Nous déclarons une fois de plus que l’Arménie doit respecter les dispositions des instruments internationaux, l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être rétablie, les otages et les prisonniers de guerre azerbaïdjanais doivent être libérés, les droits violés des réfugiés et des personnes déplacées doivent être restaurés, ils doivent retourner dans leur terre natale, les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice et punis dès que possible, dit la déclaration.

La déclaration a été envoyée au Secrétaire général de l’ONU, au Conseil de la Sécurité des Nations Unies, au Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, à la Commission européenne, au Conseil de l’Europe, à l’OSCE, aux Institutions des médiateurs internationales et européennes, à l’Association asiatique des médiateurs, au Bureau international de la paix, à la Fédération pour la paix universelle, aux ombudsmans de différents pays, aux ambassades d’Azerbaïdjan à l’étranger et à celles étrangères en Azerbaïdjan, aux organisations de diaspora azerbaïdjanaise.

 

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