POLITIQUE


Los Angeles : le conflit du Haut-Karabagh au menu des discussions lors d’une conférence

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Los Angeles, 17 avril, AZERTAC

Le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh a fait l’objet de discussions lors d’une conférence scientifique tenue jeudi à Los Angeles, aux Etats-Unis, et rassemblant des experts internationaux, des diplomates et des personnalités publiques et politiques.

Accueillie par l’Université Loyola Marymount, cette conférence scientifique a été organisée par un certain nombre de centres d’études et d’universités des Etats-Unis, y compris le Conseil Atlantique, le Conseil des questions internationales de Los Angeles, l’Université de Californie du Sud et l’Université Chapman. Des spécialistes connus des centres d’études, Doris Barnett, membre du Bundestag allemand et vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, des anciens diplomates américains et australiens, des professeurs des universités de Californie du Sud, Chapman et Stanford ont été présents à la conférence.

Le député du Milli Medjlis azerbaïdjanais, Assim Mollazadé, est intervenu lors du panel portant sur le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh, animé par Wenshan Gian, célèbre spécialiste en communication interculturelle et globale.

En donnant des informations sur le conflit du Haut-Karabagh, Assim Mollazadé a fait savoir qu’une partie du territoire azerbaïdjanais était occupée par l’Arménie, marquant que la responsabilité dans la transformation du fait de l’occupation en «conflit gelé» incombait sur les organisations internationales. Il a dit que le fait que les organisations internationales comme les Nations Unies, l’OSCE, ne faisaient pas pression sur l’Arménie, permettait à Erevan de poursuivre sa politique d’occupation. Les réfugiés et les personnes déplacées azerbaïdjanais ne sont pas seuls à en souffrir, mais aussi la société arménienne, heurtée à une grave crise socioéconomique, est devenue victime de cette politique d’occupation.

Abordant également les sauvageries commises lors du génocide de Khodjaly, Assim Mollazadé a fait savoir que l’Arménie avait mené une politique systématique de nettoyage ethnique contre le peuple azerbaïdjanais. Il a dit que pour atteindre une paix réelle dans ce conflit l’Arménie devait, en premier lieu, rétablir sa vraie indépendance, pouvoir faire preuve de sa volonté souveraine. Par contre, le règlement du conflit arméno-azerbaïdjnais est impossible dans la perspective future.

Assim Mollazadé a indiqué que l’Azerbaïdjan était un pays de multiculturalisme depuis les époques anciennes. Toutes les religions, ainsi que les musulmans, les juifs et les chrétiens coexistent dans un climat d’amitié, de fraternité et de respect mutuel.

Le collaborateur de l’Université Chapman James Koyl a vivement critiqué les activités du groupe de Minsk de l’OSCE, marquant que les travaux réalisés, les propositions avancées par ce groupe jusqu’à ce jour-là n’avaient donné aucun résultat, ces activités n’étaient capables d’assurer une paix réelle. Bien que de nombreuses années se soient écoulées, ce groupe n’a pas réussi à satisfaire les attentes, a souligné James Koyl, marquant la nécessité d’y inclure aussi la Turquie et l’Allemagne, en tant que pays coprésidents.

Après les interventions les orateurs ont répondu aux questions des participants.

Le consul général d’Azerbaïdjan à Los Angeles, Nessimi Aghayev, a présenté ses remerciements aux organisateurs de la conférence d’avoir prêté attention à un sujet si important et actuel.

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