CHRONIQUE OFFICIELLE


Le président Ilham Aliyev : L’avenir de l’économie azerbaïdjanaise

A+ A

Bakou, 21 janvier, AZERTAC

Le site officiel du Forum économique de Davos a publié un article intitulé «L’avenir de l’économie azerbaïdjanaise» écrit par le président de la République d’Azerbaïdjan Ilham Aliyev. L’AZERTAC vous présente l’intégralité de cet article.

X X X

Malgré la crise économique et financière profonde en cours dans le monde, l’Azerbaïdjan fait de son mieux pour protéger au maximum son économie contre les tendances négatives dues à cette crise.

L'Azerbaïdjan est un état de tolérance, qui poursuit avec succès son développement dynamique dans tous les domaines, y compris dans la sphère économique. Malgré la récente chute des prix du pétrole, l'économie du pays continue de maintenir son taux de croissance.

L'économie de l'Azerbaïdjan a augmenté de 300% au cours des 10 dernières années. La pauvreté et le chômage ont fortement diminué, leur taux constituant 5% aujourd’hui. L'industrie non pétrolière a augmenté de 8,4% en 2015.

Maintenir le développement économique est une grande réussite alors que la crise politique, militaire et financière se creuse dans le monde. Les prix du pétrole ont chuté de trois fois en 2015. Pour cette raison, nos revenus ont fortement baissé, y compris bien sûr les revenus et les dépenses budgétaires. Nous avons réussi à économiser considérablement les dépenses budgétaires en 2015. Malheureusement, compte tenu des processus en cours dans le monde, il n’y a pas de raison d'être optimiste pour 2016.

Dans les circonstances actuelles, l'objectif principal du gouvernement est d'assurer la stabilité macroéconomique et le taux normal de l'inflation. À la fin de 2015, l'inflation était inférieure à 4 pour cent. Nous devons essayer, durant 2016 aussi, de le garder au plus bas niveau.

Au cours des dernières années, nous attachons une grande importance à la production nationale, à l'allocation des fonds aux secteurs public et privé. Une importance considérable est également accordée aux questions liées aux réformes économiques en vue d’améliorer le climat d’affaires dans le pays, d'éliminer les inspections inutiles et améliorer la situation de licence. Nous continuons à assurer la transparence du secteur économique et financier en Azerbaïdjan. Donc, l'Azerbaïdjan se positionne à la 40e place et, de nouveau, à la 1ère dans la CEI (Communauté des Etats indépendants) d’après le classement de compétitivité du Forum économique mondial.

Le secteur non pétrolier est bien sûr le domaine majeur de notre développement économique. L'économie azerbaïdjanaise est une économie déjà diversifiée. Le secteur non pétrolier représente environ 70% du produit intérieur brut. Notre objectif est d’atteindre le développement rapide du secteur non pétrolier dans les années à venir.

Les riches réserves de pétrole et de gaz et la politique ajustée de l'Azerbaïdjan ont fait naître des opportunités pour faire de grands travaux aussi dans le domaine de l'énergie. Les initiatives et les projets proposés par l'Azerbaïdjan relient les pays et les continents, en dépassant les frontières de notre région.

Si l’on regarde à travers la question de la sécurité énergétique, on voit clairement que l'Azerbaïdjan joue déjà un rôle important dans la sécurité énergétique en Europe. A ce titre, le lancement de la mise en œuvre du projet de corridor gazier Sud constitue un événement historique.

Le Corridor gazier sud se compose de 4 projets. Le premier, c’est l’exploitation de la deuxième phase de Chahdeniz. Les réserves gazières du gisement de Chahdeniz dépassent 1 trillion de m3. En général, les réserves prouvées de gaz naturel de l’Azerbaïdjan constituent 2,6 trillions de m3. Le deuxième projet est l’expansion du gazoduc du Caucase du Sud reliant l’Azerbaïdjan à la Géorgie. Le troisième est le projet de gazoduc transanatolien (TANAP). Selon le projet signé en 2012 entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, ce tube se prolongera depuis la frontière turco-géorgienne jusqu’à celle turco-grecque. Le quatrième projet est le gazoduc Transadriatique (TAP). Ce projet vise la prolongation du gazoduc jusqu’à la frontière avec la Grèce et l’Albanie et depuis là vers l’Italie via la mer Adriatique. Ces quatre projets constituent le Corridor gazier sud. L’Azerbaïdjan est un investisseur important dans ces quatre projets, ainsi que l’actionnaire principal dans le projet de TANAP. À la suite de la mise en œuvre du Corridor gazier sud, un certain nombre de pays auront l’accès au gaz azerbaïdjanais comme une source alternative de gaz. La Géorgie, la Turquie, la Grèce, la Bulgarie, l'Albanie et l'Italie sont parmi les participants du projet de Corridor gazier sud. Dans le même temps, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie ont signé des mémorandums d’accord avec la partie azerbaïdjanaise afin de rejoindre ce projet. Donc, l'Azerbaïdjan devient un partenaire très important et fiable dans l’assurance de la sécurité énergétique de l'Europe.

Le développement des infrastructures de transport figure également parmi nos priorités. Aujourd’hui, nous rétablissons l’ancienne Route de la Soie avec la présence des pays voisins et à l’aide des technologies innovantes. À l'heure actuelle, le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars allant depuis l’Azerbaïdjan jusqu’à la Turquie, en passant par la Géorgie, est en cours de construction. Ce sera le premier chemin de fer qui reliera l’Azerbaïdjan à l’Europe. Ce projet a une importance historique.

De plus, quelques aéroports internationaux ont été construits en Azerbaïdjan, tandis que la construction d’un nouveau port maritime international, qui sera le plus grand dans le bassin de la Caspienne, suit son cours.

Comme dans les infrastructures de transport, une importance particulière est aussi attachée à l'application des technologies modernes dans différents domaines. L'Azerbaïdjan a rejoint le rang des pays ayant l’industrie spatiale en mettant en orbite ses satellites «Azerspace» et «Azersky». Des travaux sont en cours pour développer l’e-gouvernement afin d’assurer la gouvernance moderne et augmenter la transparence dans le pays.

Les organismes gouvernementaux rendent service à la population via les centres du Service ASAN. A présent, neuf centres du Service ASAN fonctionnent dans le pays. Ils fournissent 112 services sur 30 domaines, ainsi que 140 services auxiliaires. Deux nouveaux centres sont en cours de construction. 10 bus offrent des services itinérants à la population dans les différentes régions de la république. Deux se sont écoulés depuis le lancement du Service Asan. Pendant ce temps, au moins 7 millions de personnes ont bénéficié des services de ces centres et presque 100% de la population sont satisfaits de ce système. Certains pays ont commencé à bénéficier de notre expérience en ce sens.

Des projets d’infrastructures sont également réalisés avec succès dans notre pays. Un certain nombre d’écoles, de maternelles, d’établissements de santé ont été construits ou réparés au cours des dernières années.

Nous accordons une attention particulière au développement du secteur du tourisme. Des centres touristiques et de loisirs, des complexes hôteliers sont construits dans la capitale, ainsi que dans les régions. Les marques hôtelières les plus célèbres au monde sont venues en Azerbaïdjan au cours des dernières années. A présent, tous les grands hôtels du monde fonctionnent à Bakou. Le développement du tourisme confirme une fois de plus que ce domaine a un rôle spécifique dans le secteur non pétrolier.

İl est à noter que l’Azerbaïdjan est reconnu au monde comme l’un des centres du multiculturalisme et notre peuple en est fier.

© Pour l’utilisation il faut se référer avec les liens hypertextes