MEMOIRE SANGLANTE


Le génocide de Khodjaly s’invite à l’Assemblée nationale française

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Paris, 1er mars, AZERTAC

Dans le cadre de la campagne «La justice pour Khodjaly!», l’Association des Amis de l’Azerbaïdjan a organisé une conférence-débat au sujet de «Khodjaly : la vérité sur un massacre» à l’Assemblée nationale française.

Les rapporteurs de la conférence animée par Jean-François Mancel, président de l’association, député de l’Assemblée nationale française, étaient Djavanchir Feyziyev, député du Milli Medjlis d’Azerbaïdjan, Didier Chaudet, expert en géopolitique dans les zones de conflit, et l’historien Maxime Gauin.

La conférence s’est ouverte par la projection du documentaire «Le génocide de Khodjaly», préparé par la Fondation Heydar Aliyev.

Jean-François Mancel a noté que l’objectif de l’organisation des commémorations consacrées à l’anniversaire de la tragédie de Khodjaly, le problème le plus douloureux du peuple azerbaïdjanais, était transmettre à la communauté française les vérités sur l’Azerbaïdjan. «Des informations détaillées sur ce massacre seront fournies lors de cette conférence», a-t-il annoncé.

Lors de son intervention, Djavanchir Feyziyev a porté les faits sur les vérités de Khodjaly à l’attention des participants de la conférence. Il a abordé l’occupation de la ville de Khodjaly de l’Azerbaïdjan par les troupes arméniennes dans la nuit du 25 au 26 février 1992, la politique de nettoyage ethnique menée par les nationalistes arméniens contre le peuple azerbaïdjanais. Le député a évoqué les propos du président arménien Serge Sarkissian à l’égard de cette tragédie : «Les Azerbaïdjanais pensaient que nous faisons de plaisanteries et on n’est pas en mesure de lever la main sur une population civile. Mais après l’opération à Khodjaly, ils ont compris que nous étions assez sérieux».

Maxime Gauin a abordé les meurtres impitoyables et les crimes sanglants commis par l’organisation terroriste ASALA. L’historien a évoqué les actes terroristes que l’ASALA avait perpétrés dans différents pays et a fait savoir que ces attaques avaient toujours été dissimulées par la diaspora arménienne. Il a également parlé des massacres commis par l’ASALA contre les Azerbaïdjanais et les Turcs.

L’expert en géopolitique dans les zones de conflit Didier Chaudet a donné des informations sur le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh et ses conséquences. Il a fait savoir qu’à la suite de ce conflit un cinquième du territoire de l’Azerbaïdjan avait été occupé, plus d’un million d’Azerbaïdjanais avaient été expulsés de leurs foyers natals. «Bien que l’Azerbaïdjan possède une armée forte dans la région, ce pays essaye patiemment de résoudre ce conflit par des moyens pacifiques», a ajouté l’expert. Il a salué la position géopolitique de l’Azerbaïdjan et a mis l’accent sur son rôle dans la diversification des sources énergétiques de l’Europe.

La sénatrice Nathalie Goulet a insisté sur l’importance de l’attitude à l’égard du règlement du conflit Arménie-Azerbaïdjan pas seulement des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, mais aussi des autres pays membres de cette organisation.

L’ambassadeur d’Azerbaïdjan en France Eltchin Amirbayov a noté que le 26 février était le jour de deuil, ainsi que d’espoir pour le peuple azerbaïdjanais. «C’est le jour de commémoration des victimes de Khodjaly, le jour de solidarité», a estimé l’ambassadeur.

Le diplomate a ensuite porté à l’attention des participants que l’Arménie violait les négociations par sa position non constructive et d’agression et refusait toutes les propositions des médiateurs. «S’il n’y a pas de pressions sérieuses de la communauté internationale à l’égard de la tragédie de Khodjaly, cette situation va se poursuivre et restera comme une menace majeure pour la sécurité et la stabilité régionales», a-t-il précisé.

«Il faut obliger l’Arménie de mettre un terme à l’occupation des territoires de l’Azerbaïdjan et de respecter les droits de plus d’un million de réfugiés et de personnes déplacées azerbaïdjanais. L’Azerbaïdjan ne cédera pas un pouce de terrain. Bien que notre reste fidèle à ses engagements relatifs au règlement du conflit, le statu quo actuel n’est pas seulement inacceptable, mais aussi supportable. En Europe, on parle des valeurs, des droits de l’homme. Si on parle aujourd’hui des droits d’un journaliste, pourquoi nous ne pouvons pas parler des droits de plus d’un million de civils expulsés de leur terre natale ?», a martelé l’ambassadeur.

L’ambassadeur turc en France Hakki Akıl a souligné que la tragédie de Khodjaly n’était pas couverte comme il faut par les médias français. Il les a invités à attirer plus d’attention sur cette question.

Organisé dans le cadre de la champagne «La justice pur Khodjaly !», lancée à l’initiative de Leyla Aliyeva, vice-présidente de la Fondation Heydar Aliyev, cet événement avait pour but de sensibiliser la communauté française à la tragédie de Khodjaly.

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