POLITIQUE


Les auditeurs de la Radio classique informés sur le conflit du Haut-Karabagh

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Paris, 8 avril, AZERTAC

Le vendredi 8 avril, l’ambassadeur d’Azerbaïdjan en France Eltchin Emirbeyov a été l’invité du matin de la Radio classique.

L’ambassadeur azerbaïdjanais a parlé du Haut-Karabagh, le problème le plus douloureux de son pays.

Il a dit : «La région du Haut-Karabagh fait partie intégrale de la République d’Azerbaïdjan. Ce sont des terres historiquement azerbaidjanaises, peuplées par les Azerbaidjanais. Aujourd’hui, le Haut-Karabagh n’est peuplé que par les Arméniens à cause de l’épuration ethnique commise par les forces armées arméniennes au début des années 1990. Et le point culminant de cette politique d’épuration a été le massacre de Khodjaly, perpétré le 26 février 1992, lors duquel 613 civils azerbaidjanais, dont femmes, enfants et vieillards, ont été massacrés pour une seule raison - être Azerbaidjanais. C’est un acte génocidaire et bien sûr qu’aujourd’hui il n y a pas un seul Azerbaidjanais au Haut-Karabagh ni dans les 7 provinces avoisinantes. Ces terres qui constituent 20% du territoire de l’Azerbaïdjan sont de facto sous contrôle de l’Arménie.

Mais le 2 avril, c’est l’Arménie qui a rompu le cessez-le-feu sur la ligne de contact des armées en portant des tirs d’artillerie intensifs. Les Arméniens ont pris pour cible la population civile, les hôpitaux et les écoles des villages situés le long de la ligne de contact des armées. L’armée azerbaïdjanaise n’a pris des mesures de rétorsion qu’à la suite des tirs des troupes arméniennes qui ont tué et blessé des civils azerbaïdjanais. Mais ce qui est choquant, l’Arménie a commencé par le biais du lobby arménien dans le monde, y compris la France, une vaste campagne de désinformation dans les medias et dans les milieux politiques étrangers, en rejetant la responsabilité sur l’Azerbaïdjan. L’Azerbaïdjan a pris des mesures de rétorsion sur propre territoire.»

L’ambassadeur d’Azerbaïdjan a fait savoir que la raison principale du conflit était la présence des forces armées de l’Arménie sur les territoires azerbaidjanais. Le droit international préconise le respect du principe de l’intégrité territoriale des pays. Conformément à l’Acte final d’Helsinki, l’autodétermination des peuples ne peut pas être appliquée en détriment de l’intégrité territoriale, a-t-il précisé.

Pour sortir de ce conflit et l’éviter, il faut commencer par le retrait des forces armées arméniennes qui se trouvent sur 20% du territoire de l’Azerbaïdjan. Il faut laisser les personnes déplacées des deux côtés rentrer chez eux, il faut rouvrir les communications entre les deux pays, il faut restaurer la confiance qui manque aujourd’hui, a estimé Eltchin Emirbeyov.

Mais tout d’abord, il faut assurer le retrait des forces armées de l’Arménie des territoires occupés de l’Azerbaïdjan, a-t-il souligné.

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