POLITIQUE


Les attachés de défense étrangers ont visité l’endroit où était tombé l’obus au phosphore blanc tiré par l’armée arménienne

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Terter, 11 mai, AZERTAC

Les attachés de défense étrangers accrédités en Azerbaïdjan se sont rendus le 11 mai dans les zones proches du front afin de confirmer sur place le fait de la chute d’un obus au phosphore blanc interdit par des conventions internationales dans le village d’Eskipara de la région de Terter.

Les attachés de défense arrivés dans le village d’Eskipara de la région de Terter ont visité l’endroit où était tombé l’obus au phosphore blanc tiré par les forces armées de l’Arménie le 10 mai.

Plus de 20 attachés de 11 pays, les aides de camp du représentant personnel du président en exercice de l’OSCE ont été présents lors de cette visite organisée conjointement par les ministères des Affaires étrangères et de la Défense.

Le manager sur les opérations de neutralisation des engins explosifs de l’ANAMA Madat Mammadov a fait savoir qu’un obus au phosphore blanc non explosé avait été découvert le 10 mai en direction du village d’Eskipara de la région de Terter. L’obus a été endommagé en tombant et la zone a été couverte de phosphore. L’obus de 122 mm détient 3,8 kg de phosphore blanc. L’obus de 27 kg 70 gr a été découvert à une profondeur de 2,3 mètres. L’obus n’a pas explosé en raison de la souplesse de la terre et le phosphore a été absorbé dans le sol. La pointe de l’obus endommagé a été couverte de boue.

L’utilisation des obus au phosphore blanc a été interdite par la Convention de Genève de 1980. Cependant, l’Arménie a utilisé cet obus même contre la population civile.

Les démineurs ont finalement fait exploser la munition dont le déplacement était impossible.

L’ANAMA a neutralisé 60 obus non explosés. L’utilisation des armes interdites démontrent une fois de plus de l’Arménie vise la population civile.

Le chef du pouvoir exécutif de la région de Terter Mustagim Mammadov a porté à l’attention des attachés militaires que suite à la violation du régime de cessez-le-feu par les troupes arméniennes en avril dernier, 17 localités situées à proximité et à 15-20 km de la ligne de contact avaient subi des tirs d’artillerie. En conséquence, 256 maisons ont été endommagées, dont 32 détruites. Au moins deux réfugiés ont été tués et sept personnes blessées.

Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan Hikmet Hadjiyev a confié aux journalistes qu’en violant brutalement tous ses engagements internationaux, l’Arménie continuait de tirer à l’artillerie sur la population civile. Ce pays agresseur a utilisé une munition au phosphore blanc interdite par des conventions internationales pendant les tirs contre la population civile. Cette arme a des effets toxique et brûlant massifs. L’Arménie n’a pas recouru à cette arme à des fins militaires. L’objectif était de commettre un acte terroriste, une provocation contre la population et tuer les civils.

L’utilisation d’une munition au phosphore blanc de l’Arménie contre la population civile sera documentée et organisations internationales, y compris à l’OSCE, à l’ONU etc. seront mises au courant de cet incident.

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