POLITIQUE


Badri Natchkebia : la centrale nucléaire Metsamor est une source de danger grave

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Tbilissi, 14 mai, AZERTAC

L’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et d’autres organisations internationales doivent prendre le contrôle de l’activité de la centrale nucléaire de Metsamor en Arménie. Cette centrale est une source de danger grave et son activité doit être arrêtée une bonne fois pour toutes. C’est ce qu’a confié à l’AZERTAC Badri Natchkebia, politologue, directeur du Centre pour le terrorisme et les recherches politiques de Géorgie, professeur de l’Université d’Etat de Tbilissi.

«Des personnes voulant vendre l’uranium-238 ont récemment été arrêtées en Géorgie. On a tenté deux fois de vendre cet élément dangereux. Au cours de l'enquête, on a révélé que l’un des citoyens arméniens détenus avait travaillé à la centrale nucléaire de Metsamor. L’autre était l’ancien agent des services spéciaux de l’Arménie. Ces faits confirment l’apport de l’uranium-238 en Géorgie depuis l’Arménie. Donc, je peux dire avec certitude que cet élément a été apporté de l’Arménie. Tout le monde le sait que ce genre d’élément n’existe ni en Géorgie, ni en Azerbaïdjan. La centrale nucléaire de Metsamor est une véritable source d’uranium», a-t-il expliqué.

Selon le politologue, la centrale de Metsamor reste en général comme la menace radioactive. «Plusieurs années se sont écoulées depuis la mise en service de cette centrale et elle est devenue inutilisable. Le lancement des négociations concernant la fermeture de cette centrale était attendu pour cette année. Malheureusement, l’Arménie ignore cela et continue à poser une menace pour notre région : «Nous ne devons pas oublier le catastrophe de Tchernobyl. En fait, la centrale nucléaire en Arménie est une source de danger grave pas seulement pour l’Azerbaïdjan et la Géorgie, mais aussi pour le monde entier. Il nous faut une société et un monde sains. Mais notre faune et flore, notre société dans son ensemble sont confrontés à un danger. Je considère que la pétition lancée par l’Azerbaïdjan visant la fermeture de la centrale nucléaire de Metsamor est une bonne mesure et les Géorgiens doivent eux aussi rejoindre cette campagne», a-t-il expliqué.

Le politologue s’est également exprimé sur les déclarations récentes des politiciens arméniens d’obtenir à nouveau des armes nucléaires. «En 1989, Igor Mouradian, dirigeant de l’un des groupes radicaux en Arménie, avait fait une déclaration sur la nécessité de fabriquer un arme nucléaire dans son pays. Ces jours-ci, le député du parlement arménien Granat Bagdarian a de nouveau fait une déclaration similaire. Ce genre de déclaration fait preuve de l’intérêt de l’Arménie pour la violation de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans la région. Ces déclarations ne sont pas convaincantes pour l’instant. Mais le développement rapide de la science et de la technologie permet d’obtenir facilement des armes nucléaires. Par conséquent, je pense que l’AIEA et d’autres organisations internationales doivent concentrer leur attention sur la région. Deux tentatives de vendre un élément si dangereux dans le Caucase du Sud est une question très sérieuse et ce fait ne peut pas rester hors de la vue», a-t-il précisé.

Selon lui, la Géorgie doit être très attentive à ce sujet. Alors que les personnes tentant de vendre l’uranium-238 ont été arrêtées, les services spéciaux géorgiens devaient inviter immédiatement des experts américains et attirer l’attention des experts internationaux d’autres pays sur ce sujet.

«La Géorgie a l’intention d’adhérer à l’OTAN et s’intègre dans l’Europe. C’est pourquoi qu’on doit prendre au sérieux la question de sécurité dans la région et une enquête objective doit être menée», a-t-il conclu.

 

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