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Cérémonie d’ouverture officielle des Jeux olympiques de Rio

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Bakou, 6 août, AZERTAC

Le président brésilien par intérim Michel Temer a déclaré vendredi 5 août ouverts les Jeux olympiques de Rio, les premiers de l’histoire organisés en Amérique du Sud.

Quatre ans après le spectacle inventif et décalé des JO de Londres, la « grande fête » proposée par M. Meirelles, qui promettait de mettre à l’honneur « la richesse de la culture populaire », a donné le premier rôle à la musique du pays dans toute sa diversité. C’est sur les notes d’Aquele abraço, une mélodie parmi les plus célèbres de Gilberto Gil qu’a débuté la cérémonie d’ouverture des Jeux cariocas.

Une introduction immédiatement suivie par l’entrée d’un millier de figurants agitant des feuilles de papier métallique soudainement transformées en coussins géants faisant office de tambours. Puis par une touchante version acoustique de l’hymne brésilien, chanté par Paulinho da Viola qui s’est accompagné à la guitare.

A suivi un voyage d’une quinzaine de minutes à travers les multiples tendances de la musique brésilienne, part constitutive de l’identité du pays. A commencer par la bossa, et l’incontournable A Garota de Ipanema de Tom Jobim. Au son de celle-ci, l’ex-mannequin vedette Gisele Bündchen, vêtue d’une longue robe dorée, a pu défiler en toute quiétude.

Se sont élevées ensuite des voix issues des favelas, comme celle du tout jeune Cristian Do Passinho, 13 ans, interprétant le passinho, mélange de hip-hop et de capoeira. Puis celles d’un duo de rappeurs, avant Pais tropical de Jorge Ben Jor, qui a réussi à enflammer les quelque 70 000 spectateurs du Maracana, chantant en chœur et applaudissant en rythme.

Entre-temps, figure imposée du genre : l’évocation des étapes marquantes de l’histoire du pays hôte. Insectes en structures métalliques vivant dans l’épaisse forêt amazonienne, caravelles européennes bravant la tempête sur l’océan Atlantique avant d’accoster sur les côtes brésiliennes, esclaves venus d’Afrique œuvrant dans les plantations de canne à sucre, urbanisation chaotique... Avant le vol du pionnier de l’aviation Alberto Santos-Dumont à bord de son 14 Bis, qui s’est envolé dans les airs au-dessus du Maracana dans la nuit de Rio, survolant les interminables plages cariocas, sous le regard de la statue du Christ rédempteur du haut du Corcovado.

En conclusion de la cérémonie, le Brésil, qui héberge avec la forêt amazonienne « le plus grand jardin de la planète », selon les organisateurs, a lancé un appel à protéger la Terre du réchauffement climatique. Un message prolongé lors du défilé des 207 délégations, traditionnellement lancé par la Grèce : chaque sportif a reçu une graine destinée à être plantée. Et détail original, chacune des équipes était précédée par un triporteur aux couleurs acidulées, à la remorque fleurie à foison !

Point d’orgue de la cérémonie, la flamme est entrée dans le stade Maracana portée par le triple vainqueur de Roland-Garros Gustavo Kuerten. Elle a été amenée jusqu’à la vasque par l’ancien marathonien Vanderlei Cordeiro, médaillé de bronze à Athènes en 2004, après que le « roi » Pelé y a renoncé en invoquant des raisons de santé.

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