SOCIETE


Le risque de décès prématuré et de maladie est plus élevé pour de nombreuses personnes handicapées que pour d’autres personnes dans la société

Le risque de décès prématuré et de maladie est plus élevé pour de nombreuses personnes handicapées que pour d’autres personnes dans la société

Bakou, 3 décembre, AZERTAC

Le risque de décès prématuré et de maladie est plus élevé pour de nombreuses personnes handicapées que pour d’autres personnes dans la société, selon un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Publié vendredi à la veille de la Journée internationale des personnes handicapées, le Rapport mondial sur l’équité en santé pour les personnes handicapées (Global report on health equity for persons with disabilities) montre qu’en raison d’inégalités systémiques et persistantes en matière de santé, de nombreuses personnes handicapées courent le risque de mourir beaucoup plus tôt – jusqu’à 20 ans plus tôt –, que les personnes qui n’ont aucun handicap.

De même, elles sont davantage susceptibles de développer des maladies chroniques, le risque étant jusqu’à deux fois plus élevé pour l’asthme, la dépression, le diabète, l’obésité, les maladies buccodentaires et les accidents vasculaires cérébraux. Or, bon nombre des différences que l’on observe dans les résultats en matière de santé ne peuvent s’expliquer par la pathologie ou l’incapacité sous-jacentes, mais bien par des facteurs évitables, iniques et injustes.

Ce rapport montre que ce sont désormais 1,3 milliard de personnes qui vivent avec un handicap important dans le monde (soit 1 personne sur 6). Ce chiffre prouve bien à quel point il importe de faire en sorte que les personnes handicapées participent pleinement et effectivement à tous les aspects de la société et d’intégrer les principes d’inclusion, d’accessibilité et de non-discrimination dans le secteur de la santé.

La Journée internationale des personnes handicapées met l’accent cette année sur le rôle que joue l’innovation pour rendre le monde accessible et équitable.

« Notre monde traverse toute une série de crises, dont les personnes handicapées ressentent les effets de manière disproportionnée. Il nous faut des solutions radicales si nous voulons sauver les objectifs de développement durable et ne laisser personne de côté », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message.

Selon lui, les secteurs public et privé doivent collaborer davantage pour élaborer à l’intention des personnes handicapées des stratégies qui soient les leurs. « La pierre angulaire de cette coopération doit être la participation active des personnes handicapées, dans toute leur diversité, et leur pleine inclusion dans les prises de décisions », a-t-il dit.

Il a noté que l’innovation et la technologie peuvent être de puissants outils d’inclusion. Elles peuvent améliorer l’accès à l’information, à l’éducation et à la formation continue, ou encore permettre aux personnes handicapées de participer au marché du travail et à la société en général, à égalité avec les autres. « Mais pour que la technologie tienne ses promesses, il nous faut réduire la fracture numérique et protéger les droits humains dans l’espace numérique », a souligné le chef de l’ONU.

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