Corée du Sud : La croissance de la natalité au plus haut en 15 ans en 2025
Bakou, 25 février, AZERTAC
Le nombre de bébés nés en Corée du Sud a augmenté au rythme le plus rapide en 15 ans l'année dernière alors que le taux de fécondité a atteint 0,8 pour la première fois en quatre ans, ont montré ce mercredi des chiffres du ministère des Données et des Statistiques.
Un total de 254.500 bébés ont vu le jour en 2025, en hausse de 6,8% ou 16.100 par rapport à l'année précédente, selon les données provisoires du ministère. Ce dernier annoncera les statistiques définitives en août prochain.
Le chiffre de 2025 marque la plus forte croissance annuelle jamais enregistrée depuis 2010 et la deuxième hausse annuelle d'affilée.
Le taux de fécondité, c'est-à-dire le nombre moyen d'enfants qu'une femme est susceptible d'avoir au cours de sa vie, a progressé de 0,05 par rapport à l'année précédente à 0,8 l'an dernier. Il a retrouvé ce niveau pour la première fois en quatre ans.
Le ministère a attribué le nouveau bond du nombre de naissances à l'augmentation des mariages et à la croissance continue depuis 2021 du nombre de femmes âgées de 30 à 35 ans, la principale tranche d'âge des femmes en maternité.
«Le nombre de mariages a augmenté pendant 21 mois consécutifs d'avril 2024 à décembre dernier alors que les couples qui avaient reporté leur mariage à cause de la pandémie de nouveau coronavirus ont fondé une famille», a expliqué Park Hyun-jeong, responsable du ministère.
Park a également noté qu'il y avait un grand changement dans la perception sociale sur la maternité alors qu'un sondage biennal mené en 2024 par le ministère a montré une augmentation du nombre de personnes se disant disposées à avoir des enfants après le mariage. La part des personnes ayant l'intention de donner naissance hors mariage était aussi en hausse, a-t-elle ajouté.
Concernant le taux de fécondité, Park a prévu qu'il resterait au-dessus de 0,8 cette année avant d'augmenter à plus de 1 en 2031.
Par ailleurs, le nombre de décès a crû de 1,3% en glissement annuel à 363.400, entraînant une baisse naturelle de la population de 110.000 personnes. (Yonhap)