MEMOIRE SANGLANTE


Communiqué de l’ombudsman azerbaïdjanais concernant le 28e anniversaire de la tragédie du 20 Janvier

Bakou, 13 janvier, AZERTAC

La médiatrice pour les droits de l’homme de la République d’Azerbaïdjan, Elmira Suleymanova, a publié un communiqué concernant le 28e anniversaire de la tragédie du 20 Janvier.

Le communiqué a été envoyé au Secrétaire général de l’ONU, au Conseil de la Sécurité, au Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, à la Commission européenne, au Conseil de l’Europe, à l’OSCE, aux Institutions des médiateurs internationales et européennes, à l’Association asiatique des médiateurs, au Bureau international de la paix, à la Fédération pour la paix universelle, aux ambassades azerbaïdjanaises à l’étranger et étrangères en Azerbaïdjan, aux organisations de la diaspora azerbaïdjanaise.

Il est stipulé dans le communiqué : «Les troupes et le matériel militaire de l’armée soviétique sont entrés, sans aucun avertissement, dans la nuit du 19 au 20 janvier 1990 dans les villes de Bakou et de Soumgaït et dans de nombreuses autres villes et régions de l’Azerbaïdjan. Les normes du droit international, ainsi que les dispositions des constitutions de l’ex-URSS et de la RSS d’Azerbaïdjan ont été violées, le peuple sorti dans les rues pour protester contre les prétentions territoriales des nationalistes arméniens a été exterminé impitoyablement».

A la suite de l’agression de l’armée soviétique, 147 civils ont été tués impitoyablement quel que soit leur âge et sexe, 744 personnes innocentes ont été blessées dans les bourgs et les régions du pays, 841 personnes ont été arrêtées illégalement, et des centaines de personnes ont été portés disparues. 21 personnes ont été tuées le 20 janvier – après l’annonce de l’état d’urgence dans le pays. Des véhicules de secours ont subi des tirs des troupes soviétiques, le personnel médical a été blessé et tué.

A cette époque-là, le leader national Heydar Aliyev a fait, au nom du peuple azerbaïdjanais, une déclaration sévère sur ces événements sanglants, a réclamé leur évaluation politique et la punition de leurs auteurs.

Ces événements sanglants n’ont pas pu briser la volonté du peuple azerbaïdjanais et la lutte pour la liberté a conduit au rétablissement de l’indépendance de l’Azerbaïdjan en 1991. Sur recommandation du président Heydar Aliyev, le Milli Medjlis (Parlement) de la République d’Azerbaïdjan a convoqué une session extraordinaire et a évalué politiquement et juridiquement cet événement sanglant. Depuis, le 20 Janvier est commémoré comme le jour de deuil national sur l’ensemble du territoire de la République et les martyrs sont commémorés avec respect.

A cette époque-là, les dirigeants soviétiques ont soutenu l’Arménie avec ce crime, en violant gravement les normes du droit international. En conséquence, l’Azerbaïdjan a subi une agression militaire arménienne à long terme, un nettoyage ethnique et un génocide, 20% de ses territoires ont été occupés, la population azerbaïdjanaise a été expulsée du territoire de l’Arménie, du Haut-Karabagh, qui fait partie de l’Azerbaïdjan, et de sept régions avoisinantes. Ces événements ont entrainé la violation massive des droits fondamentaux de la population civile et plus d’un million d’Azerbaïdjanais sont devenus des réfugiés et des personnes déplacées.

Le côté azerbaïdjanais fait des efforts réguliers, lance des initiatives pour le règlement pacifique de ce conflit. Le président Ilham Aliyev a déclaré à plusieurs reprises, depuis les tribunes des prestigieuses organisations internationales, y compris l’ONU, la nécessité du règlement de ce conflit dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, du retrait des forces occupantes des territoires azerbaïdjanais envahis.

La communauté internationale et les organisations internationales doivent bientôt évaluer juridiquement cette action sanglante comme un crime contre l’humanité, en soutenant les demandes justifiées du peuple azerbaïdjanais et les criminels devraient être punis.

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