MEMOIRE SANGLANTE


100 ans se sont écoulés depuis le génocide des Azerbaïdjanais de 1918

Bakou, 31 mars, AZERTAC

La politique d’épuration ethnique, d’agression et génocidaire menée délibérément par les nationalistes arméniens contre le peuple azerbaïdjanais durant les deux derniers siècles constitue les étapes très douloureuses de l’histoire azerbaïdjanaise, marquées par des tragédies, ainsi que des événements sanglants. Le principal objectif de cette politique chauvine a été de construire, en expulsant les Azerbaïdjanais de leurs terres historiques, un Etat de «Grande Arménie», inventé par les nationalistes et les idéologues arméniens, sur les terres qui étaient azerbaïdjanaises depuis les temps les plus reculés. Les faits historiques montrent que le transfert en grande quantité de la population arménienne depuis l’Iran et la Turquie dans la partie montagneuse de la région du Karabagh de l’Azerbaïdjan, stratégiquement importante, a été entamé au début du XIXe siècle.

Le processus de transfert, partie intégrante de la politique de colonisation de la Russie tsariste, a été poursuivi tout au long du XIXe siècle et a eu de l’influence sur la situation démographique de la région. L’immigration artificielle des Arméniens dans cette région a causé, depuis le début du XXe siècle, des revendications territoriales et une politique d’agression contre l’Azerbaïdjan.

Au début du XXe siècle, les nationalistes arméniens ont lancé la mise en œuvre de leur politique d’épuration ethnique et génocidaire par l’expulsion planifiée des Azerbaïdjanais de leurs terres historiques, en élargissant leurs activités pour réaliser leur idée de la «Grande Arménie», mise en avant dans le programme du parti Dachnaktsoutioun. Ainsi, en 1905-1906, les Arméniens ont commis des massacres contre les Azerbaïdjanais à Bakou, à Gandja, au Karabagh, à Irévan, au Nakhtchivan, à Ordoubad, à Chérour-Dereleyez, à Tiflis, au Zanguézour, à Gazakh et dans d’autres localités où la population civile a été brutalement assassinée, des villes et des villages incendiés et détruits. Les troupes arméniennes ont dévasté plus de 200 localités peuplées d’Azerbaïdjanais, dans les districts de Choucha, Zanguézour et Djabraïl, dans les gouvernements d’Irévan et Gandja, des milliers de nos compatriotes sont devenus des réfugiés et des déplacés. Les Arméniens ont mené un nettoyage ethnique en exterminant sans distinction plus de 200.000 Azerbaïdjanais (dont les enfants, les femmes et les personnes âgées) pour construire dans ces territoires « l’Etat d’Arménie », promis par la Russie tsariste. Ainsi, les Arméniens, toujours protégés par le tsarisme, ont poursuivi même pendant la Première Guerre mondiale les massacres contre le peuple azerbaïdjanais.

Par la suite des événements de février et d’octobre survenus en 1917 en Russie, le parti Dachnaktsoutioun et le Congrès national arménien ont élargi encore plus leurs activités. Dans le même temps, S. Chaoumian, nommé par V. Lénine commissaire extraordinaire par intérim pour le Caucase, en décembre 1917, est devenu organisateur et dirigeant des massacres des Azerbaïdjanais. Pendant la période allant du début 1917 au mars 1918, les troupes arméniennes ont détruit 197 villages dans le gouvernement d’Irévan, 109 villages dans le district de Zanguézour, 157 villages au Karabagh, ont incendié et dévasté 60 localités dans les autres régions.

Le nombre des troupes arméniennes, sous le commandement direct de Chaoumian, était de près de 20.000 au début de l’année 1918. Chaoumian, protégé aussi bien par les Bolchéviques que Lénine, est devenu le chef de la Commune de Bakou. Le 30 mars de la même année, les troupes de Bolchéviques arméniens ont bombardé Bakou en tirant des salves d’artillerie depuis des navires. Par la suite, les dachnaks armés se sont mis à attaquer les maisons des Azerbaïdjanais et ont commis des meurtres impitoyables. Les massacres ont eu un caractère massif le 31 mars et pendant les premiers jours du mois d’avril. Des milliers d’Azerbaïdjanais innocents n’ont été tués qu’en raison de leur appartenance nationale. Ces jourslà, les troupes de Bolchéviques arméniens ont exterminé 12.000 Azerbaïdjanais innocents. Pendant ces événements sanglants, les gens ont été brûlés vifs, ainsi que tués après avoir subi de nombreuses tortures et avec une atrocité spéciale dans leurs foyers.

Pendant les cinq premiers mois de l’année 1918, à la suite de l’attaque armée des Arméniens dans le district de Gouba, plus de 16.000 personnes ont été assassinées avec cruauté, 167 villages ont été incendiés, dont 35 n’existent pas de nos jours. Les faits découverts en matière de massacre massif des Azerbaïdjanais par les groupes de dachnaks arméniens dans le district de Gouba ont été prouvés une fois de plus pendant les derniers temps. Ainsi, la découverte des fosses communes dans la ville de Gouba, en 2007, constituent un fait confirmant le vandalisme arménien. Pendant l’étude des fosses communes, il s’est révélé que des gens avaient été tués avec cruauté au cours de l’attaque des troupes armées arméniennes à Gouba en 1918 et que ces fosses appartenaient aux habitants autochtones collectivement enterrés. Il est à noter aussi que les troupes armées arméniennes, en collaboration avec les dirigeants d’Hamazasp, ont commis des massacres non seulement contre la population musulmane, mais aussi contre les Juifs à Gouba. Selon les résultats des études menées, il est devenu évident qu’environ 3.000 Juifs ont été tués par les Arméniens à Gouba en 1918-1919.

En plus, des centaines de localités azerbaïdjanaises, dont 150 villages au Karabagh, ont été détruites et incendiées, de même que des massacres impitoyables ont été perpétrés contre les Azerbaïdjanais à Choucha. En mars-avril 1918, près de 50.000 personnes ont été tuées avec cruauté par les dachnaks arméniens à Bakou et dans les autres régions azerbaïdjanaises. Plus de 10.000 personnes ont été massacrées dans le district de Zanguézour, 10.270 personnes dans celui de Chamakhy (Chamakhi), au total 18.270 personnes avec la ville.

Dans les années 1918-1920, sur 575.000 Azerbaïdjanais qui vivaient dans le territoire de l’Arménie actuelle, 565.000 ont été tués et expulsés de leurs terres natales. Ce chiffre est mentionné dans le livre intitulé « La population de l’Arménie soviétique 1831-1931 » de Z. Korkodian, qui confirme que « les dachnaks ont laissé une population turque (azerbaïdjanaise) comptant seulement un peu plus de 10.000 personnes au gouvernement soviétique en 1920. A la suite du retour des 60.000 réfugiés en 1922, les Azerbaïdjanais y ont constitué 72.596 personnes, tandis qu’en 1931 la population azerbaïdjanaise y a compté 105.838 personnes ». Pendant les deux derniers mois de l’année 1919, 96 villages ont été détruits dans les districts d’Etchmiadzin et Surmeli du gouvernement d’Irévan, alors que tous les villages du district d’Irévan ont été dévastés, 132.000 Azerbaïdjanais massacrés dans le gouvernement d’Irévan.

En général, la poursuite des massacres perpétrés par les Arméniens dans les années 1918-1920 à Bakou, Gouba, Chamakhy, Kurdemir, Lenkoran, ainsi qu’à Choucha, dans le gouvernement d’Irévan, au Zanguézour, au Nakhtchivan, à Cherour, Ordoubad, Kars et dans les autres régions a causé l’extermination par les moyens les plus cruels des centaines de milliers d’Azerbaïdjanais et l’expulsion de plus d’un million de personnes de leurs terres natales. En commettant ces sauvageries dans les terres historiques azerbaïdjanaises, les Arméniens ont brûlé des écoles et des mosquées, ont détruit des éléments culturels matériels.

La Commission extraordinaire d’enquête, mise en place à la suite de la fondation de la République démocratique d’Azerbaïdjan, le 28 mai 1918, s’est mise à enquêter sur les crimes perpétrés par les Arméniens. Avec un décret du gouvernement, le 31 mars a été célébré chaque année comme Journée de deuil (célébré comme Journée de deuil national le 31 mars 1919 et 1920). Cependant, la chute de la République démocratique d’Azerbaïdjan a empêché d’achever cette affaire. Lors de la fondation de la République démocratique d’Azerbaïdjan, la situation géopolitique existant dans la région a conduit à l’octroi de la ville d’Irévan aux Arméniens en tant que centre politique. Ainsi, en 1918, sur le territoire de l’ancien khanat d’Irévan, les terres azerbaïdjanaises, a été fondée la République d’Arménie.

L’accroissement artificiel des Arméniens dans la partie montagneuse du Karabagh, suite au processus de transfert faisant partie de la politique de colonisation de la Russie tsariste et poursuivie tout au long du XIXe siècle, a causé depuis le début du XXe siècle l’apparition de leurs ambitions territoriales et de leur politique d’agression contre l’Azerbaïdjan. La plus grande ambition des Arméniens était de s’emparer du Karabagh et du Zanguézour. En vue de réaliser ses plans d’occupation, le gouvernement de l’Arménie y a envoyé des troupes armées. Donc, les troupes arméniennes aspirant à s’emparer des terres du Karabagh ont dévasté des centaines de localités, ont anéanti avec cruauté des milliers de civils parmi la population azerbaïdjanaise.

En janvier 1919, le gouvernement dachnak arménien a mis en avant une revendication territoriale concernant le Karabagh contre l’Azerbaïdjan. Aussi une première tentative officielle a-t-elle été effectuée pour rattacher la partie montagneuse du Karabagh à l’Arménie. Le gouvernement azerbaïdjanais a maintes fois proposé de régler le problème par des moyens pacifiques, mais la position prise par les dachnaks a empêché la réalisation de ces propositions.

La République démocratique d’Azerbaïdjan qui considérait le maintien de l’intégrité territoriale et l’assurance de la sécurité de ses citoyens comme son objectif prioritaire a fermement rejeté les revendications territoriales de la République d’Arménie. Le parlement azerbaïdjanais, ayant délibéré sur la question du « Karabagh », s’est mis à réaliser des mesures pratiques pour prévenir le mouvement séparatiste. A cette fin, le gouvernement azerbaïdjanais a détaché, le 15 janvier 1919, les districts de Choucha, Djabraïl, Djavanchir et Zanguézour du gouvernement de Gandja et en a fondé le gouvernement général du Karabagh, dont le centre a été Choucha et le gouverneur général Khosrov bey Soultanov. Ce dernier a été chargé par le gouvernement azerbaïdjanais d’y établir l’ordre et de former les autorités locales.

Grâce aux efforts intensifs déployés par le gouvernement azerbaïdjanais, avec la médiation des représentants des Etats-Unis d’Amérique, un contrat a été conclu le 23 novembre 1919, à Tiflis, entre les républiques d’Azerbaïdjan et d’Arménie. Conformément au contrat conclu, les affrontements devaient être arrêtés, les questions litigieuses, dont les questions frontalières, devaient être réglées par voie de négociation. Pourtant, la partie arménienne a brutalement violé cet accord et commis des massacres terribles contre les Azerbaïdjanais en envoyant ses troupes sur les terres azerbaïdjanaises. Mais, à cette époque où la République démocratique d’Azerbaïdjan existait, les tentatives de l’Arménie de s’emparer du Karabagh par des moyens diplomatiques et militaires ont été résolument empêchées. Mais, ces ambitions territoriales des dachnaks qui ont également joué un rôle important dans la chute de la République démocratique ont réapparu après la soviétisation de l’Azerbaïdjan.

Profitant de la soviétisation du Caucase pour la réalisation de leurs propres objectifs, les Arméniens ont réussi, en 1920, à faire entrer le Zanguézour et certaines terres azerbaïdjanaises au sein de la République soviétique socialiste d’Arménie. Ainsi, le Nakhtchivan s’est vu coupé de l’ensemble de l’Azerbaïdjan, ses communications terrestres étant interrompues avec le reste du pays. En plus, dans les années suivantes, les Arméniens ont élargi encore plus la politique de déportation de la population azerbaïdjanaise dans le Zanguézour et d’autres régions, où les Azerbaïdjanais vivaient depuis les temps les plus anciens.

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