MEMOIRE SANGLANTE


Le centenaire du génocide des Azerbaïdjanais est commémoré

Bakou, 31 mars, AZERTAC

En Azerbaïdjan, les gens commémorent le 100ème anniversaire du génocide commis contre leurs compatriotes. La mémoire des victimes du crime grave commis contre les Azerbaïdjanais est commémorée chaque année le 31 mars dans le pays.

En mars-avril 1918, les groupes armés de bolcheviks et de dachnaks chauvins arméniens ont commis des massacres contre la population locale sous prétexte d’établir le pouvoir soviétique en Azerbaïdjan. Ces massacres ont eu lieu à Bakou, à Gandja, à Gouba, à Chamakhy, à Khatchmaz, à Lenkéran, à Hadjigaboul et dans des dizaines d'autres villes azerbaïdjanaises. Le bilan a été extrêmement lourd, plus de 50 000 personnes ont été tuées pour leur appartenance nationale et religieuse.

Une marche massive vers le Complexe mémorial du génocide de Gouba a été organisée à Gouba à l’occasion du centenaire du génocide des Azerbaïdjanais. Les participants ont scandé des slogans exigeant l’évaluation juridique du génocide commis en Azerbaïdjan en 1918. Les faits historiques montrent que les bolcheviks ayant réalisé un coup d'Etat dans la Russie tsariste ont officiellement signé une directive avec le parti nationaliste arménien « Dachnaksoutioun » et ont commencé à mettre en œuvre le plan visant l’occupation de l'Azerbaïdjan, nouvellement indépendant. La réalisation des massacres contre les Azerbaïdjanais, qui avaient créé le premier État démocratique en Orient, faisait partie de ce plan. Parmi les morts ont figuré les gens non armés, les personnes âgées, les femmes, les enfants.

L’organisation de la marche à Gouba n’est pas un hasard. Il y a quelques années, on a découvert une fosse commune où des centaines de corps humains avaient été enterrés. À la suite des recherches, il s’est révélé que plus de 400 personnes enterrées dans la fosse commune étaient victimes du génocide de 1918.

Une conférence scientifique portant sur le thème « Les leçons des génocides » a aussi été organisée à Gouba. L’assistant du président azerbaïdjanais pour les affaires publiques et politiques, Ali Hassanov, est intervenu lors de la conférence internationale. Il a dit que les Azerbaïdjanais avaient été confrontés à plusieurs injustices historiques. Selon lui, bien que les Azerbaïdjanais aient subi des génocides, des massacres, des déportations, des nettoyages ethniques et des actes terroristes par les nationalistes arméniens au début du siècle dernier, il n'a pas été possible d'évaluer politiquement et juridiquement ces actes.

« Parce que chaque fois ils réalisaient leurs intentions sournoises en comptant sur leurs protecteurs, en d'autres termes, le pouvoir central, les propriétaires réels du pouvoir, et avec leur participation. Cela a été notamment le cas en 1905-1907, 1918-1920, 1948-1953 et plus tard. C'est pour cette raison que les faits du génocide étaient cachés ou déformés, la recherche scientifique était menée sous un strict contrôle administratif et idéologique. Il était impossible que les pages douloureuses du passé soient gravées dans la mémoire des générations futures, que la nation tire une leçon de son histoire. Tout cela était empêché. Alors, à la fin des années 80 et au début des années 90, le chauvinisme expansionniste arménien a réapparu, le peuple azerbaïdjanais a de nouveau été exposé à des épreuves difficiles, déportation, nettoyage ethnique et occupation, et a connu une terrible tragédie comme le génocide de Khodjaly », a déclaré Ali Hassanov.

L'assistant du président azerbaïdjanais a souligné que les milieux progressistes, les personnalités publiques, politiques, scientifiques et culturelles du monde doivent lutter contre toutes les formes d'intolérance ethniques, raciales et religieuses ouvrant la voie à un génocide, contre tous les cas causant une hostilité.

Les faits historiques sur le génocide des Azerbaïdjanais sont suffisants. Les documents d'archives et les nombreuses photos ont été présentés de nouveau à l'exposition organisée à Gouba. L’attitude de la partie azerbaïdjanaise envers ce fait historique est univoque : ce genre de crime ne se reproduise plus et la diversité ethnique, culturelle et confessionnelle doit être considérée comme une richesse nationale, le multiculturalisme et la tolérance doivent devenir un mode de vie dans tous les pays, comme en Azerbaïdjan.

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