POLITIQUE


IslamNews publie un article sur la prise de Choucha par l’armée arménienne

Paris, 8 mai, AZERTAC

Le site français Islamnews.fr a publié un article sur l’occupation de Choucha par l’armée arménienne. L’auteur de l’article est Jean-François Mancel, membre honoraire du Parlement français, président de l’Association des Amis de l’Azerbaïdjan.

L’AZERTAC présente le texte intégral de l’article :

«Ce 8 Mai n’oublions pas Choucha. Si le 8 Mai 1945 est dans nos mémoires la date de la capitulation de l’Allemagne nazie vaincue par les Alliés, le 8 Mai 1992 est aussi pour nos amis azerbaïdjanais celle de la chute de Choucha prise par l’armée arménienne. Choucha fut le berceau de la musique azerbaïdjanaise. C’est dans cette cité où s’écrivirent les plus belles pages de la culture azerbaïdjanaise que naquit le mougham, ce chant et cette musique venus du fond du corps et des âmes, qui portent à travers le temps les émotions du peuple azéri. C’est à Choucha qu’Alexandre Dumas, lors de son voyage au Caucase, rencontra Khurshudbanu Natavan, fille du khan du Karabakh et l’une des plus célèbres poétesses lyriques de l’époque. Choucha fut historiquement le cœur battant de la culture azerbaïdjanaise jusqu’à sa prise par l’armée arménienne le 8 Mai 1992. Sa chute acheva l’occupation du Haut Karabakh azerbaïdjanais par l’Arménie : 480 personnes furent tués,600 blessées, 552 enfants perdirent leurs parents. Les écoles, les monuments historiques, culturels et religieux ont été détruits; tous les éléments patrimoniaux constitutifs de la culture azerbaïdjanaise qui avaient assuré le rayonnement de Choucha ont disparu. Le rouleau exterminateur arménien était passé chassant de leur foyer, sans exception, toutes les familles azerbaïdjanaises présentes à Choucha depuis des générations et les remplaçant par des occupants arméniens permettant aujourd’hui de réclamer une auto-détermination factice.

Choucha n’est plus désormais que le fantôme de son légendaire foisonnement intellectuel et artistique. Au moment où nous fêtons en France le 73e anniversaire de la victoire de la liberté sur l’oppression ayons une pensée pour nos amis azerbaïdjanais et pour Choucha qui perdit, il y a 26 ans, son indépendance et sa liberté. La prise de Choucha qui acheva l’offensive et l’occupation arménienne sur le Haut Karabakh et les 7 provinces attenantes, soit 20 % du territoire azerbaïdjanais, est l’illustration d’une guerre oubliée en Europe devenue un conflit gelé pour la communauté internationale alors que le sang continue de couler. De surcroit, par une mise en scène pernicieuse confondant Turquie et Azerbaïdjan, l’Arménie et ses soutiens sont parvenus à transformer l’occupant en occupé et les bourreaux en victimes. Pourtant de Khodjaly à Choucha les massacres se sont succédés de 1991 à 1992 et un million de réfugiés azerbaïdjanais, méconnus de l’opinion internationale, chassés de leur terre par l’occupant, attendent toujours de la retrouver. L’Histoire travestie et réécrite est désormais véhiculée par les groupes de pression de la diaspora arménienne qui utilisent tous les moyens possibles pour l’accréditer. C’est ainsi que sont nés notamment, sous la pression électorale, des jumelages ou des accords de coopération de communes françaises avec des communes des territoires occupés en violation caractérisée de la loi qui interdit tout lien avec une collectivité non reconnue par la France et qu’il appartient à l’Etat d’annuler systématiquement. Au contraire, la France, coprésidente du groupe de Minsk, doit reprendre l’initiative de la paix fondée sur la libération des territoires occupés, conformément aux 4 résolutions de l’ONU de 1993 et 1994 et la reconnaissance des droits des réfugiés dans le cadre d’un processus global de réconciliation. Choucha ne doit pas être tombée pour rien».

 

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