CULTURE


Les vêtements traditionnels du Karabagh

Bakou, 10 avril, AZERTAC

Les vêtements traditionnels de l'Azerbaïdjan ont une histoire ancienne et ils résultent de la culture matérielle et spirituelle du peuple qui a suivi un chemin de développement très compliqué. En plus de refléter les caractéristiques nationaux d'un peuple que tous les autres détails de la culture matérielle, les vêtements sont aussi les éléments ethniques stables. Ils jouent le rôle de matériel de support pour clarifier les questions d'ethnogenèse, identifier les relations culturelles et historiques, l'influence mutuelle entre les peuples.

Les vêtements traditionnels azerbaïdjanais sont différents selon les régions. Parmi les costumes traditionnels, ceux du Karabagh se diffèrent des vêtements des autres régions par leur apparence, leur style et leur diversité. Les costumes traditionnels du Karabagh sont très riches. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, les robes des femmes du Karabagh étaient composées de sous-vêtements (jupes) et de vêtements d’extérieur. Le vêtement d’extérieur, à son tour, se composait de vêtements couvrant les épaules et le dos. Le vêtement couvrant les épaules comprend la chemise, l’arkalig (type de veste serré) et le tchépken.

La chemise est un vêtement de forme droite, sans soudure et elle a une partie sous-aisselle colorée. Elle était principalement faite de taffetas et de faille. Le tchépken est un vêtement d’extérieur des femmes avec doublure, avec de fausses manches longues.

Ce vêtement était fait de tirmé, de velours et de plusieurs types d’étoffes de soie. Arkhalig est une longue veste cintrée à la taille. Lababa est une veste. Ce vêtement a une doublure matelassée, et est cousue de tirmé, de velours et d’autres types d’étoffe.

Le vêtement couvrant le dos (belüstü) se composait de tuman (jupe), de cütbalaq (pantalon large) et de çaxçur (pantalon large à chevilles serrées). Dans les villes, les femmes mettaient leur çaxçur au dessus de tuman en sortant de chez elles.

Les vêtements d'extérieur pour hommes étaient composés de « üst köynək » (chemise), d’arkhalig (arxalıq) et de tchoukha (çuxa - çiyinüstü). La chemise est un vêtement de forme droite, sans soudure et elle a une partie sous-aisselle colorée. Arkhalig (çiyinüstü) est une longue veste cintrée à la taille. Arkhalig était fait d’un ou de deux boutonnages et il était en soie, en satin, en cachemire, en drap, en satinette et d’autres étoffes.

Les différents types de coiffes et de chaussures ainsi que les bijoux fabriqués par les bijoutiers locaux étaient aussi une partie des vêtements traditionnels. En fonction de leur application, les bijoux des femmes sont divisés en partie tête, dos, poitrine, taille et poignet.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, des femmes venues de France et d’Angleterre s’émerveillaient devant la beauté des vêtements et des accessoires des khanoums du Karabagh. Après le retour dans leur pays, elles écrivaient dans les magazines sur la magnificence de hauts de vêtements des femmes du Karabagh.

Elles ont été particulièrement impressionnées par la coupe de la tchépken. Celles-ci étaient brodées avec du fil d’or. Les vêtements du Karabagh ont une très jolie coupe de bras et de col. La richesse des costumes nationaux du Karabagh est également liée à leurs ceintures et leurs coiffes. Les ceintures étaient principalement faites d'or. La partie qui couvrait le front des foulards – yaylıq était également décorée de pièces d'or.

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