CULTURE


Les instruments de musique traditionnels d’Azerbaïdjan

Bakou, 29 avril, AZERTAC

La musique a toujours occupé une place particulière dans la vie du peuple azerbaïdjanais. C’est en réalité l’un des principaux outils de l’auto-identification nationale et l’un des premiers facteurs du développement de la conscience nationale. Tout comme la culture musicale d’Azerbaïdjan, qui est très riche, ses instruments de musique nationaux le sont également.

Dans les faits, leur origine remonte au gaval-dach plus connu sous le nom « pierre naturelle musicale ». Il s’agit d’un lithopone naturel (savoir d’un pigment blanc composé de sulfure de zinc et de sulfate de baryum) qui se trouve à Goboustan et qui est entré dans la liste culturelle de l’UNESCO grâce à sa représentation sur les anciens pétroglyphe.

L’acoustique est produite par une frappe sur les différents fragments de cette pierre.

Grace aux vestiges archéologiques, à la découverte de peintures, d’écritures ainsi qu’à la littérature, nous avons les témoignages d’une soixantaine d’instruments de musique actuels qui trouvent leur origine dans le passé musical d’Azerbaïdjan. Ce sont le gopouz, le chang, le roud, le tchagané, le rubab, le santur, le barbed, le tambour de Chirvan, le tchogur, le ney, nuzhe, etc.

On peut également les découvrir dans l’exposition du Musée national de la culture musicale, qui a plus de 50 000 objets de collection. Les sons produits par l’ensemble des instruments nationaux folkloriques actuels, tels que le tar, le kamantcha, le saz, l’oud, le balaban, le zourna, le tutek, le tulum, le kanon, le dumbek, le naghara, le gocha-naghara au encore le gaval nous permettent de considérer les instruments du passé comme une partie importante du trésor culturel d’Azerbaïdjan.

San instrument de musique, il est difficile d’imaginer l’art du mougham, qui est ancré dans le code génétique du peuple azerbaïdjanais, ainsi que dans celui des achougs, les bardes et ménestrels azerbaïdjanais. Le mougham est l’art des achougs sont reconnus comme chefs-d’œuvre du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Avec leur usage dans le folklore lors de l’accompagnement de chants et de danses populaires, les instruments de musique sont entrés dans l’art des compositeurs azerbaïdjanais. Dans les faits, c’est grâce au premier opéra de tout l’orient musulman, le célèbre « Leyli et Madjnoun » qui a été composé en 1908 par Uzeyir Hadjibeyli que cela a été rendu possible.

Cet opéra a permis au tar, instrument de musique cher au cœur de chaque Azerbaïdjanais, de faire son entrée dans l’orchestre européen. L’utilisation généralisée des instruments folkloriques dans la musique de compositeurs professionnels a été rendue possible grâce à leurs possibilités techniques illimitées et la virtuosité des interprètes.

Les collections privées et publiques du Musée national de la culture musicale d’Azerbaïdjan comptent plus de 50 000 objets et représentations qui permettent de témoigner de l’histoire de la culture azerbaïdjanaise et de celle de ses instruments nationaux. Ce musée constitue la fierté du peuple azerbaidjanais.

 

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