CULTURE


Goboustan : emplacement et environnement géographique

Bakou, 8 mai, AZERTAC

En 2007, Goboustan, une petite région située dans la partie sud-est de la République d’Azerbaïdjan et bordée au sud par la mer Caspienne, a été incluse dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que paysage culturel d’art rupestre.

Goboustan est un lieu où les montagnes avec leurs sommets plats et leurs blocs rocheux forment des grottes et offrent un paysage unique au visiteur. Plus de 6 000 pétroglyphes datant du paléolithique supérieur au Moyen Age y ont été découverts et homologués. En 1966, la région des montagnes de Böyukdach, Kitchikdach et Jinguirdagh-Yazylytépé, qui s’étend sur un territoire de plus de 4500 hectares, a été décrétée « réserve d’Etat » par la décision du Conseil des ministres de la République soviétique socialistes d’Azerbaïdjan.

Ces lieux ont constitué pendant des millénaires des sites de peuplement et des endroits de cultes pour les anciens habitants. Des cérémonies rituelles, des rites magiques, le culte des esprits ancestraux et des montagnes s’y déroulaient. Jusqu’à aujourd’hui, la tradition de ce culte a été conservée aux alentours de Goboustan. Selon la coutume, les habitants locaux de Böyukdach effectuent une procession pour célébrer chaque mariage, le culte de la montagne étant toujours considéré comme obligatoire. Encore de nos jours, les pèlerins modernes font un nœud avec des chiffons colorés autour des branches d’arbustes sur le lieu sacré de Gara-alti, qui est situé sur la montagne de Kitchikdach.

Goboustan a une valeur universelle exceptionnelle due à la qualité et à la densité de ses gravures d’art rupestre, à l’important témoignage que présente son ensemble d’images d’art rupestre pour la chasse, la faune, la flore et le mode de vie à l’époque préhistorique et à la continuité culturelle entre les époques préhistorique et médiévale que reflète le site.

Les gravures rupestres sont un témoignage exceptionnel d’un mode de vie disparu dans la mesure où elles représentent graphiquement des activités associées à la pêche et à la chasse à une époque où le climat et la végétation de la région étaient plus chauds et plus humide qu’aujourd’hui.

Les paysages les plus isolés et les plus intacts sont ceux du mont Jinghirdag, de la colline de Yazylytepe et du mont Kichikdach. Ces zones doivent être tout à fait protégées pour faire en sorte qu’elles conservent leur authenticité. Le site le plus visité, Boyukdash, a été plus perturbé, avec des installations telles qu’une prison et une carrière de pierre qu’il faudra gérer dans le cadre du plan de gestion.

La connaissance de ce site est inégale selon les parties de la réserve d’art rupestre. Il serait souhaitable d’effectuer un levé à grande échelle de l’environnement du site en vue d’assurer la protection nécessaire garantissant l’intégrité d’ensemble du corpus rupestre.

Les mesures juridiques de protection du bien sont adaptées. Il conviendrait de compléter la documentation, de mettre en place des mesures actives de conservation et d’améliorer les compétences techniques du personnel pour mener à bien les travaux de conservation urgent.

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