CULTURE


La 43e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO se poursuit à Bakou

Sept nouveaux sites culturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

Bakou, 6 juillet, AZERTAC

La 43e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Bakou, poursuit ses travaux le 6 juillet.

Le Comité du patrimoine mondial a inscrit, au cours de sa session de la matinée, sept nouveaux sites culturels sur la Liste du patrimoine mondial en Australie, à Bahreïn, en Chine, en Inde, en Indonésie, au Japon et en République démocratique populaire lao. Les inscriptions se poursuivront jusqu’au 7 juillet.

Les nouveaux sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial sont (par ordre d’inscription) :

Tombes de la culture Dilmun (Bahreïn) – Les tombes de la culture Dilmun, construites entre 2050 et 1750 avant notre ère, s’étendent sur 21 sites archéologiques dans la partie occidentale de l’île. Six de ces sites sont des nécropoles comprenant de quelques dizaines à plusieurs milliers de tumuli, soit un total de 11 774 tombes qui prenaient la forme à l’origine de tours cylindriques basses. Les quinze autres sites comprennent 17 tombes royales construites comme des tours sépulcrales à deux niveaux. Les tombes témoignent de la civilisation Dilmun précoce, autour du IIe millénaire avant notre ère, pendant laquelle Bahreïn devint un carrefour commercial dont la prospérité permit aux habitants de développer une tradition d’inhumation complexe appliquée à l’ensemble de la population. Ces tombes présentent des caractéristiques uniques au monde par leur nombre, leur densité et leur échelle mais aussi par la présence de détails tels que des chambres funéraires dotées d’alcôves.

Paysage culturel Budj Bim (Australie) – Situé au sein de la région des Gunditjmara, une nation aborigène au sud-ouest du pays, le site comprend le volcan Budj Bim et le Tae Rak (lac Condah), auquel s’ajoute la zone de Kurtonitj, caractérisée par des marécages en zones humides, et Tyrendarra au sud, une zone de crêtes rocailleuses et de grands marais. Les coulées de lave du Budj Bim, qui relient ces trois éléments, ont permis aux Gunditjmara d’établir un des réseaux d’aquaculture les plus vastes et les plus anciens du monde. Composé de canaux, barrages et digues, ils servent à contenir les eaux de crue et créer des bassins afin de piéger, stocker et récolter l’anguille kooyang (anguilla australis) qui a fourni à la population une base économique et sociale pendant six millénaires.

Ruines archéologiques de la cité de Liangzhu (Chine) – Situées dans le delta du Yangzi Jiang, sur la côte sud-est du pays, les ruines archéologiques de Liangzhu (environ 3300-2300 avant notre ère) révèlent un ancien Etat régional au système de croyance unifié, fondé sur la riziculture dans la Chine du néolithique tardif. Le site se compose de quatre zones : le site de Yaoshan, la zone du barrage supérieur à l’embouchure de la vallée, la zone du barrage inférieur dans la plaine et la cité. Ces ruines constituent un exemple exceptionnel de civilisation urbaine ancienne s’exprimant notamment par des monuments en terre, une planification urbaine, un système de conservation de l’eau et une hiérarchie sociale qui se traduit par une différenciation des sépultures.

Cité de Jaipur (Inde) – La cité fortifiée de Jaipur, située dans l’Etat du Rajasthan, dans le nord-ouest de l’Inde, a été fondée en 1727 par Sawai Jai Singh II. Contrairement à d’autres villes de la région situées en terrains vallonnés, Jaipur fut implantée en plaine et construite selon un plan quadrillé interprété à la lumière de l’architecture védique. Les rues sont bordées d’une ligne continue de commerces à colonnades qui se croisent au centre, créant de grandes places publiques appelées chaupars. Les marchés, échoppes, résidences et temples construits le long des rues principales présentent des façades uniformes. L’urbanisme de la ville montre un échange d’idées issues des cultures hindoue ancienne. Conçue pour être une capitale marchande, la ville a maintenu jusqu’à aujourd’hui ses traditions locales commerciales, artisanales et coopératives.

Patrimoine de la mine de charbon d’Ombilin à Sawahlunto (Indonésie) – Créé pour l’extraction, le traitement et le transport d’un charbon de haute qualité dans une région isolée de Sumatra, ce système industriel fut établi par le gouvernement colonial néerlandais de la fin du XIXe aux premières années du XXe siècle. La main d’œuvre était recrutée dans la population locale et complétée par des condamnés aux travaux forcés provenant de zones contrôlées par les Néerlandais. Le bien comprend le site de la mine et la cité minière, les installations de stockage du charbon au port d’Emmahaven et le réseau ferroviaire reliant les mines aux installations côtières. Le patrimoine de la mine d’Ombilin fut construit comme un système intégré qui permettait l’extraction en grande profondeur, le traitement, le transport et l’exportation du charbon.

Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi : tertres funéraires de l’ancien Japon (Japon) – Situé sur un plateau au-dessus de la plaine d’Osaka, ce bien comprend 49 kofun (« anciens tertres » en japonais). Tumuli de tailles variées, les kofun peuvent prendre la forme de « trous de serrure », de coquilles Saint-Jacques, de carrés ou de ronds. Ces lieux de sépulture des membres de l’élite recèlent des objets funéraires (armes, armures, décorations). Ils étaient décorés de sculptures en argiles, les haniwa, qui peuvent prendre la forme de cylindres ou de formes figuratives (maisons, outils, armes, silhouettes humaines…). Les kofun sélectionnés, sur les 160 000 que compte le pays, forment la plus riche représentation matérielle de la période Kofun, du IIIe au VIe siècle de notre ère. Ils illustrent les différences de classes sociales de cette époque et témoignent d’un système funéraire très perfectionné.

Sites de jarres mégalithiques de Xieng Khouang – plaine des Jarres (République démocratique populaire lao) - Plus de 2100 jarres de pierre mégalithiques ont donné leur nom à la plaine des Jarres, située sur un plateau du Laos central. De forme tubulaire, elles étaient destinées à des pratiques funéraires au cours de l’âge de fer. Ce bien en série de 15 éléments comprend des grandes jarres de pierre taillée, des disques de pierre, des sépultures secondaires, des pierres tombales ou encore des carrières et des objets funéraires. Les sites datent de 500 avant notre ère jusqu’à 500 après notre ère. Il s’agit du témoignage le plus important de la civilisation de l’âge de fer qui les fabriqua et les utilisa avant de disparaître vers 500 de notre ère.

La 43e session du Comité du patrimoine mondial se poursuivra jusqu’au 10 juillet.

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