POLITIQUE


Hikmet Hadjiyev: Il n'y a pas d’autre modèle de règlement du conflit en dehors de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan

Bakou, 28 septembre, AZERTAC

Le Premier ministre arménien a présenté de manière totalement déformée les aspects politiques, juridiques et historiques du conflit du Haut-Karabagh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan depuis la tribune de l’Assemblée générale de l'ONU, a souligné Hikmet Hadjiyev, chef du département de la politique étrangère de l'Administration présidentielle de la République d'Azerbaïdjan, en commentant dans une interview aux journalistes l'intervention du Premier ministre arménien Nikol Pachinian lors du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU.

Hikmet Hadjiyev a fait savoir que les dirigeants arméniens, qui avaient appelé à l'annexion des territoires occupés de l'Azerbaïdjan dans la ville azerbaïdjanaise occupée de Khankendi en août dernier et qui avaient ainsi sérieusement entravé le processus de négociations mené par l'intermédiaire des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, tentent maintenant de se présenter comme « pacifistes », de tromper la communauté internationale depuis la tribune de l'ONU.

Premièrement, le Haut-Karabagh est une terre historique et une partie intégrante de l'Azerbaïdjan. Le 5 juillet 1921, le Bureau du Caucase du Comité central du Parti communiste avait décidé de maintenir le Haut-Karabagh comme partie intégrante de l'Azerbaïdjan. Malgré les prétentions mensongères des Arméniens, une expression telle que « l'annexion du Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan » n'y avait pas été utilisée.

Depuis les années 80 du siècle dernier, l'Arménie a ouvertement revendiqué la Province autonome du Haut-Karabagh de l'Azerbaïdjan, a soutenu de manière active les actes de violence et le séparatisme agressif.

La séparation unilatérale du Haut-Karabagh sans l'autorisation de l'Azerbaïdjan était contraire aux lois soviétiques et cela avait alors été constatée au plus haut niveau constitutionnel.

Donc, le Haut-Karabagh est clairement considéré comme partie intégrante de l'Azerbaïdjan selon la législation adoptée après la restauration de l'indépendance nationale.

Le principe de l'uti possidetis définit clairement que l'Azerbaïdjan a proclamé son indépendance dans le cadre des frontières de la RSS d'Azerbaïdjan avant de l’avoir restaurée.

Deuxièmement, bien que le premier ministre arménien s’exprime depuis la tribune de l’Assemblée générale de l'ONU, il passe sous silence le fait que son pays viole gravement ses engagements en vertu de la Charte des Nations Unies.

Pour rappel, selon le paragraphe 4 de l'article 2 de la Charte des Nations Unies, les membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.

En vertu des décisions du Tribunal militaire international de Nuremberg sur les résultats de la Seconde Guerre mondiale et du chapitre VII de la Charte de l'ONU qui traite des actions à mener en cas de menace contre la paix, de rupture, l'occupation et l'agression militaire ont été déterminés comme un crime international grave.

L'Arménie, ayant recouru à la force militaire, a occupé la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabagh et sept districts avoisinants, a commis un nettoyage ethnique sanglant contre la population azerbaïdjanaise de ces territoires. A la suite de cette politique, pus d'un million d'Azerbaïdjanais sont devenus des réfugiés et des déplacés internes. L'Arménie mène toujours des actions illégales dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan. Ce pays ignore également les quatre résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui dénoncent le recours à la force contre l'Azerbaïdjan, l'occupation des territoires azerbaïdjanais, les attaques contre la population civile et le bombardement des localités résidentielles de l'Azerbaïdjan. Elles exigent également le retrait complet et sans réserve des troupes d'occupation de ces territoires.

Les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU constituent la base du mandat des membres du Groupe de Minsk de l'OSCE, chargé de la médiation du règlement du conflit du Haut-Karabagh. La communauté internationale reconnaît et soutient, elle aussi, l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Azerbaïdjan dans le cadre de ses frontières internationalement reconnues.

Troisièmement, les dirigeants arméniens prétendent que ce conflit n'est pas un différend territorial entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie et qu'il s'agit d'une question de droits de l'homme. Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, la décision de la Cour européenne des droits de l'homme sur l'affaire « Chiragov et autres contre l’Arménie » confirment clairement que l'occupation de territoires constitue la base fondamentale de ce conflit. La présence militaire des forces armées arméniennes dans les territoires occupés et la poursuite de l'occupation prouvent la vraie nature du conflit.

Donc, si les dirigeants arméniens veulent présenter ce conflit dans le contexte des droits de l'homme, alors ils reconnaissent eux-mêmes l'épuration ethnique sanglante commise par leur pays contre plus d'un million d'Azerbaïdjanais et la violation de leurs droits fondamentaux. C'est hypocrite de parler des droits de l'homme, si ce pays a violé les droits fondamentaux de plus d'un million d'Azerbaïdjanais.

Quatrièmement, les dirigeants arméniens déclarent que le règlement du conflit devrait être fondé sur une formule acceptable pour l'Arménie, le Haut-Karabagh et l'Azerbaïdjan. Ce sont l'Arménie et l'Azerbaïdjan qui sont les parties en conflit. La région du Haut-Karabagh de l'Azerbaïdjan compte des communautés azerbaïdjanaise et arménienne.

L'Azerbaïdjan n'a aucune revendication territoriale contre aucun État. La résolution acceptable pour l'Azerbaïdjan repose sur la Charte des Nations Unies, le droit et la justice internationaux, et cette position est soutenue par la communauté internationale. Pour le règlement du conflit, les troupes arméniennes doivent se retirer des territoires occupés de l'Azerbaïdjan, il faut mettre fin à l'occupation, les déplacés internes azerbaïdjanais doivent retourner dans leurs foyers, l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Azerbaïdjan doivent être rétablies. Puis, un modèle d'autodétermination visant la coexistence pacifique des communautés azerbaïdjanaise et arménienne de la région du Haut-Karabagh de l'Azerbaïdjan doit être défini.

Il n'y a pas d’autre modèle de règlement du conflit en dehors de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan. Le règlement du conflit peut conduire à l'assurance de la paix et de la sécurité durables dans la région, à l'amélioration du bien-être de la communauté arménienne du Haut-Karabagh, qui vit actuellement dans des conditions difficiles, et même au développement de l'Arménie.

L'Arménie doit enfin comprendre que l'occupation militaire du territoire de l'Azerbaïdjan n'est pas la résolution du conflit et ne donnera jamais des résultats souhaités par l'Arménie.

Au lieu de perdre du temps et de tromper son peuple et la communauté international en cherchant des arguments historiques, populistes et démagogiques infondés afin de justifier sa politique d'annexion, l'Arménie doit participer de manière constructive dans le processus de règlement du conflit, se conformer à ses engagements internationaux et retirer ses troupes des territoires occupés de l'Azerbaïdjan.

 

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