POLITIQUE


Le président azerbaïdjanais : En tenant compte des déclarations de l’Arménie, il est évident qu’ils nous provoquent

Bakou, 3 octobre, AZERTAC

En tenant compte des déclarations de l’Arménie, il est tout à fait évident qu’ils nous provoquent. Il y a un an, le Premier ministre arménien a déclaré que « le Karabagh, c’est l'Arménie » et cette déclaration rend les pourparlers absolument insensés. Car l'un des principaux points à la table des négociations est le retour des territoires occupés à l’Azerbaïdjan. Et s'il dit que « le Karabagh, c’est l'Arménie » et qu'il comprend que le Karabagh n'est pas seulement l'ancienne province autonome du Haut-Karabagh, mais aussi tous les territoires occupés, cela signifie qu'ils ne veulent pas rendre ces territoires, cela signifie la fin des négociations, a déclaré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev dans son entretien accordé à la chaîne de télévision Al Jazeera.

En réponse à la question « pourquoi l'Arménie risquerait-elle une provocation ? », le président Ilham Aliyev a dit : Premièrement, je pense qu'ils voulaient perturber complètement le processus de négociation. Ensuite, ils ont voulu nous blâmer, comme ils le font, et dire qu’il est impossible d'avoir des négociations avec l'Azerbaïdjan. Et je pense que l'une des raisons pourrait être les difficultés internes. Car nous savons ce qui se passe actuellement en Arménie, ils souffrent d'une crise politique très grave. Le président du principal parti d'opposition a été arrêté deux jours avant le lancement de l’attaque. Deux anciens présidents font l'objet d'une enquête pénale. Un régime dictatorial a en fait été établi en Arménie. Toutes les promesses que leur Premier ministre a faites après la révolution ne sont que des paroles, rien n'a été mis en œuvre. Ils ont l'une des pires situations au monde concernant la pandémie, alors il fallait détourner l'attention et il a réussi à le faire. Et maintenant comme s’il essaie de consolider la société face à la soi-disant agression azerbaïdjanaise et renforcer son pouvoir personnel. Donc, tout est très logique de leur point de vue, mais ils ont fait une très grosse erreur, et de plus, avant l'agression, plusieurs jours avant, je parlais à l'Assemblée générale de l'ONU, en disant qu'ils se préparaient à la guerre et qu'il fallait les empêcher. Et c’est ce qui a été le cas », a affirmé le président de la République d’Azerbaïdjan.

 

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