POLITIQUE


Jérôme Lambert : La manifestation de certains arméniens devant le siège de TF1 pour protester contre le reportage effectué du coté azerbaïdjanais montre le degré de radicalité que nous atteignons

Paris, 28 octobre, AZƏRTAC

Non, je n’ai pas publié les caricatures de Mahomet. Je pense que si je l’avais fait (j’aurais pu le faire) les commentaires de haine et les menaces auraient été les mêmes. Mon crime ? Avoir publié un article du Figaro qui interviewe de façon libre le président de l’Azerbaïdjan.

Mon commentaire à cet article que vous pouvez vous même consulter, car il figure toujours sur mon compte, était d’indiquer la position officielle de la France depuis 30 ans sur ce conflit. La France soutient les résolutions de l’ONU qu’elle a d’ailleurs elle-même votées.

J’ai indiqué, pour terminer, que chacun était bien entendu libre de pouvoir juger les propos relatés dans l’article du Figaro.

Cela a entraîné un tombereau de messages d’insultes et de menaces. J’ai compris qu’en France, aujourd’hui, il n’était pas possible d’évoquer la situation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sans approuver le point de vue de l’Arménie faute de quoi nous encourrions ce type de réaction fanatisées. Une manifestation de certains arméniens devant le siège de TF1 pour protester contre le seul reportage de la télévision française effectué du « coté » azerbaïdjanais montre le degré de radicalité que nous atteignons ! Une réaction de reporters sans frontière à ce propos pour attester cela :

https://rsf.org/fr/actualites/une-journaliste-auteure-dun-reportage-sur-le-conflit-au-haut-karabakh-violemment-prise-partie-en

Pour autant, à la suite de l’assassinat du professeur, le président de la république à nous enjoint de défendre la liberté d’expression et de pensée. De plus je continuerais, bien entendu, à défendre les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Les fanatiques de tout poil n’ont pas leur place en France ou alors en prison.

Membre de la commission des affaires étrangères, de la commission des affaires européennes, de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et aussi celle de la francophonie, je préside le groupe parlementaire d’amitié avec la Tunisie et je suis vice-président d’une vingtaine d’autres, dont les USA, la Chine, la Russie, le Japon, le Brésil, la Corée, l’Algérie etc. Et l’Azerbaïdjan !

Être membre d’un groupe d’amitié ne signifie en rien que le régime ou le système de ce pays conviennent à ses membres. Cela signifie que l’on s’intéresse aux relations de la France afin de défendre notre point de vue.

Ainsi depuis plusieurs années la principauté activité parlementaire qui m’a été confiée est celle de m’occuper des questions relevant de la politique étrangère et de la défense des intérêts de notre pays à travers le Monde.

C’est dans ce cadre que je m’intéresse à plusieurs dossiers importants... dont celui aujourd’hui du conflit dans le Caucase.

Jamais depuis que je suis député, et malgré mes très nombreuses missions et prises de positions sur de nombreux sujets, parfois brûlants, je n’ai fait l’objet de menaces et d’insultes personnelles.

Ils essaient par tous moyens d’intimidation de me faire taire. Comme le font les islamistes, nous l’avons constaté malheureusement il y a encore peu.

Mon combat pour la paix dans le monde, pour une meilleure justice partout, continuera ... tant que les charentais me feront confiance pour cela... comme je me suis engagé auprès d’eux.

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