POLITIQUE


Hikmet Hadjiyev : Cette résolution du Sénat français n'est rien d'autre qu'un bout de papier pour l'Azerbaïdjan

Cette démarche provocatrice du Sénat manifeste le parti pris traditionnel des milieux politiques français pour l'Arménie

Bakou, 26 novembre, AZERTAC

L'assistant du président azerbaïdjanais, Hikmet Hadjiyev, s'est exprimé sur l'adoption au Sénat français d'un projet de résolution sur la reconnaissance de la soi-disant République du Haut-Karabagh.

Hikmet Hadjiyev a dit :

« Le 18 novembre, un groupe de sénateurs soumis à l'influence de la diaspora et du lobby arméniens a présenté à la Présidence du Sénat français un projet de résolution n°145 portant « nécessité de reconnaître la République du Haut-Karabagh », qui a été adoptée après être discutée le 25 novembre.

Tout d'abord, nous tenons à souligner que cette résolution n'est rien d'autre qu'un bout de papier ordinaire pour l'Azerbaïdjan. Adopté pour des ambitions politiques rétrécies, ce document viole gravement le droit international, la Charte des Nations Unies et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU et soulève de sérieuses questions sur les intentions et les activités objectives de la France en tant que coprésidente du Groupe de Minsk et membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette démarche provocatrice du Sénat manifeste le parti pris traditionnel des milieux politiques français pour l'Arménie.

La position pro-arménienne ouverte de la France, ayant oublié que le pays médiateur doit être impartial et juste, a été l'un des principaux obstacles au règlement pacifique du conflit conformément aux normes et principes du droit international. C'est son soutien qui a encouragé l'Arménie, pays agresseur, à maintenir le statu quo et à renforcer le fait de l'occupation.

Il est regrettable que le Sénat français soit resté silencieux pendant 30 ans contre l'occupation des territoires internationalement reconnus de l'Azerbaïdjan, le meurtre de la population civile, le nettoyage ethnique, le terrorisme environnemental, les implantations illégales et les activités économiques illicites sur nos terres.

Nous rejetons catégoriquement les fausses accusations et calomnies contre l'Azerbaïdjan et la Turquie, pays frère, dans le texte de la résolution, et condamnons fermement toute tentative de déformer les aspects historiques, politiques et juridiques du conflit.

Les allégations selon lesquelles la Turquie et l'Azerbaïdjan auraient recruté des mercenaires étrangers pour combattre n'ont pas de fondement. Les faits et preuves pertinents concernant la présence des mercenaires français dans les rangs des forces armées arméniennes dans les territoires de l'Azerbaïdjan ont été portés à l'attention de la France par nos organismes compétents.

Nous considérons la résolution comme un exemple évident de l'islamophobie croissante en France. La discrimination et la persécution de l'islam et des musulmans en France sous couvert de l'extrême laïcité et de la liberté de la presse nous rappelle l'antisémitisme qui régnait autrefois sur le pays et continue même aujourd'hui.

Le Sénat français s'abstient délibérément de condamner les provocations militaires arméniennes contre la population civile, les installations civiles, les infrastructures énergétiques et de transport proches et loin de la zone de conflit pendant 44 jours d'affrontements, mais accuse d'une manière déloyale l'Azerbaïdjan, dont les habitants civils ont été tués, les villages, les bourgs et les villes ont été soumis à des attaques à la roquette.

Les milieux politiques pro-arméniens de France doivent comprendre que l'Azerbaïdjan a mené une guerre contre les forces militaires occupantes étrangères sur ses terres et que ces terres sont les territoires souverains de l'Azerbaïdjan reconnus par le droit international. Aucune force ne peut en accuser l'Azerbaïdjan et exiger le retrait des troupes azerbaïdjanaises de ces territoires.

Avec la déclaration conjointe du 10 novembre 2020 signée par le président azerbaïdjanais, le président russe et le premier ministre arménien a mis fin à l'escalade militaire entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et a entamé des actions pratiques pour établir la paix dans la région. Malheureusement, la France, l'un des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, tente de perturber cet accord et de relancer le conflit. La récente politique hypocrite de la France contre notre pays dans un certain nombre d'organisations internationales suscite de sérieuses préoccupations et questions pour le côté azerbaïdjanais.

Si le Sénat français est tellement « préoccupé » par la justice et le droit international, il serait plus logique qu'il se penche sur la question de l'île comorienne de Mayotte, l'un des derniers exemples de colonialisme, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale de l'ONU et des résolutions du Mouvement des non-alignés.

Nous considérons l'adoption de cette résolution comme une étape très embarrassante pour la politique et le parlementarisme français. Le gouvernement français devrait exprimer sa position officielle sur l'inadmissibilité de telles mesures provocatrices et exprimer son soutien à l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan en publiant une déclaration condamnant la résolution ».

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