POLITIQUE


La Déclaration nationale de l’Azerbaïdjan a été présentée lors de la 212e session du Conseil exécutif de l’UNESCO

Paris, 18 octobre, AZERTAC

Le Conseil exécutif de l’UNESCO poursuit sa 212e session. La Délégation permanente de la République d’Azerbaïdjan a présenté la Déclaration nationale lors de la 212e session du Conseil exécutif de l’UNESCO.

« Nous sommes actuellement dans la deuxième année de la pandémie de COVID-19, qui a considérablement influencé tous les domaines d'activités. De grands efforts ont été consentis au niveau mondial afin de combattre cette pandémie. Désormais, il nous faut également songer à la période post-Covid. Dans cette période difficile, l'Azerbaïdjan a soutenu les initiatives de l'UNESCO et s'est engagé activement dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 au sein de différentes plateformes internationales », a déclaré l’Ambassadeur Elman Abdullayev, Délégué permanent de l’Azerbaïdjan auprès de l’UNESCO.

« L'Azerbaïdjan a libéré ses territoires de l’occupation arménienne qui durait depuis 30 ans, et la signature de la Déclaration trilatérale par les dirigeants de l'Azerbaïdjan, de la Fédération de Russie et de l'Arménie, le 10 novembre 2020, a mis fin au conflit armé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. L'Arménie a mené une politique systématique de destruction, de pillage et de détournement du patrimoine culturel de l'Azerbaïdjan, tant dans les territoires qu'elle a occupés qu'en Arménie proprement dite. En détruisant les monuments, en modifiant les caractéristiques architecturales et en menant des fouilles « archéologiques », l'Arménie a poursuivi des objectifs de grande envergure visant à supprimer tout signe révélant leur origine azerbaïdjanaise.

Toutes ces actions constituent une violation flagrante du droit humanitaire international, y compris des instruments de l'UNESCO, tels que la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et ses Deux Protocoles, ainsi que la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels », a-t-il souligné.

Dans la Déclaration nationale il est noté que la résolution du conflit ouvre de nouvelles perspectives de coopération régionale, de développement et de prospérité grâce à la normalisation des relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Le maintien de la paix, les activités de réhabilitation et de reconstruction, le retour des personnes déplacées doivent être une priorité absolue.

Dans cette optique, le gouvernement azerbaïdjanais est entré dans une nouvelle phase post-conflit de réhabilitation, de reconstruction et de réintégration. Le gouvernement a déjà pris des mesures pratiques visant à réparer les conséquences de l'occupation de ces territoires pendant des décennies, notamment la restauration de nos sites historiques, culturels et religieux.

Rappelant la position de l’Azerbaïdjan, le Délégué permanent de l’Azerbaïdjan auprès de l’UNESCO a dit : « L'Azerbaïdjan a déclaré au plus haut niveau sa détermination à ce que tous les monuments culturels et religieux des territoires libérés, quelle que soit leur origine, soient dûment préservés, restaurés et rendus fonctionnels.

Les sites religieux, les monuments historiques, les mausolées, les maisons-musées sont en cours de restauration dans le cadre de travaux de reconstruction à grande échelle dans les territoires libérés, y compris dans la ville de Choucha, la capitale culturelle de l'Azerbaïdjan. Je tiens à souligner que ces travaux de reconstruction sont réalisés dans le respect du style architectural originel afin de restaurer l'image historique de la ville de Choucha, avec l’assistance d'experts internationaux ».

« Après la fin du conflit, l'accès au patrimoine culturel a été réouvert, ce qui rend possible l'évaluation des dommages infligés au patrimoine culturel de l'Azerbaïdjan. Ce dernier point rendra nécessaire un rôle actif de l'UNESCO. A cet égard, je tiens à vous informer qu'aujourd'hui les négociations sur l'envoi d'une mission technique indépendante de l'UNESCO dans les territoires de la République d'Azerbaïdjan touchés par le conflit se poursuivent avec l'UNESCO. En fait, le gouvernement azerbaïdjanais a fait valoir la nécessité d'envoyer de telles missions et l'avait portée à l'attention de l'UNESCO à l’occasion de nombreuses plateformes au cours des 30 années d'occupation, mais cette mission avait été empêchée à chaque fois par l'Arménie, ce qui a été reconnu par l'UNESCO elle-même dans son rapport de 2005. L'Azerbaïdjan attache une grande importance à sa coopération avec l'UNESCO et demeure toujours ouvert à un dialogue constructif. Nous pensons que la réalisation immédiate de cette mission tant attendue sera une contribution essentielle à la réhabilitation et à la reconstruction du patrimoine culturel endommagé, pillé ou altéré pendant l'occupation.

Face à ces activités de l'Azerbaïdjan, l'Arménie s’efforce continuellement de trouver des moyens de politiser cette question.

Alors que la vie renaît dans ces territoires, des festivités de deux jours ont été organisées dans la plaine emblématique de Jidir Duzu, près de Choucha, la capitale culturelle de l'Azerbaïdjan, pour la première fois depuis 30 ans. Pour son édition 2021, l'événement s'est déroulé sous la devise « Multiculturalisme dans la musique azerbaïdjanaise » et a mis en avant la créativité musicale des différentes minorités ethniques vivant dans le pays. Des chefs-d'œuvre des plus grands compositeurs et chanteurs azerbaïdjanais, dont Uzeyir Hadjibeyov, Fikret Amirov, Gara Garayev, Muslim Magomayev, Bulbul et Khan Chouchinski, ont été interprétés dans le cadre de ce festival.

En outre, la journée du 18 septembre - Journée nationale de la musique -, consacrée au grand compositeur azerbaïdjanais Uzeyir Hajibeyov, qui fut le premier compositeur d'opéra du monde musulman, a été célébrée cette année pour la première fois à Choucha. Un monument à Uzeyir Hajibeyov a été inauguré dans sa ville natale.

En 2021, nous célébrons le 880e anniversaire de la naissance du grand poète et penseur azerbaïdjanais Nizami Gandjavi. L'année 2021 est déclarée « Année Nizami Gandjavi » en République d'Azerbaïdjan par décret présidentiel. Dans ce cadre, à l'initiative de l'Azerbaïdjan, un séminaire en ligne intitulé « L'égalité de l'éducation et l'égalité des sexes à travers le prisme de la philosophie de Nizami » s’est tenu le 24 septembre, avec la participation active d'éminents représentants de l'UNESCO. Le 4 octobre, le gouvernement azerbaïdjanais et l'UNESCO ont co-organisé un événement culturel consacré à Nizami Gandjavi au siège de l'Organisation. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier chaleureusement le Directeur général ainsi que nos États membres pour leur précieux soutien », a-t-il prononcé.

« En ce qui concerne les activités de l'Azerbaïdjan au sein de l'UNESCO, vous savez tous que mon pays a toujours soutenu les différentes activités de l'UNESCO et continuera à le faire », a dit E. Abdullayev.

 

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