MONDE


Les efforts de secours déployés après l'éruption volcanique aux îles Tonga font face à des difficultés

Bakou, 19 janvier, AZERTAC

Les efforts de secours déployés après l'éruption volcanique aux îles Tonga font face à des difficultés telles que l'interruption des communications, la fermeture du principal aéroport en raison de la chute de cendres volcaniques et l'application rigoureuse de mesures locales contre la COVID, ont déclaré mardi des responsables de l'ONU.

Ils ont annoncé que le bilan de victimes de la catastrophe s'élevait pour le moment à trois morts et un nombre encore inconnu de blessés.

"L'évaluation des autorités tonguiennes sur les besoins est en cours, et elle devra fournir une meilleure estimation sur ce qui est nécessaire pour la communauté internationale", a indiqué Stéphane Dujarric, porte-parole en chef du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. "Nos équipes et secours d'urgence sont prêts tandis que les stocks aux Tongas en train d'être préparés pour la distribution une fois que les besoins humanitaires auront été identifiés".

"Notre personnel sur place travaille en se joignant aux efforts de coordination et de réponse dans le pays", a-t-il confié lors d'un point de presse régulier. Il y a actuellement 23 employés de l'ONU aux Tonga, dont 22 locaux et un agent international.

Lors d'une vidéoconférence, Jonathan Veitch, coordinateur résident et humanitaire par intérim des Nations Unies pour les Fidji, les Salomon, les Tonga, les Tuvalu et le Vanuatu, a présenté les difficultés auxquelles le pays se trouve confronté après l'éruption de samedi.

Les communications entre les 36 îles inhabitées sur les 169 que compte le pays ont été limitées aux téléphones satellitaires, et il en va de même pour la capitale Nuku'alofa ainsi qu'entre les Tonga et le monde extérieur.

La principale communication sous-marine a été endommagée, engendrant l'interruption de services vocaux, vidéo et internet.

Le choix naturel pour les travailleurs humanitaires désireux d'apporter leur aide serait de passer par la voie des airs, mais l'aéroport de Nuku'alofa demeure fermé car le nettoyage des cendres n'a pas encore pu être achevé, a noté M. Veitch. Il a fait savoir qu'il fallait de six à huit jours pour qu'un bateau en provenance d'Australie ou de Nouvelle-Zélande puisse gagner un port des Tonga.

Le responsable de l'ONU a également observé qu'il restait une interrogation quant à la façon dont les autorités locales traiteront les personnes arrivant aux Tonga, qui sont sous le coup de protocoles sanitaires extrêmement stricts. Aucun cas de COVID-19 n'y a été recensé.

Des techniciens examinent une centrale de dessalement sur l'île principale pour savoir si elle est prête à être remise en service. Les navires attendus transportent de l'eau, de la nourriture, du matériel d'urgence et des unités de dessalement.

Xinhua

 

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