CULTURE


Les tapis du Karabagh

Bakou, 15 février, AZERTAC

Il existe 33 compositions des tapis du Karabagh. Selon les caractéristiques de la laine de différentes races de mouton local les tapis du Karabagh se distingues par leur poil haut dense et doux. Ces tapis sont célèbres par les couleurs vifs et l’amour de la vie. Les tapis du Karabagh se divisent en quatre groupes qui sont les suivants : avec un médaillon, sans médaillon, moquette (pour prier, mosquée) et avec motifs. Ces tapis étaient fabriqués dans les bourgs de Malybeyli, Mouradkhanly, Dachboulag, Djabraïl, Horadiz etc. – partie montagneuse du Karabagh. L’école de tapisserie du Karabagh, située au Sud-ouest de l’Azerbaïdjan se développait dans deux zones - montagneuse et aran (basse).

Au XIXe siècle, la ville de Choucha et les villages, tels que Dachboulag, Dovchanly, Guirov, Trniviz, Tchanakhtchy, Tough, Kuehna, Toughlar, Hadrout, Mouradkhanly, Gassimouchaghy, Goubadly, Gozagh, Mirseyid, Baghirbeyli, Khanlllig, Dagh Toumas occupaient une place importante dans le tissage du tapis au Haut-Karabagh, dont le nom est mentionné au Xe siècle par les historiens arabes Al-Muqaddasi, Masoudiet d’autres.

Djabraïl, Aghdam, Berdé et Fuzouli jouaient un rôle important dans la fabrication du tapis dans les régions basses, qui étaient bien fournies des matières premières que les zones montagneuses. Selon leurs structures rythmiques, particularités technologiques et leurs couleurs les centres de tapisserie de Zenguézour et de Nakhtchivan font partie de l’école de tapisserie du Karabagh.

Les tapis parfumés comme «Aran», «Baghtchadaguller» (les fleurs dans un jardin), «Balig» (poisson), «Bouynouz» (Corne), «Berde», «Behmenli», «Karabagh», «Godja» (vieil), «Gassimouchaghy», «Lemberan», «Moughan», «Talych», «Lampa» (lampe), «Malybeyli», «Khanguervend», «Khanlyg», «Khantirme», «Tchelebi», «Chabalidbouta» sont des exemples classiques de l’école de tapisserie du Karabagh. L’ensemble de khaly-gaba, composé de 5 tapis adaptés à l’intérieur des maisons était très répandu au Karabagh.

Au XVIIIe siècle, Choucha était le centre de l’école de tapisserie du Karabagh. Outre les classiques tapis parfumés, les nouvelles compositions de tapis – «Baghtchadaguller», «Sakhsidaguller» (fleurs en pot), «Bouloud» (nuage) étaient tissées à Choucha sur la base des motifs pris de différents objets ménagers (pot, savon parfumé, chintz) apportés de la Russie, ainsi que de l’Europe. La palette de couleurs des tapis du Karabagh est très riche et reflète en soi toutes les nuances les plus délicates de toutes les couleurs de la nature du Karabagh. Traditionnellement, l’arrière-fond des tapis azerbaïdjanais est tissé avec le rouge. Depuis l'époque antique, les karabaghiotes utilisaient différents insectes, en particulier la cochenille pour obtenir des beaux rouge et violets. Les gens l’appelaient «coléoptère rouge», «ver rouge» ou «insecte de chêne».

La tapisserie, l’un des axes les plus intéressants des arts décoratifs et appliqués de l’Azerbaïdjan, a une place particulière dans l’histoire de notre culture nationale. L’art du tissage du tapis azerbaïdjanais a une histoire très ancienne. Les découvertes archéologiques et les sources écrites prouvent que nos ancêtres avaient pratiqué ce métier av. J.C..

Au Ier millénaire av. J.C., l’émergence des villes et de la culture urbaine a donné une grande impulsion au développement de l’artisanat. Le tissage du tapis était en plein développement dans les Etats ayant existé sur le territoire de l’Azerbaïdjan. En étudiant les échantillons de tapis découverts dans les kourganes de Pazryg à Altay montagneux, S.I. Roudenko avait révélé que c’était le travail des artisans du tapis d’Iran et d’Atropatène.

Apparemment, les tapis azerbaïdjanais s’étaient étendus sur une vaste surface encore dans les temps anciens. L’ancien auteur Xénophon (Ve et Ive siècles av. J.-C.) écrivait que les Persans avaient utilisé non seulement le mode de vie luxueux des Mèdes, mais aussi leurs tapis.

Il n’y a pas un seul village, ni ville et zone résidentielle en Azerbaïdjan où l’art de la tapisserie n’est pas pratiqué. Depuis l’Antiquité jusqu’à présent, la tapisserie existe et se développe comme une branche inséparable de l’art populaire. Les produits de tapis répondaient, en premier lieu, aux besoins ménagers et esthétiques du peuple et servaient à des fins pratiques. Grâce à eux, les gens se protégeaient de la chaleur, du froid, du soleil, de la pluie, de la poussière et du vent. Nos ancêtres naissaient, vivaient et mouraient sur des tapis. Cette tradition existe toujours aujourd’hui.

La création et le développement de la tapisserie en Azerbaïdjan sont principalement liés au fait qu’il se situe au carrefour de l’Est et de l’Ouest. Le passage des routes commerciales et des caravanes à travers ce territoire, les relations économiques substantielles et les échanges de marchandises de l’Azerbaïdjan prouvent qu’aux XIIIe et XVe siècles, le tapis avait été l’un des principales marchandises exportées depuis l’Azerbaïdjan vers les pays européens.

Les grands musées occidentaux enrichissaient leurs collections par ces tapis. Les tapis azerbaïdjanais occupaient une place particulière aussi dans des collections personnelles. A présent, ces tapis sont conservés dans un certain nombre de musées mondiaux.

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