MONDE


Antonio Guterres : Ce serait une grave erreur de penser que la pandémie de coronavirus est terminée

Bakou, 10 mars, AZERTAC

Deux ans après le début de la crise sanitaire sans précédent provoquée par la pandémie de Covid-19, ce serait une grave erreur de penser que cette pandémie est terminée, a estimé mercredi le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

« Il y a deux ans, la vie des gens du monde entier a été bouleversée par un virus », a rappelé le chef de l’ONU. Cette crise sanitaire s’est doublée d’une crise économique et « a plongé des millions de personnes dans la pauvreté ».

« Le bilan le plus tragique de la pandémie est celui de la santé et de la vie de millions de personnes, avec plus de 446 millions de cas dans le monde, plus de six millions de décès confirmés et d’innombrables personnes confrontées à une détérioration de leur santé mentale », a déclaré M. Guterres.

A ce jour notamment, grâce au « développement et au déploiement extraordinairement rapides de vaccins », de nombreuses régions du monde maîtrisent la pandémie.

« Mais ce serait une grave erreur de penser que la pandémie est terminée », a déclaré M. Guterres.

Il a rappelé que « la distribution des vaccins reste scandaleusement inégale ». Alors que 1,5 milliard de doses sont produites chaque mois, « près de trois milliards de personnes attendent toujours leur première injection ».

Pour lui « cet échec est le résultat direct de décisions politiques et budgétaires qui donnent la priorité à la santé des habitants des pays riches sur celle des habitants des pays pauvres ».

« C’est une condamnation morale de notre monde. C’est aussi une recette pour plus de variants (du virus), plus de confinement, et plus de détresse et de sacrifice dans chaque pays ».

« Notre monde ne peut pas se permettre une récupération à deux vitesses de la Covid-19 », a estimé le chef de l’ONU. Il insiste sur la nécessité d’atteindre l’objectif de « vacciner 70% des personnes dans tous les pays d’ici le milieu de cette année ».

« Les gouvernements et les entreprises pharmaceutiques doivent travailler ensemble pour multiplier le nombre de pays capables de produire des tests, des vaccins et des traitements en partageant les licences et la propriété intellectuelle, et en fournissant le soutien technologique et financier nécessaire.

Il faut pour cela des « solides systèmes nationaux d’administration des vaccins » et lutter contre la désinformation.

« La science et la solidarité se sont avérées être une combinaison imbattable. Nous devons nous engager à nouveau à mettre fin à cette pandémie pour tous les peuples et tous les pays, et à clore une fois pour toutes ce triste chapitre de l’histoire de l’humanité », a-t-il conclu. (ONU)

 

 

 

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