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Le président Ilham Aliyev participe à la cérémonie de pose de la première pierre de la Centrale solaire de Garadagh VIDEO

Bakou, 15 mars, AZERTAC

La cérémonie de pose de la première pierre de la Centrale solaire de Garadagh, d’une puissance de 230 MW, qui sera construite en Azerbaïdjan par la société Masdar des Émirats arabes unis s'est tenue mardi 15 mars au Palais de Gulustan à Bakou.

La cérémonie a été marquée par la présence du président de la République Ilham Aliyev.

Le chef de l’Etat a prononcé une allocution lors de la cérémonie.

Allocution du président Ilham Aliyev

- Chers mesdames et messieurs,

Chers invités,

Aujourd'hui, c’est un jour très important dans le secteur de l'énergie de notre pays. La première pierre de la Centrale solaire de Garadagh est posée aujourd'hui. Je vous félicite sincèrement ainsi que tout le peuple azerbaïdjanais à cette occasion. C'est en effet un événement très important que cette centrale d’une puissance de 230 MW satisferait la demande croissante en électricité de notre pays, tout en élargissant nos opportunités d'exportation.

Je suis très heureux que ce grand projet soit mis en œuvre par la société Masdar, une entreprise de renommée mondiale possédant une vaste expérience dans ce domaine. Comme je l'ai mentionné, Masdar a une grande expérience en la matière et opère avec succès dans de nombreux pays depuis de nombreuses années. Bien sûr, l'investissement de cette société en Azerbaïdjan est très louable. Cela montre une fois de plus que l'Azerbaïdjan est un pays très attractif, un pays ouvert pour les investissements étrangers. En Azerbaïdjan, il existe un très bon climat d'investissement et, en même temps, le pays remplit toutes ses obligations vis-à-vis des partenaires étrangers. L'une de nos principales priorités est d'attirer d’importants investissements étrangers dans le secteur non pétrolier en Azerbaïdjan. Car depuis de nombreuses années, 10 milliards de dollars ont été investis dans le secteur pétro-gazier, ce qui nous a permis de réaliser ce que nous voulions dans le domaine de l'énergie. L'Azerbaïdjan est aujourd'hui un exportateur de pétrole brut, de gaz naturel, de produits pétroliers et d'électricité. Nous avons un grand potentiel en termes d'exportation d'électricité. Nous exportons déjà vers quatre pays voisins et je suis convaincu que nous aurons accès à d'autres marchés avec notre électricité à l'avenir. Dans cette optique, la construction de chaque nouvelle centrale, comme je l'ai dit, augmente notre potentiel d'exportation.

Masdar représente les Émirats arabes unis, un pays ami pour nous. Nos relations bilatérales sont à un niveau très élevé. Nous coopérons avec succès dans les domaines politique, économique et autres. Nos relations commerciales se développent. Il existe de nombreuses opportunités dans le domaine du tourisme, et je suis heureux que la croissance dans ce domaine soit également évidente. En bref, les relations entre les Émirats arabes unis et l'Azerbaïdjan sont très prometteuses. Je suis heureux que la coopération dans le domaine de la production d'énergie renouvelable commence aujourd'hui. En fait, le contrat de mise en œuvre entre le ministère de l'Énergie de l'Azerbaïdjan et Masdar a été signé il y a un an. Les préparatifs étaient en cours pendant cette période, et aujourd'hui nous sommes réunis pour la cérémonie de pose de la première pierre.

Je dois dire que des démarches très importantes ont été faites dans le secteur de l'énergie depuis le début de cette année. En janvier, ACWA Power, une société saoudienne bien connue, a posé la première pierre d'une centrale éolienne de 240 MW. Une centrale électrique de 385 MW construite par la Société anonyme ouverte Azerenerji a été inaugurée en février, et la première pierre d'une centrale solaire de 230 MW est posée aujourd'hui. Autrement dit, de nouvelles capacités de production de 855 mégawatts sont créées en moins de trois mois. Une capacité de 385 mégawatts a déjà été créée. Je suis convaincu que des capacités supplémentaires seront incluses dans notre système global en 2023, et ce n'est que le début. Car le développement des énergies renouvelables constitue une priorité pour nous. Nous travaillons depuis de nombreuses années pour résoudre ce problème et nous en voyons aujourd'hui des résultats tangibles. En général, la stabilité existante en Azerbaïdjan, le développement économique, nos relations avec les pays voisins, nos transports, nos communications et nos contacts étroits avec les pays voisins en termes de lignes électriques ont créé une situation unique dans laquelle l'Azerbaïdjan n'est pas seulement un important producteur de pétrole brut, de produits pétroliers et de gaz naturel, mais aussi un important producteur et exportateur d'électricité. Je suis sûr que nous en voyons déjà les manifestations. Il faut aussi tenir compte du fait qu'il y a un grand besoin d'électricité dans les pays voisins et sur le continent européen. Nous ne produisons de l'électricité qu’à partir de sources écologiques telles que le gaz naturel, l’eau, l’énergie solaire et éolienne. Je tiens à répéter que le potentiel des énergies renouvelables en Azerbaïdjan est énorme. C'est pourquoi les principales sociétés compétentes du monde sont désormais très intéressées par la coopération avec l'Azerbaïdjan dans ce domaine. Je suis convaincu que nous lancerons de nouveaux projets dans un avenir proche.

Un grand potentiel est disponible dans les territoires libérés. Des calculs précis ont déjà été faits et la production d'énergie solaire et éolienne peut atteindre environ 9 000 à 10 000 MW. Des démarches préliminaires sont déjà en cours, des négociations sont en cours avec le groupe BP pour construire une centrale solaire d'une capacité de production de plus de 200 MW. J'espère que ces pourparlers seront également couronnés de succès. D'autres grandes entreprises s'intéressent à la région. Je dois dire que pendant les 30 années d'occupation, les Arméniens et l'Etat arménien ont détruit toute l'infrastructure, tous les bâtiments, sites historiques et religieux dans les territoires occupés. De nombreux documents, vidéos et informations photographiques le confirment. En particulier, plus de 30 centrales hydroélectriques ont été détruites dans les régions de Kelbédjer et Latchine, et nous avons déjà commencé des travaux à grande échelle dans les terres libérées, y compris dans le domaine de l'électricité. L'année dernière, nous avons restauré quatre centrales hydroélectriques. Leur capacité de production totale est de 20 MW. Cette année, il est prévu de reconstruire cinq centrales hydroélectriques d'une capacité de production de 27 MW. Bien sûr, les capacités ne sont pas très importantes par rapport aux autres centrales. Cependant, le nombre de ces centrales sera supérieur à 30 dans les seules régions de Kelbédjer et Latchine, et ce sont des centrales hydroélectriques. Bien sûr, il existe un plus grand potentiel pour la création de centrales solaires et éoliennes. Je tiens à redire que toute l'infrastructure a été créée, les lignes intérieures ont été modernisées, de nombreuses sous-stations électriques ont été construites, dont sept dans les territoires libérés en un an seulement.

Les marchés étrangers sont hors de nos frontières et en Europe. Je répète, il y a une forte demande. La demande intérieure est en croissance. Au cours des années d'indépendance, la population de l'Azerbaïdjan a atteint les 10 millions. Ceci, bien sûr, est un grand avantage. Parallèlement, notre industrie et notre économie sont en croissance. Au cours des deux premiers mois de cette année, le produit intérieur brut a augmenté de 6,7 %, le secteur non pétrolier de 10,1 % et la production industrielle non pétrolière d'environ 21 %. Tous ces éléments sont des réalisations de la période post-pandémique et montrent que les réformes menées en Azerbaïdjan, la politique d'industrialisation, l'amélioration de l'environnement des affaires et l'attraction des investissements étrangers sont des étapes vraiment louables. Je voudrais ajouter que l'Azerbaïdjan est l'un des rares pays du monde où la dette extérieure est très faible, seulement 7,4 milliards de dollars. Si nous le voulons, nous pouvons rembourser cette dette en un jour. Bien sûr, les institutions financières internationales, les grandes entreprises et les investisseurs s’intéressent beaucoup à l'Azerbaïdjan. Notre politique consiste avant tout à assurer la poursuite du développement rapide de notre pays, à restaurer les terres libérées, bien sûr. C'est une vaste zone, plus de 10 000 kilomètres carrés. En même temps, nous voulons assurer le développement durable de notre pays. C'est un axiome qu'aucun pays ne peut se développer sans électricité. C'est la première condition et c'est la condition principale. Heureusement, l'Azerbaïdjan possède de riches gisements de pétrole et de gaz, et ces gisements sont développés et exploités avec succès. Il existe une infrastructure moderne – les transports, les communications et les lignes électriques nous relient aux marchés d'exportation. Il y a une volonté politique forte. Nous avons des partenariats étroits avec presque tous les pays du monde. Nous avons beaucoup d'amis, dont l'un vient des Emirats arabes unis. Compte tenu de tous les intérêts d'investissement, des intérêts commerciaux, je dois aussi dire que s'il n'y avait pas eu des relations étroites et amicales entre nos pays, nous n'aurions probablement pas vu ce projet. Ainsi, une combinaison de tous ces facteurs crée une merveilleuse opportunité. Je pense que nous utilisons cette opportunité de manière très efficace et nous continuerons à le faire.

Je souhaite du succès à la construction de la centrale et tiens à remercier Masdar de nous avoir fait confiance et d'avoir prévu de faire un gros investissement. Je suis sûr que nous célébrerons ensemble l'ouverture de cette centrale à Garadagh dans un proche avenir. Merci.

 

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