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Une réunion consacrée au bilan du premier trimestre de l’année courante se tient sous la présidence du président Ilham Aliyev VIDEO

Bakou, 12 avril, AZERTAC

Une réunion consacrée au bilan du premier trimestre de l’année courante s’est tenue mardi 12 avril sous la présidence du président de la République Ilham Aliyev.

Le chef de l'Etat a prononcé un discours d'ouverture lors de la réunion.

Discours d'ouverture du président Ilham Aliyev

- Trois mois de l'année se sont déjà écoulés. Aujourd'hui, nous analyserons le travail effectué et parlerons également des plans pour le reste de l'année. Au cours des trois premiers mois de cette année, notre pays s'est développé avec succès dans tous les domaines. Nous devons qualifier les résultats de ces trois mois de continuation du succès de l'année dernière.

L'année dernière a été une année très importante dans la vie de notre pays. C'était la première année après la guerre. Bien sûr, l'année dernière a été très importante pour l'après-guerre. Notre objectif principal l'année dernière était de commencer la restauration des territoires libérés et d'affirmer les nouvelles réalités au niveau international, et les résultats dans les deux sens sont évidents.

Les résultats de la période post-conflit, les résultats de la première année permettent de dire que nous avons atteint tous nos objectifs. Tout d'abord, nous avons poursuivi nos contacts et notre coopération active avec les organisations internationales, et les principales organisations internationales du monde ont reconnu les nouvelles réalités. Tout d'abord, un événement international s'est récemment tenu à Choucha sous les auspices de l'ONU – un événement dédié au 30e anniversaire de l'adhésion de l'Azerbaïdjan à l'ONU. C'était un événement très important. Cela a montré une fois de plus que l'ONU est une institution qui reconnaît pleinement l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan. Bien sûr, lorsque nous avons été confrontés au fait de l'occupation après notre adhésion à l'ONU, nous avons vu l'ONU et son Conseil de sécurité adopter des décisions justes. Malheureusement, ces décisions sont restées lettre morte pendant près de 30 ans. Cependant, le règlement du conflit du Karabagh, son règlement unilatéral par l'Azerbaïdjan, a également soulagé l'ONU de ce fardeau. Je voudrais réitérer que cet événement à Choucha a été d'une importance particulière, et ce n'est pas un hasard s'il a déclenché une vague de panique et d'hystérie en Arménie.

Nos activités au sein des autres organisations internationales de premier plan ont également été couronnées de succès. La plus grande institution internationale après l'ONU est le Mouvement des non-alignés. L'Azerbaïdjan préside actuellement le Mouvement des non-alignés et, comme vous le savez, avec le consentement et le soutien de tous les États membres, notre présidence a été prolongée d'un an. C'est une manifestation de la grande confiance à notre égard. Le Mouvement des non-alignés a démontré une position juste sur le conflit passé immédiatement à la suite de l’adhésion de l'Azerbaïdjan à ce mouvement, et je crois que d'autres événements importants se sont produits dans cette direction depuis la fin de la guerre. Le Mouvement des non-alignés a été solidaire sans équivoque avec l'Azerbaïdjan avant, pendant et après la guerre.

Une autre grande organisation internationale est l'Organisation de la coopération islamique. Pendant l'occupation, l'Organisation de la coopération islamique a adopté de nombreuses résolutions soutenant notre position. Lors d'une récente réunion de l'Organisation de la coopération islamique au niveau des ministres des affaires étrangères, plusieurs autres résolutions soutenant la position de l'Azerbaïdjan ont été adoptées, dont une portant sur la destruction des sites historiques et religieux de l'Azerbaïdjan par les Arméniens. Les dirigeants de l'organisation ont visité les terres libérées.

Puis l'OSCE, qui a donné un mandat au Groupe de Minsk. L'OSCE aussi a pleinement accepté les nouvelles réalités. J'ai récemment eu une réunion avec le Président en exercice de l'OSCE, et cette réunion a montré une fois de plus que l'OSCE accepte pleinement les nouvelles réalités, et c'est un événement très important. Quant au Groupe de Minsk de l'OSCE, immédiatement après la guerre, les coprésidents du Groupe de Minsk sont arrivés à Bakou. C'était leur première et dernière visite en Azerbaïdjan après la guerre, et il y avait suffisamment d'informations sur cette rencontre dans les médias, je ne veux pas le répéter. Notre position a toujours été sans équivoque. Quoi que nous ayons dit au cours des discussions, nous avons exprimé les mêmes thèses et opinions dans nos déclarations officielles. Ce conflit, nous l’avons réglé nous-mêmes. Le Groupe de Minsk a fonctionné pendant 28 ans avant la Seconde guerre du Karabagh. Les pays coprésidents ont probablement effectué des centaines de visites en Azerbaïdjan et en Arménie au fil des années. Le résultat est évident. Le résultat a été nul. Les raisons en sont également connues du public azerbaïdjanais. Je ne voudrais pas trop en parler. Le résultat est évident, et je tiens à répéter que le résultat est nul et que l'Azerbaïdjan a réglé ce conflit lui-même. Nous l'avons réglé par des moyens militaires et politiques. Bien que le mandat donné au Groupe de Minsk pour résoudre le conflit soit de jure en vigueur, il peut déjà être considéré comme invalide de facto. Pendant la période d'après-guerre, avant la dernière guerre russo-ukrainienne, nous avons exprimé nos points de vue sur cette question. Notre ministre des Affaires étrangères a rencontré les coprésidents du Groupe de Minsk lors de divers événements internationaux, et nous leur avons dit : « Dites-nous ce que vous voulez faire maintenant ? Le conflit du Haut-Karabagh est désormais réglé, il n'y a pas et il n'y aura pas de territoire administratif appelé Haut-Karabagh en Azerbaïdjan. Dites-nous ce que vous voulez faire, faites-le nous savoir, puis nous énoncerons notre position. Depuis plus d'un an, nous n'avons reçu aucune proposition à ce sujet. Dans les circonstances actuelles, le Groupe de Minsk et ses coprésidents sont pratiquement non fonctionnels. Cela a déjà été déclaré par des responsables de haut rang de ces pays coprésidents. Par conséquent, bien sûr, il ne peut être question d'aucune activité de groupe. Je pense que l'OSCE peut jouer un rôle en tant qu'organisation internationale crédible. Comme je l'ai mentionné, lors de mes récentes réunions avec le président en exercice de l'OSCE, j'ai déclaré que les représentants de la société civile, les médias et d'autres personnalités publiques influentes pourraient tenir des réunions dans le cadre de l'OSCE, c'est-à-dire dans ce format, afin que les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pourraient être normalisées. C'est maintenant la question d’actualité. Le conflit du Haut-Karabagh est réglé. Maintenant, la question est la normalisation des relations arméno-azerbaïdjanaises, et toute organisation internationale, une organisation qui peut contribuer à ce domaine est certainement la bienvenue pour le faire.

Parallèlement, nos contacts avec l'Union européenne se sont intensifiés après la guerre. L'Union européenne a également accepté les réalités de la période post-conflit. A l'initiative du président du Conseil européen, M. Charles Michel, des réunions trilatérales se sont tenues en décembre et avril. Des informations sur les réunions ont été fournies, donc je ne veux pas trop en parler. Mais, bien sûr, tant les experts que le public azerbaïdjanais ont pu voir que le communiqué final ne contenait pas l'expression « Haut-Karabagh », ce qui est tout à fait naturel. Parce que l'Azerbaïdjan a fait part de sa protestation, il n'y a pas non plus de mot « conflit ». C'est naturel, car il n'y a pas de conflit. Le conflit a été réglé. L'Union européenne travaille actuellement sur la normalisation des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et ces questions ont été discutées lors de la réunion du 6 avril. Comme vous le savez peut-être, l'Azerbaïdjan a fait une proposition consistant en cinq principes pour normaliser les relations entre les deux pays, et la partie arménienne l’a saluée. Ces déclarations avaient déjà été faites avant la réunion de Bruxelles. Lors de la réunion de Bruxelles, j'ai voulu clarifier cela pour moi-même et je l'ai fait. L'Arménie accepte les cinq principes. Ainsi l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan est reconnue et l'Arménie renonce à ses revendications territoriales cotre l'Azerbaïdjan. En d'autres termes, si elle accepte les cinq principes – comme cela a été confirmé lors de la réunion d'avril – alors ceux-ci font partie de ces cinq principes. C'est une chose très positive, et je pense que c'est une condition clé pour la normalisation des relations bilatérales. Il a été convenu que des groupes de travail seraient créés à la fois pour la frontière et pour la préparation d'un accord de paix. Comme vous le savez, les ministres des affaires étrangères de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie ont récemment eu une conversation téléphonique, ce qui, je pense, a été la première des 30 dernières années. Nous nous en félicitons également.

Car les relations entre les deux pays doivent être résolues par les deux pays. Ceux qui veulent aider doivent aider. C'est ainsi que je le vois. C'est notre position. Je pense que les groupes de travail pour la délimitation de la frontière qui doivent être mis en place d'ici la fin avril, ainsi que les groupes de travail pour la préparation d'un accord de paix, devraient commencer leurs travaux prochainement. Nous plaçons de très grands espoirs dans ce processus et ne perdons pas de temps. Dans tous les cas, nous sommes favorables à commencer à résoudre le problème sans perdre de temps.

Je tiens donc à redire que notre politique de l'immédiat après-guerre, nos activités au sein des organisations internationales, nos relations avec les grandes puissances sur le plan bilatéral, ainsi que les développements et événements au Karabagh et au Zenguézour oriental, ont engendré ces réalités. Je dois également noter que nous étions en contact étroit non seulement avec les organisations internationales, mais aussi avec les pays voisins. Tous les pays voisins ont accepté les nouvelles réalités post-conflit, et cela doit être considéré comme une évolution très positive. Dans le même temps, nous nous réjouissons du lancement du format de coopération 3+3. La première réunion de ce type a eu lieu. Il n'y avait pas d'ordre du jour pour la première réunion, car il s'agissait simplement d'une réunion pour créer ce format. Nous avons des plans pour la deuxième réunion et les questions qui devraient y être discutées. Je pense que la deuxième réunion devrait avoir lieu dans un proche avenir. Autrement dit, il ne faut pas perdre de temps. Nous n'avons pas besoin de ces formats simplement pour des raisons de visibilité. Si ces formats ne donnent pas de résultats concrets, ils perdront leur signification.

Nous sommes favorables à un travail concret et avons une vision très claire du développement futur de la région. Nous savons exactement ce que nous voulons et nous continuerons à profiter de chaque occasion pour atteindre nos objectifs. Tels sont les principaux enjeux liés à la période post-conflit. La plupart de ces travaux ont été effectués en 2021, et une partie au cours des trois premiers mois de l’année courante. Cela nous donne l'occasion de dire, si tout cela est mis en œuvre, qu'il y aura la paix dans la région, dans tout le Caucase du Sud, qu'il y aura du calme, que les risques de guerre seront fortement réduits et que nous pourrons vivre confortablement. Nous pourrons construire et créer, ce qui est très caractéristique du peuple azerbaïdjanais. Nous le faisons et nous en parlerons aujourd'hui.

En même temps, bien sûr, nous ne devons jamais oublier l'occupation, la sauvagerie arménienne. En même temps, nous ne devons pas oublier que l'Azerbaïdjan est fort et l'Arménie est faible aujourd'hui. Le comportement de la partie arménienne est basé sur ces facteurs. Nous vivons dans la vie réelle, et nous ne devons jamais oublier la politique de nettoyage ethnique que l'Arménie a menée contre nous au début des années 1990, le génocide de Khodjaly, l'occupation, et nous devons toujours nous en souvenir en tant qu'Azerbaïdjanais. En tant que peuple responsable, nous devons toujours être prêts à tout.

Bien sûr, en regardant vers l'avenir, je suis convaincu que l'Azerbaïdjan deviendra encore plus fort. Le public azerbaïdjanais le verra à nouveau lorsque nous discuterons d'autres questions aujourd'hui. Le développement de l'Arménie dépendra d’elle-même, de l'attitude de l'Arménie envers les pays voisins. Car il est désormais clair pour tous que l'Arménie ne peut se développer sans normaliser ses relations avec l'Azerbaïdjan et la Turquie et que leur politique d'agression de 30 ans leur a coûté cher. Ils ont gâché l'occasion de devenir un pays véritablement indépendant. Malgré l'occupation de nos terres depuis 30 ans, nous avons acquis une totale indépendance politique et économique. C'est pourquoi nous disons maintenant avec confiance et fierté notre parole depuis toutes les tribunes. Par conséquent, c'est peut-être la dernière chance de l'Arménie. Soit le pays se développera, soit il se trouvera dans une situation encore plus précaire, je tiens à répéter que, tout d'abord, les relations avec l'Azerbaïdjan et la Turquie doivent être normalisées dans le cadre des normes et principes du droit international.

Comme je l'ai dit, nous n'avons rien oublié et n'oublierons rien. Par conséquent, immédiatement après la guerre, parallèlement à tous les autres travaux de reconstruction, nous avons, comme toujours, continué à prêter attention au domaine militaire. Je dois dire qu'après la guerre, de nouveaux et importants contrats ont été signés avec des entreprises turques et israéliennes. La mise en œuvre de certains de ces contrats a été lancée, d'autres sont terminées et d'autres se poursuivent.

Chaque jour de la guerre de 44 jours a été analysé en profondeur et, bien sûr, cette analyse nous a permis de construire notre future armée sur la base de la situation réelle. Compte tenu de cela, l'achat de nouvaux armes et équipements est également en cours d'organisation. Dans le même temps, après la guerre, le ministère de la Défense a subi une restructuration. Des changements structurels ont été apportés, ce qui renforcera et modernisera davantage notre armée. Après la guerre, un nouveau type de troupes, les Commandos, a été créé, et j'ai personnellement assisté à l'ouverture de la première base militaire de commandos à Hadrout. Il s'agit d'un contingent militaire très fort. Je suis sûr que ce contingent peut maintenant accomplir n'importe quelle tâche. Nous augmenterons le nombre de commandos chaque année. Je pense qu'il serait inapproprié de divulguer des informations sur leur nombre, mais tout le monde devrait savoir que des milliers de combattants pleinement sont déjà entraînés et continueront d'être entraînés.

Dans le même temps, le nombre de membres des forces spéciales qui ont fait preuve d'un héroïsme particulier lors de la Seconde guerre du Karabagh a été augmenté et continuera d'augmenter. Nous allouerons et allouons déjà autant qu'il est nécessaire pour les questions militaires. En Arménie, le tableau est complètement différent. Ils ne peuvent dépenser que l'aide financière allouée à l'Arménie depuis l'étranger ou les prêts non remboursés. Je tiens également à clarifier ce problème. Je crois que pour établir la paix dans la région, le processus d'armement de l'Arménie doit être arrêté. L'Arménie n'a pas d'argent pour acheter des armes. Cela n'a jamais été le cas. Lors de la Seconde guerre du Karabagh, nous avons détruit l'équipement militaire arménien estimé à environ 4 à 5 milliards de dollars. Une partie de cet équipement a été prise comme butin de guerre, et nous l'utilisons. Certaines d'entre elles sont exposées dans le Parc des trophées militaires. La question est : d'où vient autant d'argent dans un pays pauvre ? D'où viennent ces prêts ? Ces prêts ont-ils ensuite été remboursés ou annulés ? Si ces prêts ne leur avaient pas été accordés, je suis sûr que la Seconde guerre du Karabagh n'aurait pas été nécessaire. L'Arménie serait venue humblement vers nous pour chercher un accord, tout comme elle l'a fait lors de la signature de l'acte de capitulation, acceptant toutes nos conditions et agissant de manière tout à fait différente après la guerre. Par conséquent, si de l'argent est à nouveau alloué à l'armement de l'Arménie, nous le considérerons comme une mesure hostile et prendrons nos mesures pertinentes.

Je tiens à répéter qu'en tant que pays vivant à ses propres frais, nous allouerons bien sûr tout ce dont nous avons besoin pour construire une armée.

Dans la période post-conflit, bien sûr, nous avons fait toutes nos démarches par rapport à l'économie, à la restauration de nos territoires de manière calculée et prudente, et les résultats sont évidents. Tous les plans pour la période post-conflit en Azerbaïdjan sont mis en œuvre. La communauté internationale a reconnu ces réalités du point de vue politique. Dans le même temps, l'intérêt pour l'Azerbaïdjan a augmenté, à la fois le respect et l'intérêt. On constate cet intérêt pour les projets d'investissement à grande échelle. En seulement trois mois de cette année, deux grands projets d'investissement ont été lancés – les fondations de deux centrales d'énergie renouvelable ont été posées. Les centrales électriques de 470 mégawatts sont en cours de construction par des investisseurs étrangers et seront mises en service l'année prochaine. Nous pouvons ainsi économiser une grande quantité de gaz naturel et élargir nos possibilités d'exportation. En même temps, je pense que c'est une question très importante pour les autres investisseurs. À l'heure actuelle, l'Azerbaïdjan suscite un grand intérêt en raison de la transformation en cours, de la transparence et des réformes du personnel, ainsi que de notre victoire dans la Seconde guerre du Karabagh. Il existe de nombreuses applications pour travailler ensemble et établir des relations d'affaires. L'Azerbaïdjan est aujourd'hui l'un des rares pays du monde à avoir suscité autant d'intérêt.

Nos indicateurs économiques sont également très positifs. Les résultats du premier trimestre n'ont guère besoin d'explications. Le produit intérieur brut a augmenté de 6,8 %. Le monde entre dans une période post-pandémique, pour ainsi dire. Il est peut-être un peu prématuré d'utiliser le mot « post-pandémie », mais en tout cas, la situation actuelle dans le monde et en Azerbaïdjan indique exactement cela. Par conséquent, je pense que notre croissance économique de 6,8 % peut être considérée comme une formidable réussite. Dans le secteur non pétrolier, cela se mesure par des chiffres encore plus élevés. Notre économie non pétrolière a augmenté de plus de 10 %. La croissance de la production industrielle est d'environ 4 %, mais celle de la production industrielle non pétrolière est supérieure à 18 %. Ces chiffres confirment les propos que je dis. La diversification de l'économie, la réduction de la dépendance vis-à-vis du secteur pétrolier et gazier, la baisse de sa part dans le PIB et les exportations, tout cela est une réalité.

Notre commerce extérieur a augmenté de plus de 60 %. Nos exportations ont presque doublé. Bien sûr, la hausse des prix du pétrole doit également être prise en compte. Cependant, nos exportations non pétrolières ont également augmenté de manière significative – de 45 %.

Cela a été possible notamment grâce aux réformes. Je n'ai jamais comparé l'Azerbaïdjan avec d'autres pays et je n'ai pas non plus connaissance des statistiques. Et pourtant, je ne crois pas que beaucoup de pays aient des statistiques similaires. Certes, le chiffre d'affaires de notre commerce extérieur a augmenté et notre dette extérieure a diminué. Si nous comparons cela avec le mois d’avril de l'année dernière, nous pouvons voir que notre dette extérieure en avril de l'année dernière représentait 18 % du PIB, mais maintenant elle n'est que de 12,5 %. En d'autres termes, nous avons pu réduire la dette extérieure de plus de 600 millions de dollars en un an. Cela a été rendu possible grâce à la mise en œuvre de la stratégie de gestion de la dette extérieure. Une fois, j'ai fixé comme objectif que nous devrions être très prudents dans l'obtention de prêts. Dans le même temps, les entreprises publiques contractaient divers emprunts sans demander à personne. Et lorsqu'elles ne pouvaient pas rembourser ces prêts, la charge du paiement incombait à l'État. En même temps, une image très opaque a été observée. Nous y avons mis un terme. Aucune agence gouvernementale ne peut emprunter un seul manat sans l'autorisation du gouvernement. Chaque prêt est maintenant approuvé par le gouvernement, et nous ne devrions attirer des prêts que pour des projets importants, des projets à composante de haute technologie, ainsi que des projets mis en œuvre dans des terres libérées. Il n'est pas nécessaire de contracter des prêts pour d'autres projets. C'est pourquoi nous avons réduit notre dette extérieure à la fois en termes absolus et par rapport au PIB. Bien sûr, le produit intérieur brut a également augmenté, mais je ne veux pas encore citer de chiffre précis. Mais je pense que si nous continuons à nous développer à ce rythme, il y aura une croissance très importante d'ici la fin de l'année. Le solde du commerce extérieur est également très positif. Le solde positif en seulement trois mois a constitué plus de 5 milliards de dollars. C'est un très grand nombre. Les experts sauront que ce solde est négatif dans la plupart des pays du monde. Les pays importent plus qu'ils n'exportent. En Azerbaïdjan, en seulement trois mois, nous avons gagné 5,1 milliards de dollars – nos exportations dépassent nos importations. Bien sûr, je suis convaincu que ce chiffre augmentera encore plus d'ici la fin de l'année. Cela a eu un fort impact sur la stabilité macroéconomique. Il y a également eu une augmentation de nos réserves de change. Nos réserves de change ont augmenté en trois mois. Par conséquent, nous pouvons à juste titre être fiers de tous ces indicateurs. Mais cela ne signifie pas que nous devrions nous contenter de ces réalisations. Non ! Les développements dans le monde évoluent dans une direction négative. Des affrontements et des guerres éclatent.

Il existe différents points de vue sur la durabilité à l'avenir. Il peut y avoir des pénuries alimentaires dans le monde, les prix des denrées alimentaires augmentent. Nous en parlerons également aujourd'hui. Je dois également dire que nous avons effectué toutes ces réalisations grâce à nos propres efforts. Nous n'avons pas reçu un seul manat en soutien de qui que ce soit. Nous restaurons nous-mêmes les terres libérées. Oui, nous avons invité des entreprises étrangères. Ils y travaillent en tant qu'entrepreneurs. Mais jusqu'à présent, nous n'avons reçu aucun manat de qui que ce soit. Nous comptons uniquement sur notre propre force et notre propre talent. Je tiens à souligner ceci en particulier. Parce qu'habituellement après des guerres aussi sanglantes et une telle dévastation – celle du Karabagh et du Zenguézour est unique au monde, il n'y a pas eu une telle dévastation même pendant la Seconde Guerre mondiale - des conférences de donateurs sont organisées, des organisations internationales se réunissent et mettent en œuvre un plan de restauration. Il suffit de regarder l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. A cette époque, le plan Marshall a été mis en œuvre. Si l'Amérique n'avait pas mis en œuvre le plan de reconstruction de l'Europe, il aurait probablement fallu 50 ans à l'Europe pour restaurer seule son potentiel. Un financement international a été fourni pour d'autres conflits. Mais personne ne nous aide, ni pendant ni après l'occupation. En fait, la plupart des pays ne voulaient même pas appeler l'occupation une occupation. Je me souviens de nos activités au sein des organisations internationales et des pourparlers bilatéraux pendant l'occupation. Il nous a fallu des efforts considérables pour intégrer le principe de l'intégrité territoriale de notre pays dans ces déclarations. Beaucoup refusaient. Pourtant, il était clair comme le jour qui est l'occupant et qui est le pays occupé. C'est deux poids deux mesures, c'est une injustice. On le voit encore aujourd'hui, dans la guerre russo-ukrainienne. Dans le passé, lorsque nous libérions nos terres de l'occupation à l'aide des fameux drones « Bayraktar », les experts étrangers et les médias le décrivaient comme une arme mortelle. Dans la guerre russo-ukrainienne, on l'appelle un ange. C'est la différence, c'est deux poids deux mesures, c'est une injustice envers nous. C'est une réalité. Et nous avons créé et créons une nouvelle réalité par nous-mêmes. Par conséquent, je tiens à redire que j'espère toujours que les organisations internationales, les grandes fondations, les organisations internationales non gouvernementales engagées dans la charité seront attentives. Aghdam est l'Hiroshima du Caucase. Ce n'est pas moi qui le dis. Ce sont des experts internationaux. Toutes les villes comme Aghdam ont été rasées par les Arméniens. Nous n'avons reçu aucun manat de personne. Mais cette injustice ne peut être tolérée. Je pense que nos institutions, le gouvernement, l'administration présidentielle, les ministères devraient tous prendre des mesures sérieuses sur cette question. S'ils ne veulent pas aider, laissez-les dire qu’ils ne nous aideront pas. Nous saurons alors de quoi il s'agit. Cela fait environ un an et demi que la guerre est terminée. Pas une seule fondation ne nous a aidés. Plus de 200 personnes ont été tuées ou grièvement blessées depuis la fin de la guerre. Il y a un grand nombre de fondations et d'ONG dans le monde qui traitent de cette question. Que font-ils ? Qu'ils viennent nous aider. Nous n'avons pas suffisamment de ressources physiques. Nous avons acheté ce dont nous avions besoin. Nous avons acheté de la machinerie, de l'équipement et même des drones capables de détecter des terrains contaminés par des mines. Mais nous n'avons pas assez de spécialistes. Nous n'avons pas assez d'effectifs. Par conséquent, qu'ils nous aident au moins dans ce domaine. Je répète que nous allons tout restaurer nous-mêmes de toute façon. J'ai dit que nous reconstruirions à la fois le Karabagh et le Zenguézour comme une région exemplaire. Les citoyens azerbaïdjanais y vivront dans le confort et la prospérité. Ce sera un exemple pour le monde entier. Mais j’adresse mes mes paroles aux organisations internationales. Ceux qui s'occupent des droits de l'homme, ceux qui défendent les principes de justice devraient accorder au moins une certaine attention à l'Azerbaïdjan et éviter les doubles standards. Bref, cela montre tout, pour ainsi dire. Je suis convaincu que les réalisations économiques des trois premiers mois de cette année se poursuivront jusqu'à la fin de l'année. Parce que nous voyons qu'il existe des opportunités pour y parvenir. Donc, nous terminerons avec succès cette année aussi.

 

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