RÉGIONS


A propos de la région de Djabraïl

Bakou, 16 avril, AZERTAC

La région de Djabraïl est située au sud-est des montagnes du Petit Caucase dans le sud de la République d’Azerbaïdjan. Limitée au sud par la République islamique d’Iran, au sud-ouest par Zenguilan, à l’ouest par Goubadly, au nord par Khodjavend et à l’est par Fuzouli, Djabraïl est situé à 338 km de Bakou. Djabraïl a eu le statut de région administrative le 8 août 1930. Son territoire s’étend sur une superficie totale de 1050 km², la population est de 74 500 habitants (01 avril 2013). La région est composée du chef-lieu (Djabraïl), de 4 bourgs (Khelefli, Khoudaferin, Goumlag et Mahmoudlou) et de 92 villages

Djabraïl tire son nom du village de Djabraïl, centre de la région. Le père Djabraïl, fondateur du village de Djabraïl, a été une des personnes proches d’un souverain nommé Sultan Ahmad, vécu au VIIIe siècle. Les terres qui se trouvent entre la montagne de Ziyaret et la rivière d’Araz (l’Araxe) appartenaient au père Djabraïl et à ses enfants.

C’est une région riche en précieux matériaux de construction comme le ciment, le marbre. Des gisements de minerai de fer et de pétrole avaient été découverts à Djabraïl. La viticulture, l’élevage bovin, la sériciculture et les céréales avaient une place importante dans l’économie de la région. Le développement de la science, de la culture, de l’éducation avait atteint un niveau plus élevé dans cette région. Huit hôpitaux (92 médecins, 432 infirmiers), 72 écoles (plus de 1 660 enseignants), 3 écoles de musique, 12 maisons de la culture, 32 clubs, 78 bibliothèques et 1 musée (où travaillaient plus de 508 personnes) étaient à la disposition des habitants d’Aghdam. Le Musée de l’ethnographie comptait plus de 20 000 pièces exposées, 8 entreprises industrielles, 42 fermes collectives (kolkhozes), un Centre d'engraissement des bovins et d’élevage de volailles fonctionnaient dans cette région. Construit en Azerbaïdjan au Ier siècle de notre ère, le réseau aquatique souterrain était largement utilisé à Djabraïl. Cette région abritait 118 réseaux sur 813 dans l’ensemble du pays. Il y a aussi plus de 360 sources d’eau froide et riches en minéraux dans la région. Les canaux «Teymour Gouliyev» et «Maralyan» - deux plus grands canaux d’irrigation, assuraient le développement de l’agriculture irriguée. La superficie de la région était composée de 4 039 hectares de forêts, de 58 585 hectares de terres arables et de 1 079 hectares de parcelles de jardins.

Djabraïl avait sa propre école de tapisserie. Cette région était célèbre par ses tapis «Gassymouchaghy», «Kurde», «Garagoyounlou», «Behmenli», ainsi que zili, tchouval, tchoul, mefredj, heybe, khourdjoun, verni, asmalyg, palaz, kilim et djedjime. Djabraïl est également une région riche en monuments culturels. Parmi eux, la grotte «Palais des ogres» non loin du village de Daghtoumas, les kourganes «Colline de mosquée», «Djangoulou» et «Goumtepe» dans le village de Galadjyg, l’édifice de Sigeon dans la montagne de Qizilqaïa non loin du village de Tatar, «Gueherdhyk galyglar», «Gychlag yerleri» non loin du village de Gykhlar, les mausolées de Mazannene, Mermer nene dans la montage de Diri, «Dôme Bachikesik» dans le village de Doghtoumas, «La tour» dans le village de Sirik, «La tour de la vierge» dans la montagne de Diri, les ponts de Khoudaferine, la mosquée dans le village de Tchelebiler, le hamam de Soultan Ahmad au centre de la région, «La tombe circulaire»dans le village de Chykhlar, les tombes et mausolées circulaires et octogonaux dans le village de Khoubyarli, les tombes dans le cimetière turc constituent chacun une histoire vivante. Dans la région, il y a de nombreux monuments écrits, y compris celui d’Orkhan à Aghoghlan. Djabraïl est la patrie des troubadours comme Achoug Gourbani, considéré comme l'ancêtre des achougs, Achoug Peri, Moughroum Kerim, Achoug Houmay, Achoug Abdoulla etc.

La région de Djabraïl avait été occupée par l’Arménie le 23 août 1993. 72 écoles, 8 hôpitaux, 132 monuments historiques, 150 foyers culturels et environ 100 villages de la région ont été détruits par les Arméniens durant une trentaine d’années d’occupation. La ville de Djabraïl et les autres localités de la région ont été libérées de l’occupation arménienne dans la Seconde guerre du Karabagh.

 

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