POLITIQUE


Le discours du Président Ilham Aliyev lors de la levée du drapeau azerbaïdjanais à Latchine envoyé aux médias français

Paris, 29 septembre, AZERTAC

L’AZERTAC rapporte que le discours du Président azerbaïdjanais Ilham Aliyev lors de la levée du drapeau azerbaïdjanais à Latchine a été traduit par l’ambassade d’Azerbaïdjan en France et a envoyé aux missions diplomatiques accréditées dans ce pays, aux organisations internationales et aux médias locaux.

Il a été rapporté que conformément à la Déclaration tripartite signée le 10 novembre 2020, le drapeau azerbaïdjanais a été hissé dans la ville de Lachine, qui a été libérée de l'occupation arménienne. Des travaux de reconstruction ont également commencé dans cette ville.

Le but de l'Ambassade est d'empêcher la désinformation de se propager en France, de transmettre les réalités de la région aux missions diplomatiques et aux organisations internationales, ainsi que d'empêcher les informations biaisées autorisées dans les médias français. En outre, il s'agit de montrer la position de l'Azerbaïdjan.

Nous présentons ci-dessous le texte intégral envoyé :

« La libération du district de Latchine et de la ville de Latchine des forces armées qui l’occupaient, je tiens à le répéter, est un événement historique, qui revêt une importance particulière du fait de leur importance stratégique, de leur relief difficile et de leur climat rigoureux et froid. Lorsque les districts de Latchine et de Kelbédjer ont été occupés au début des années 1990, une connexion géographique s'est créée entre l'Arménie et le Karabagh. Le district de Latchine a été occupé le 18 mai 1992 et le district de Kelbédjer début avril 1993. Ainsi, les Arméniens réalisaient leur rêve. Ils croyaient qu'ils vivraient sur ces terres ad vitam æternam. Ils étaient convaincus d’y être parvenus. Ils voyaient que plusieurs pays qui les parrainaient et que l’organisation, chargée directement de cette question, qui fermait les yeux sur leurs crimes, restaient indifférents à leurs actes. Au début de l'occupation, ils ont détruit toutes nos localités. Et ensuite, alors qu’ils estimaient que leurs crimes resteraient impunis, ils ont commencé illégalement des travaux de construction, notamment dans la ville de Latchine, ainsi que dans les villages de Zaboukh et Sous.

La ville de Latchine, comme tout le district de Latchine, a été soumise à l’occupation arménienne, à l’instar de toutes les autres localités occupées. On observe des traces de vandalisme arménien dans chaque village et chaque ville. La ville d'Aghdam a été complètement détruite, ainsi que la ville de Fuzouli, ou encore de la ville de Djabraïl, sans compter tous les autres villages. Dans certains endroits, y compris à Latchine, les Arméniens avaient établi des colonies de peuplement, en y installant illégalement des personnes d'origine arménienne d’Arménie, mais surtout de l'étranger, notamment de Syrie et du Liban. Cela constitue un crime de guerre, consacré comme tel par toutes les conventions internationales, et ce crime a été commis sous les yeux de la communauté internationale.

La majeure partie de la ville de Latchine avait été entièrement détruite. De plus, des colonies de peuplement illégales étaient encore implantées dans certains endroits alentour. La communauté internationale et les organisations internationales, y compris les coprésidents du Groupe de Minsk, chargés directement de cette question, fermaient tout simplement les yeux, alors qu’ils voyaient ce schéma se répéter en maints endroits. En parcourant cette route de l'Arménie au Karabagh, et du Karabagh à l'Arménie, ils ne pouvaient pas ignorer ces colonies de peuplement illégales fondées dans ces territoires. Ils voyaient que les toponymes azerbaïdjanais étaient éliminés. Ils voyaient que Latchine, antique terre historique de l’Azerbaïdjan, était en train d'être arménisée, ils savaient que des colonies de peuplement illégales y étaient implantées. Mais ils détournaient le regard, comme s'ils consentaient pleinement à cela. Nous, le peuple azerbaïdjanais, nous ne pouvions pas accepter cela. J'ai toujours dit que nous ne pourrions jamais permettre qu'un deuxième État arménien soit créé sur notre terre.

Je dois également dire que le 26 août, avec la ville de Latchine, les villages de Zaboukh et Sous ont été libérés des envahisseurs. Et nous ne devrons jamais oublier cette histoire tragique. Nous ne sommes aujourd'hui sur ces terres qu’au prix de la vie et du sang de nos martyrs, grâce au dévouement de nos héroïques soldats et officiers. Personne ne nous a fait don de ces terres, personne ne nous les a restituées par le biais de négociations. Les organisations internationales, y compris l'ONU, son Conseil de sécurité et l'OSCE, auraient dû contraindre l'État occupant à reculer Des sanctions contre l’Arménie auraient dû être appliquées. Rien de tout cela n’a été entrepris. Au contraire, afin de perpétuer cette occupation, l'Arménie, les Arméniens du monde entier et leurs protecteurs à l'étranger ont voulu s'unir et réaliser ce méprisable dessein. Et j'ai toujours affirmé que le peuple azerbaïdjanais n'accepterait jamais cela. Aujourd'hui, je suis présent dans la ville de Latchine et je suis à juste titre fier que notre drapeau tricolore flotte sur cette ancienne terre de l’Azerbaïdjan.

Dès la fin de la guerre, nous leur avons proposé la paix. C'est peut-être l'un des rares cas dans l'histoire militaire mondiale où, en dépit de l’occupation de nos terres pendant 30 ans, en dépit des souffrances de notre peuple, en dépit de la destruction de nos monuments historiques et religieux, en dépit de la dévastation de nos villes, en dépit de la pose de plus d’un million de mines dans nos territoires, nous avons proposé la paix. Cependant, nous constatons que l'Arménie ne veut pas la paix et continue d’entretenir des idées de revanche. Nous avons proposé de lancer le processus de délimitation frontalière, mais l’Arménie l’a différé de plus d’un an. Maintenant, bien que ce processus ait commencé, il reste de nature purement formelle, il n'y a aucune négociation de fond, pas de discussion sur les cartes. Nous avons préparé toutes les cartes, aussi bien des cartes du XXe siècle, car les travaux de délimitation doivent être effectués au moyen de cartes.

Nous avons proposé cinq principes pour la signature du traité de paix avec l'Arménie. En paroles, ils les ont acceptés, mais dans la pratique, rien de visible. C’est encore une fois une tactique dilatoire. Selon l'acte de capitulation, signé par l'Arménie le 10 novembre 2020, les forces armées arméniennes devaient se retirer du Karabagh. Ce processus n’est pas encore totalement achevé. L'Arménie devait fournir un couloir visant à unir la partie principale de l'Azerbaïdjan à la République autonome du Nakhitchevan. Jusqu'à aujourd'hui, non seulement le corridor n'a pas été attribué, mais aucun tracé du corridor n’a même été proposé. En pratique, rien n’a été fait. Nous avons maintenant construit le chemin de fer et l'autoroute jusqu’à notre district occidental de Zenguilan. À la fin de l'année prochaine, le chemin de fer et l'autoroute arriveront jusqu'à la frontière arménienne. Néanmoins, rien n'est fait sur le territoire de l'Arménie, et il semble qu’il n’y ait aucune volonté de faire quoi que ce soit. Ils gagnent du temps.

De plus, au cours de ces derniers mois, des provocations militaires ont été commises à plusieurs reprises à notre encontre. Plus de 1400 nouvelles mines ont été posées dans le seul district de Latchine, des mines enterrées en 2021, c'est-à-dire après la fin de guerre. Il s'agit donc d'un acte terroriste évident contre l'Azerbaïdjan. Après la guerre, plus de 240 citoyens azerbaïdjanais ont été tués ou grièvement blessés du fait de l'explosion de ces mines. En d’autres termes, la guerre contre nous persiste, nos citoyens perdent la vie. Pourrons-nous endurer cela ? Nous ne pourrons jamais tolérer cela. À plusieurs reprises, nous avons averti l'Arménie de mettre un terme à ces actes ignobles.

Le 13 septembre, après une énième provocation, l'armée azerbaïdjanaise a riposté. Nous sommes sur nos terres et nous protégeons nos terres. Nos positions le long de la frontière nous permettent d'anticiper toute provocation arménienne et de prendre les mesures nécessaires. Nous sommes stationnés en positions favorables à la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, de la montagne Mourovdag à la rivière Araz. Ces positions nous donnent à la fois un avantage militaire et la possibilité d'un contrôle visuel sur une vaste zone, y compris le contrôle d'importantes lignes de communication, et nous sommes déjà dans ces zones. Nous étions absents sur nos frontières durant trente ans.

Si l'Arménie veut nous accuser d'avoir pénétré sur son territoire, cela est dépourvu de tout fondement. Sans délimitation nette, personne ne peut dire où passe la frontière. Je le répète, nous sommes ouverts à la discussion et nous adoptons une attitude responsable à l’égard des travaux des commissions de délinéation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Nous avons rassemblé toutes les cartes nécessaires. Je le répète, nous disposons de toutes les cartes, y compris de celles du XIXe siècle, du XXe siècle et d'époques antérieures, et ces cartes montrent clairement qui se trouve sur quelle terre. Par conséquent, personne ne peut nous accuser sans qu’il ait été procédé à la délimitation attendue.

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