POLITIQUE


Le parlement azerbaïdjanais exprime son attitude face à la résolution de l'Assemblée nationale française

Le parlement azerbaïdjanais exprime son attitude face à la résolution de l'Assemblée nationale française

Bakou, 1er décembre, AZERTAC

« Suite à l’adoption de la résolution connue par le Sénat français le 15 novembre 2022, l’Assemblée nationale française ayant organisé le 30 novembre une action politique partiale contre l'Azerbaïdjan, a adopté un document insidieux, biaisé et injuste affichant un irrespect flagrant vis-à-vis des normes et principes du droit international, visant l’intégrité territoriale et souveraineté de notre Etat. Les résolutions adoptées par le Sénat et l’Assemblée nationale de la République française montrent que les organes législatifs de ce pays sont devenus un champ d’aventures politiques. Nous condamnons avec fermeté cette résolution de l'Assemblée nationale française et la considérons comme une manifestation d'hypocrisie politique », lit-on dans une déclaration du Milli Medjlis (Assemblée nationale) de la République d’Azerbaïdjan en date du 1er décembre 2022 concernant la résolution adoptée par l'Assemblée nationale française.

La déclaration indique également : « Il est indéniable que pendant une trentaine d’années d’occupation du territoire azerbaïdjanais par l’Arménie, les principales raisons de l’échec des efforts visant à régler le conflit par les négociations ont été le fait que l’État agresseur n'était pas appelé agresseur, les pays qui ont entrepris la mission de médiation, notamment la France, ont fait preuve de deux poids deux mesures, l’État occupant et la victime de l’occupation ont été traités de la même manière, les exigences énoncées dans les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies n'ont pas été accomplies, il y a eu un manque de détermination nécessaire à l’égard de l'Arménie qui ignore le droit international et un certain nombre de tentatives ont été faites pour l’encourager réellement dans ses actions. Il est regrettable que les dernières actions provocatrices des autorités françaises, y compris celles des deux chambres du parlement français, portent atteinte à la mise en œuvre de l’agenda de paix et à la normalisation des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, servent les objectifs de l’idéologie nationaliste arménienne fondée sur les revendications territoriales contre les États voisins, encouragent les forces séparatistes revanchardes et agressives, et exposent la région à de nouvelles menaces. Il est inacceptable que l’agenda politique interne de la France, basé sur des opinions populistes, et les intérêts de divers groupes de pression, soient exportés dans la région du Caucase du Sud.

Le fait que la résolution ferme les yeux sur la politique d’agression et de nettoyage ethnique menée par l’Arménie depuis 30 ans contre l’Azerbaïdjan, le génocide de Khodjaly, les tirs de missiles balistiques contre les villes azerbaïdjanaises pendant la guerre de 44 jours, la destruction de neuf villes et plus de 300 villages en Azerbaïdjan pendant l’occupation, la politique de pose de mines et de terrorisme de pose de mines, le fait que près de 4 000 citoyens azerbaïdjanais ont été portés disparus et que l'Arménie ne fournit pas d’informations sur l'emplacement des charniers sont démontrent clairement que la résolution n'est rien d’autre qu'une commande politique banale.

D’autre part, la France, qui accuse sans fondement l’Azerbaïdjan de crimes de guerre contre l’Arménie, a elle-même un passé plein de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Les atrocités commises par la France, qui a occupé le territoire de plus de 50 États dans différentes régions du monde, pillé leurs richesses nationales et maintenu leur peuple en esclavage pendant de nombreuses années, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre que la France a perpétrés, représentent des pages sombres de l’histoire de l’humanité. Pendant les années de la colonisation, les forces armées françaises ont massacré des centaines de milliers de civils à cause de leur appartenance ethnique et religieuse et se sont ouvertement livrées au commerce d’esclaves. Les crimes de génocide commis par la France sont une tache ineffaçable sur son histoire politique.

La France doit encore restituer à leurs légitimes propriétaires un certain nombre de territoires classés comme décolonisés et réalise l’annexion de ces territoires, basée sur la politique du néocolonialisme. Il est indéniable que le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme ont atteint le niveau extrême en France. Les hommes politiques français ne doivent pas oublier que le colonialisme est un crime contre l’humanité.

En tant qu’État indépendant, la République d’Azerbaïdjan développe des relations avec tous les pays dans le cadre de l’égalité et du respect mutuel. Tout le monde doit comprendre que la grande victoire remportée par le peuple azerbaïdjanais lors de la Guerre patriotique de 44 jours à l’automne 2020 a assuré le rétablissement de l’intégrité territoriale et de la justice pour la République d’Azerbaïdjan. En libérant le Karabagh et le Zenguézour oriental, anciennes terres historiques de l’Azerbaïdjan, l'État azerbaïdjanais a assuré par sa propre force la mise en œuvre des décisions des Nations Unies et d'autres organisations internationales. Ainsi, la mission historique de prévenir et d’éliminer les conséquences de la politique d’agression et de nettoyage ethnique menée pendant de longues années par l’Arménie contre le peuple et l’État azerbaïdjanais a été remplie avec succès.

Par conséquent, les députés français devraient renoncer à la pratique de déformer les événements dans le Caucase du Sud et mettre fin aux discours et aux actions qui pourraient entraver l’opportunité historique d’établir des relations interétatiques entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Il serait plus utile et opportun pour l’Assemblée nationale française d’examiner de manière impartiale l’histoire coloniale de la France et de l’évaluer correctement du point de vue politique et juridique, de remplir ses engagements en matière de prévention du racisme, de l’islamophobie et de l’antisémitisme qui règnent en France, et d’écouter les préoccupations des citoyens ordinaires de France.

 

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