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Les populations civiles de plus en plus victimes de graves violations des droits humains en RDC

Les populations civiles de plus en plus victimes de graves violations des droits humains en RDC

Bakou, 6 décembre, AZERTAC

Alors que les rapports des médias font état d’une violation du cessez-le-feu signé par les forces gouvernementales congolaises et la rébellion du M23, les populations civiles continuent d’être victimes de graves violations des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), indique le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

La situation sécuritaire et de protection des civils continue à se détériorer dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo « à la suite de la poursuite et l’avancé des affrontements, notamment vers les zones non encore affectées par la crise. Les populations civiles sont de plus en plus victimes de graves violations/abus des droits humains », a dit l’agence onusienne dans son dernier rapport de situation humanitaire.

Selon OCHA, les acteurs de la protection ont documenté au moins 90 incidents de protection entre les 14 au 27 novembre dernier, dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo. Depuis le 30 novembre, des alertes font état des meurtres de nombreux civils au village de Kishishe dans la zone de sante de Kibirizi, territoire de Rutshuru.

Par ailleurs, les cas de choléra continuent d’être rapportés, notamment dans la zone de santé de Nyiragongo où se trouve une forte concentration de sites des personnes déplacées. Nyiragongo a notifié au moins 50 cas, dont deux décès en une semaine, du 21 au 27 novembre.

Face à ces risques épidémiques en plein conflit, l’ONG Médecins sans Frontières a installé une un centre de traitement de choléra à Munigi. Au moins 27 personnes y sont actuellement internées.

De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fourni le 26 novembre dernier des médicaments à l’unité de traitement de choléra à Kanyaruchinya pour appuyer la prise en charge d’au moins 100 cas de choléra pour les trois prochains mois. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), en partenariat avec la Croix Rouge congolaise, a renforcé ses interventions afin de réduire la transmission et endiguer sa propagation.

Le secteur chargé de l’eau et de l’assainissement intensifie également ses activités en fournissant de l’eau potable, assurant l’accès aux toilettes et un suivi de la situation dans les centres collectifs en particulier, où le plus grand nombre de cas sont signalés. Des brigades d’hygiène ont aussi été mises en place dans des sites des déplacés, en vue d’y promouvoir l’hygiène.

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