MONDE


Le chef de la diplomatie européenne exhorte la Serbie et le Kosovo à amorcer un dialogue

Le chef de la diplomatie européenne exhorte la Serbie et le Kosovo à amorcer un dialogue

Bakou, 6 décembre, AZERTAC

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a exhorté la Serbie et le Kosovo, mardi, à entamer un dialogue en vue d'une normalisation diplomatique, indique l’Agence Anadolu.

Les déclarations de Josep Borrell précédaient le coup d'envoi d'un sommet entre les dirigeants des Balkans occidentaux et de l'UE dans la capitale albanaise, Tirana.

« C'est un moment important... Maintenant, ils doivent s'engager. Ils doivent vraiment amorcer le dialogue avec la proposition que j'ai mise sur la table en tant que facilitateur (du dialogue Belgrade-Pristina), avec le soutien ferme de l'Allemagne et de la France », a déclaré Josep Borrell.

Notant que la dernière proposition de normalisation avait été envoyée aux deux pays, il a déclaré qu'ils devaient maintenant entamer « des discussions sérieuses car c'est une occasion unique. »

Le Kosovo a déclaré son indépendance de la Serbie en 2008. La plupart des États membres des Nations unies, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et la Türkiye, l'ont reconnu comme un pays indépendant et distinct de son voisin, qui continue de le considérer comme faisant partie de son territoire.

Les tensions entre la Serbie et le Kosovo sont montées d'un cran depuis que les Serbes du Kosovo se sont retirés de toutes les institutions centrales et locales pour protester contre la décision de Pristina de remplacer les anciennes plaques d'immatriculation des véhicules délivrées par les autorités serbes par celles du Kosovo.

Le président serbe Aleksandar Vucic a déclaré, début octobre, que l'Allemagne et la France avaient proposé d'accélérer le processus d'adhésion de la Serbie à l'UE si Belgrade reconnaissait l'indépendance de Pristina.

Bruxelles s'est efforcée de faciliter le dialogue entre la Serbie et le Kosovo, afin d'apaiser les tensions et de résoudre les problèmes bilatéraux, qui sont une condition préalable à une véritable adhésion à l'UE.

Dans le cadre d'un accord conclu sous l'égide de l'UE à la fin du mois dernier, les deux pays ont convenu d'éviter toute nouvelle escalade dans le conflit des plaques d'immatriculation et de « se concentrer pleinement sur la proposition de normalisation de leurs relations ».

 

 

© Pour l’utilisation il faut se référer avec les liens hypertextes
Si le texte contient des fautes, ayez la bonté d’en sélectionner pour nous envoyer en appuyant sur les touches ctrl + enter

COORDONNÉES DE L’AUTEUR

Remplissez les cases marquées d’un astérisque (*)

Veuillez saisir les lettres affichées sur l’image
Les lettres peuvent être écrites en majuscules ou minuscules