L’existence de la « représentation de l’Artsakh » en France entrave le processus de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie
Bakou, 9 juillet, AZERTAC
Les progrès significatifs enregistrés dans le processus de normalisation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, ainsi que l’accord obtenu sur le texte de l’accord de paix, s’accompagnent d’une intensification des campagnes d’information menées par les milieux revanchards. L’article publié sur le portail Atlantico.fr par Hovannes Gevorkian, présenté comme le représentant en France du soi-disant Artsakh, s’inscrit dans cette démarche visant à remettre en cause les nouvelles réalités régionales et à entraver le processus de paix.
Pendant près de trente ans d’occupation des territoires azerbaïdjanais, l’Arménie a instauré un régime séparatiste illégal baptisé « République du Haut-Garabagh », dans le but de dissimuler son occupation et de présenter le conflit comme une question d’« autodétermination ». Cette entité n’a toutefois jamais été reconnue par aucun État, tandis que les Nations Unies et d’autres organisations internationales ont constamment réaffirmé la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan.
La Guerre patriotique de 44 jours en 2020, puis les mesures antiterroristes de septembre 2023, ont permis à l’Azerbaïdjan de rétablir pleinement sa souveraineté et de mettre définitivement fin au régime séparatiste. Par conséquent, toute personne se présentant aujourd’hui comme représentant de la prétendue République d’Artsakh ne dispose d’aucun statut juridique.
Après la fin du conflit, l’Azerbaïdjan a pris l’initiative du processus de paix avec l’Arménie. Les deux parties sont parvenues à un accord sur le texte de l’accord de paix, paraphé à Washington. Cependant, les milieux revanchards, soutenus par certains réseaux de la diaspora arménienne à l’étranger, poursuivent leurs campagnes de désinformation afin de perturber ce processus.
La France occupe une place particulière dans ce contexte. Ces dernières années, elle est devenue l’une des principales plateformes d’expression des représentants de l’entité séparatiste dissoute. Cette situation est en contradiction avec son rôle d’ancienne coprésidente du Groupe de Minsk de l’OSCE et soulève des interrogations, d’autant plus que Paris renforce sa coopération militaire avec l’Arménie tout en autorisant les activités d’une prétendue représentation de l’Artsakh sur son territoire.
Une telle approche est également en contradiction avec les déclarations de la France en faveur de relations d’amitié et de coopération avec l’Azerbaïdjan. Autoriser les activités d’une structure dépourvue de toute base juridique et portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale d’un autre État est incompatible avec les principes d’amitié et de respect mutuel.
Le maintien des activités de la prétendue représentation d’une entité séparatiste illégale, aujourd’hui définitivement disparue, soulève de légitimes interrogations quant aux véritables intentions de la France. En permettant une telle activité, Paris contribue à entretenir, sur le plan informationnel, des revendications territoriales infondées contre l’Azerbaïdjan, à encourager les forces revanchardes et à préserver les risques de nouvelles tensions dans la région. En effet, aucun État n’autoriserait sur son territoire les activités d’une structure dépourvue de toute base juridique et dirigée contre la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un autre État.
Aujourd’hui, une nouvelle réalité s’est imposée dans le Caucase du Sud. La souveraineté de l’Azerbaïdjan a été pleinement rétablie sur l’ensemble de son territoire, le séparatisme a été définitivement éradiqué et les priorités de la région sont désormais la paix, la coopération et le renforcement de la stabilité. Les campagnes de désinformation visant à nier ces réalités, à remettre sur le devant de la scène une entité séparatiste qui n’existe plus et à promouvoir des discours revanchards ne sauraient modifier ni le cours de l’histoire ni les principes consacrés par le droit international. Une paix durable ne pourra être garantie qu’à travers la reconnaissance des nouvelles réalités politiques et juridiques de la région, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi que le rejet de toute politique revancharde et de toute forme de soutien au séparatisme.