POLITIQUE


Le livre-album «Terrorisme arménien» écrit sur la base de faits réels est qualifié de «matériel extrémiste» par les organes judiciaires de Russie, ce qui provoque la profonde inquiétude de la nation azerbaïdjanaise

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Bakou, 29 novembre (AZERTAC). Le lobby arménien ne renonce pas à ses activités insidieuses afin de dissimuler les crimes sanglants commis par ses organisations terroristes dans divers pays et il s’attache à prévenir la diffusion d’informations à ce propos. L’objectif est bien sûr de réduire au silence les personnes, les médias et les organisations non gouvernementales qui tentent de faire savoir à la communauté internationale la réalité sur les actions brutales du terrorisme arménien.

Selon la lettre envoyée par le tribunal central de la ville de Krasnoyarsk, en Fédération de la Russie, à l’AZERTAC, on peut lire qu’une audience se tiendra le 12 décembre 2013 sous la présidence de la juge N. Y. Tchernova, à propos de la qualification du livre-album «le Terrorisme arménien», publié en Azerbaïdjan, comme « matériel extrémiste».

D’après les annexes à la lettre du procureur de la province de Krasnoyarsk, le parquet a reçu le 3 octobre 2013 une information sur la diffusion de la publication «Le Terrorisme arménien» provenant du bureau du service de Sécurité de la Fédération de Russie dans cette province. Il y est noté que cette publication est diffusée par des personnes habitant la province de Krasnoyarsk appartenant à la diaspora azerbaïdjanaise. Conformément à l’avis émanant des résultats des enquêtes psycho- linguistiques menées par les spécialistes de l’Université Pédagogique de Krasnoyarsk, dirigée par V. P. Astafyev, les textes, l’introduction, les photos et les commentaires inclus dans ce livre- album constitueraient un choix partial visant à la «formation d’une opinion biaisée chez les lecteurs en évoquant l’existence du terrorisme arménien, de groupes d’ Arméniens qui portent atteintes à l’intégrité physique des personnes ou de leur élimination, et à la fabrication et au soutien d’une l’hostilité nationale et religieuse».

Se référant à la loi fédérale intitulée «Contre les activités extrémistes», le parquet a reconnu cette publication comme «extrémiste» afin de défendre les intérêts de la Fédération de Russie et a transmis sa décision au tribunal compétent. Le parquet a demandé au tribunal de reconnaître cette publication «Le Terrorisme arménien» comme une publication «extrémiste» et de faire parvenir la copie de sa décision par laquelle elle inclut cette publication sur la liste des documents extrémistes du Ministère de la Justice de la Fédération de Russie.

Le livre album «Le Terrorisme arménien», du défunt Ismet Gayibov, ancien procureur général de la République d’Azerbaïdjan et d’Azad Cherifov, ancien directeur général de «AzerInform» (AZERTAC), publié en 1992 en Azerbaïdjan, a été rédigé sur la base des faits de nombreux actes terroristes commis par les organisations terroristes arméniennes dans divers pays du monde contre des Turcs et des Azerbaïdjanais, ainsi que ceux perpétrés contre des civils sur le territoire de la République d’Azerbaïdjan. Ces faits ont fait l’objet d’enquêtes de la part des autorités judiciaires des Etats-Unis, de la France, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Suisse, de la Turquie, de la Belgique, de l’Espagne, de l’Italie, de la Grande Bretagne, des Pays- Bas, du Danemark, du Liban, de l’Azerbaïdjan, entre autres, . Il y est établi par des preuves irréfutables que les nombreuses victimes de ces violences furent le fait d’actes de terreur arméniens.

Cette publication rappelant des actes terroristes connus a été jugée par les autorités russes comme un «document extrémiste» et ainsi que les travaux d’investigation menés en ce sens pour en déterminer les responsabilités, ce qui a entraîné l’inquiétude profonde de la nation azerbaïdjanaise. L’Azerbaïdjan a été frappé dans son histoire moderne par nombre d’actes de terreur qui sont exposés dans ce livre–album, des informations sur d’autres actes terroristes avaient déjà été publiées dans la presse ou dans d’autres publications de divers pays à travers le monde. Il sera impossible de les réfuter.

Il y a quelque temps qu’en France est advenue la tentative d’adopter une loi de pénalisation de la non-reconnaissance du « génocide arménien». L’adoption de cette loi a été contestée fermement par l’opinion publique en France, en Turquie et en Azerbaïdjan. De nombreuses organisations des Droits de l’Homme ont estimé que l’adoption de cette loi était de nature à porter atteinte à la liberté d’expression et d’opinion, et plus généralement au pluralisme. L’attitude des autorités russes de négation des faits historiques, de déformation d’une réalité objective et établie, et se conformant aux prescriptions du lobby arménien visant à restreindre le droit des gens à s’exprimer librement, est inadmissible.

Au moment où un climat d’intolérance se répand en Russie contre les migrants, y compris les Azerbaïdjanais, le choix d’une telle démarche peut être considéré comme un facteur risquant d’affecter négativement le développement des relations bilatérales entre la Russie et l’Azerbaïdjan.

Compte tenu de ce qui précède, nous espérons que les autorités compétentes de la Fédération de Russie interviendront dans cette affaire et prendront les mesures qui s’imposent.

 

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