POLITIQUE


Koïchiro Matsuura : Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan, est un exemple aux femmes azerbaïdjanaises avec ses activités aux multiples facettes

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Tokyo, 7 août (AZERTAC). Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan, est un exemple aux femmes azerbaïdjanaises avec ses activités aux multiples facettes, a déclaré Koïchiro Matsuura, ancien directeur général de l’UNESCO, lors de son interview au correspondant de l’AZERTAC.

- Monsieur Koïchiro Matsuura, vous avez été longtemps le directeur général de l’UNESCO, et vous avez effectué à plusieurs reprises des visites en Azerbaïdjan dans le cadre de votre mandat. Egalement, vous avez remis à Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan, le diplôme de l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO. Comment vous souvenez-vous votre première rencontre avec Mme Aliyeva ?

-Je suis très heureux de parler de Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan, la présidente de la Fondation Heydar Aliyev, l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO et de l’ISESCO. Car, elle est un exemple aux femmes azerbaïdjanaises avec ses activités aux multiples facettes.

Je me souviens très bien, il y a dix ans, en août 2004, j’ai nommé Mme Mehriban Aliyeva comme l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO. Et j’en garde de bons souvenirs.

J’ai rencontré Mme Mehriban Aliyeva lors de ma première visite en Azerbaïdjan afin de participer au sommet des chefs d’Etat turcophones organisé en avril 2000 sous la direction de Heydar Aliyev, dirigeant historique du peuple azerbaïdjanais. Le dirigeant historique Heydar Aliyev m’avait invité au déjeuner. Au cours du déjeuner, j’ai rencontré M. Ilham Aliyev qui travaillait à cette époque-là à la Société d’Etat des Pétroles de la République d’Azerbaïdjan, et son épouse Mme Mehriban Aliyeva. C’était très agréable de les rencontrer. Je tiens à souligner que cette rencontre a eu lieu juste 6 mois après de mon élection en tant que directeur général de l’UNESCO, et c’était une de mes visites officielles à l’un des pays membres. Alors, j’ai reçu une proposition de la volonté de Mehriban Aliyeva de travailler avec l’UNESCO que j’ai acceptée avec plaisir. Nous avons rencontré Mme Mehriban Aliyeva au siège de l’UNESCO. Au cours de notre premier entretien je me suis assuré qu’elle serait une meilleure ambassadrice de bonne volonté. Ensuite, il y avait une question importante dont Mme Mehriban Aliyeva s’occuperait. Car, chaque ambassadrice de bonne volonté a ses propres obligations.

A cette époque-là, les négociations menaient sur la nouvelle Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui couvrait les danses, les chants et les cérémonies nationaux et traditionnels. C’était la période où la convention internationale sur le patrimoine culturel immatériel était apparue. Enfin, nous avons réussi à ce que les pays membres aient adopté en automne 2003 la nouvelle convention. Je pensais que ce champ serait intéressant pour Mme Mehriban Aliyeva et je me suis adressé à elle avec cette proposition. Et pour sa part, Mme Aliyeva a favorisé cette proposition et s’est dite heureuse d’accepter ce poste et de porter la responsabilité en tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO sur le patrimoine immatériel.

C’était un événement de valeur positive pour le peuple azerbaïdjanais, pour la région et pour les peuples du monde entier. Voilà pourquoi, j’étais très heureux d’organiser une cérémonie de nomination en août 2004 au siège de l’UNESCO en présence du président Ilham Aliyev. Dès lors, nous avons eu avec Mme Mehriban Aliyeva de nombreuses réunions conjointes à Bakou, à Paris et ailleurs. Je suis très heureux que Mme Mehriban Aliyeva ait apporté des contributions importantes à la promotion de la nouvelle convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. En plus, j’ai visité avec Mme Mehriban Aliyeva de diverses régions de l’Azerbaïdjan. Les visites en Azerbaïdjan étaient toujours un grand plaisir pour moi.

- Vous avez remarqué que vous aviez travaillé avec Mme Mehriban Aliyeva. Qu’est-ce que vous pouvez dire sur ses activités à cette organisation internationale ?

- Je tiens à noter que Mme Mehriban Aliyeva est une ambassadrice de bonne volonté très active qui porte la responsabilité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel –le nouveau champ d’activité de l’UNESCO. Donc, elle promeut avec grand succès la nouvelle convention sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel non seulement en Azerbaïdjan, mais aussi dans d’autres pays du monde. Actuellement, cette convention a été ratifiée par 160 pays du monde. La plus célèbre convention internationale est celle sur le patrimoine mondial qui a été ratifiée par 190 pays. Au cours des dernières années, la convention sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se rapproche rapidement de la convention sur le patrimoine mondial. Certes, Mme Mehriban Aliyeva a son rôle spécial à cette cause et elle a apporté ses contributions importantes à la promotion de la nouvelle convention.

Mme Mehriban Aliyeva a organisé des réunions et des discussions importantes non seulement dans le domaine culturel, mai aussi dans le domaine de l’éducation. Elle a présidé certaines réunions internationales. Je tiens à ajouter qu’en organisant sur les scènes de l’UNESCO les présentations des danses et des chants traditionnels de l’Azerbaïdjan, elle a largement promu la culture azerbaïdjanaise. La salle principale de l’UNESCO a plus de 1000 sièges. Le nombre de spectateurs dépassait 1000 personnes, toutes les fois que Mme Mehriban Aliyeva organisait des présentations sur la culture azerbaïdjanaise. C’est grâce à Mme Mehriban Aliyeva que ses présentations devenaient des événements réussis dans l’histoire de l’UNESCO.

- Mme Mehriban Aliyeva est connue comme une philanthrope de niveau international, une femme politique et savante. Comment évaluez-vous ses activités, en tant que femme, vastes et variées ?

-En termes de carrière internationale, Mme Mehriban Aliyeva est très active dans de nombreux domaines, en particulier, le patrimoine culturel immatériel. Je voudrais ajouter également que Mme Mehriban Aliyeva est très active sur la scène politique d’Azerbaïdjan. Je suis très heureux de la voir comme une femme politique très active de niveau international.

Je dois souligner que tout cela a son impact important sur l’amélioration du bien-être du peuple azerbaïdjanais.

- Que pouvez-vous dire au sujet de l’activité inlassable de Mme Mehriban Aliyeva pour la promotion, au niveau mondial, de l’ancienne culture azerbaïdjanaise, en particulier, le mougham, la musique d’achoug et les tapis ?

- En fait, les activités de Mme Mehriban Aliyeva pour promouvoir au niveau mondial les anciennes musiques azerbaïdjanaises- de mougham, d’achoug et le métier de tapis, méritent amplement une marque d’appréciation. Conformément à la nouvelle convention, le premier élément de l’Azerbaïdjan sur le patrimoine culturel immatériel est l’art de mougham. Le président Ilham Aliyev et Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan, m’ont proposé de participer à l’établissement du Centre international de mougham à Bakou. J’ai accepté avec un grand plaisir cette proposition et j’ai participé avec le président Ilham Aliyev et Mme Mehriban Aliyeva à la cérémonie de la pose de la première pierre de ce Centre et à son inauguration. Je tiens à souligner que j’ai apprécié de voir les spectacles liés au patrimoine culturel immatériel, notamment le concert de mougham. Après avoir quitté en novembre 2009 l’UNESCO, j’ai eu de nombreuses occasions de visiter l’Azerbaïdjan, surtout à l’invitation du gouvernement et celle de Mme Mehriban Aliyeva. Au cours de chaque ma visite, je suis heureux de visiter ce Centre international de mougham, j’ai écouté le mougham et j’ai suivi les spectacles sur les danses et chants nationaux d’autres pays. J’aime beaucoup la musique d’achoug de l’Azerbaïdjan. J’ai écouté cette musique à Bakou, à New York et au siège des Nations Unies. En mars 2009, avec le président Ilham Aliyev et Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan, j’ai visité Itchericheher (Vieille ville) lors de la cérémonie organisée à l’occasion de la fête de Novrouz. La cérémonie de Novrouz en Azerbaïdjan est très intéressante et les stands présentent les tapis et la cuisine nationaux. Je me suis promené avec plaisir dans les anciennes rues de la Vieille ville, avec le président Ilham Aliyev et Mme Mehriban Aliyeva, première dame d’Azerbaïdjan.

En outre, en août 2009, Mme Mehriban Aliyeva a envoyé, à ma demande, un groupe de mougham azerbaïdjanais au Japon. Les spectateurs japonais ont écouté avec plaisir la musique nationale de l’Azerbaïdjan lors du symposium organisé par l’UNESCO dans la ville de Nara.

- Monsieur Matsuura, comme vous le savez, la Fondation Heydar Aliyev que dirige Mme Mehriban Aliyeva, mène un excellent travail pour faire connaître à la communauté internationale les vérités sur le conflit arméno – azerbaïdjanais du Haut Karabagh et surtout, sur les tragédies commises dans la ville azerbaïdjanaise de Khodjaly et d’autres. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

- J’apprécie hautement les activités de Mme Mehriban Aliyeva pour sensibiliser la communauté mondiale sur les vérités du conflit arméno – azerbaïdjanais du Haut Karabagh et les tragédies commises dans ce conflit dans la ville de Khodjaly et d’autres villes azerbaïdjanaises. Je tiens à souligner que c’est une grande tragédie pour le peuple azerbaïdjanais. Je me souviens très bien que pendant ses discours officiels à Bakou et au siège de l’UNESCO, Mme Mehriban Aliyeva abordait ses tragédies. Malheureusement, ce conflit n’a pas encore été résolu. Mais, j’espère qu’il sera résolu pacifiquement dans un proche avenir.

- La cuisine japonaise « washoku » a été incluse dans la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, lors de sa réunion en décembre dernier à Bakou. Vous aussi, vous participiez à cette réunion. Quelles sont vos impressions sur l’Azerbaïdjan et sa capitale Bakou ?

- En décembre dernier, j’étais invité par le gouvernement azerbaïdjanais à la réunion à Bakou du Comité du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. La cuisine japonaise « washoku » a été incluse dans la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Je suis très heureux que « washoki » est maintenant sur cette liste et je me réjouis beaucoup que cela soit arrivé à Bakou dix ans après l’adoption de la nouvelle convention. Je tiens à exprimer une fois de plus ma gratitude à Mme Mehriban Aliyeva pour l’organisation parfaite de cet événement.

Quant à la capitale azerbaïdjanaise, à Bakou, je voudrais souligner que votre pays se développe rapidement. Bakou se transforme et s’embellit chaque jour. Les participants étrangers des événements internationaux organisés dans la capitale azerbaïdjanaise, le reconnaissent aussi.

En conclusion de cet entretien, je saisis cette occasion pour présenter mes félicitations à Mme Mehriban Aliyeva à l’occasion de son jubilé et je lui souhaite tout le bonheur. Je crois que Mme Mehriban Aliyeva poursuivra avec succès sa mission humanitaire tant au niveau international que national. Je souhaite à Mme Mehriban Aliyeva plein succès dans sa mission importante.

 

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