POLITIQUE


L'Azerbaïdjan a démontré son leadership dans la mise en œuvre d'un certain nombre de projets énergétiques d'importance transrégionale

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Bakou, 29 septembre, AZERTAC

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov est intervenu au forum de haut niveau au sujet de «L'implication des pays en développement sans littoral dans les projets globaux» des pays en développement sans littoral (PDSL) à New York, rapporte dans un communiqué le Ministère des Affaires étrangères.

«Selon les indicateurs statistiques de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), le coût de développement de l'Azerbaïdjan, étant un pays sans littoral, est de 11,24%. En tant que pays en développement sans littoral, l'Azerbaïdjan a eu toujours l'intention de s'intégrer à l'économie mondiale afin de parvenir à un développement durable et harmonieux et d'accélérer la diversification de son économie», a déclaré E. Mammadyarov.

«L'Azerbaïdjan salue le Programme d'action de Vienne pour les pays en développement sans littoral afin d'atteindre ses objectifs concernant la durabilité économique à long terme. Nous espérons que les activités conjointes des Etats membres visant la promotion de la mise en œuvre du programme contribueront à la transformation du problème du manque d'accès à la mer en une coopération mutuellement bénéfique. Au cours des dernières années, l'Azerbaïdjan a lancé quelques initiatives importantes qui ont apporté leur contribution à la révélation du grand potentiel pour répondre aux efforts de développement de la région dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication, des transports et de l'énergie» a ajouté E. Mammadyarov.

«Selon le CESAP, l'Azerbaïdjan possède les liens transfrontaliers les plus forts et le secteur des TIC le plus développé parmi les pays en développement sans littoral. La réalisation du projet de TASIM - Super-Autoroute de l'Information Trans-Eurasiatique a permis à l'Azerbaïdjan de devenir un centre important des TIC pour la région», a fait savoir le chef de la diplomatie étrangère de l'Azerbaïdjan.

La création d'un réseau de transport multimodal efficace pour assurer l'intégration des pays en développement sans littoral dans l'économie mondiale est très nécessaire. A ce titre, la restauration de la grande Route de la Soie joue un rôle stratégique pour le renforcement des liens économiques reliant l'Asie et l'Europe. Dans le cadre du partenariat avec ses voisins – la Turquie et la Géorgie, l'Azerbaïdjan a soutenu et financé le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars qui est la liaison de transport la plus courte entre l'Europe et l'Asie. L'Azerbaïdjan a également mis en service le Port international de Bakou. Le premier train a déjà réussi son trajet d'essai en août dernier. L'adhésion récente de l'Azerbaïdjan à l'Organisation intergouvernementale pour les transports internationaux ferroviaires (OTIF) va créer un cadre unique pour le transport des passagers et des frais par chemins de fer, a estimé E. Mammadyarov.

«Apporter sa contribution à la sécurité énergétique régionale figure parmi les priorités de l'Azerbaïdjan. Notre pays a démontré son leadership dans la mise en œuvre d'un certain nombre de projets énergétiques d'importance transrégionale. Les projets proposés par l'Azerbaïdjan ont donné leur impulsion à l'évolution socio-économique de la région. Nous espérons qu'en tant qu'initiateur du corridor gazier Sud, notre contribution à la sécurité énergétique de l'Europe sera mutuellement bénéfique pour d'autres producteurs d'énergie de la région, les pays consommateurs et de transit», a assuré le ministre azerbaïdjanais.

E. Mammadyarov a par ailleurs souligné qu'il n'était pas en mesure de ne pas parler du problème qui empêchait l'Azerbaïdjan de bénéficier de la coopération régionale. Cet appel est lié à l'occupation des territoires de l'Azerbaïdjan par l'Arménie qui a entraîné de nombreuses pertes en vies humaines, l'expulsion des centaines de milliers d'Azerbaïdjanais de leurs foyers natals, la destruction d'une grande partie de l'infrastructure du pays et de graves problèmes économiques.

«L'Azerbaïdjan reste toujours ouvert au dialogue constructif et à la coopération dans le cadre des pays en développement sans littoral, en contribuant désormais à l'évolution sociale et économique de la région», a conclu le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères.

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