CHRONIQUE OFFICIELLE


Le président Ilham Aliyev prend part à la Conférence de soutien à la Syrie et à la région VIDEO

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Londres, 4 février, AZERTAC

Le 4 février 2016, à Londres, a débuté la Conférence de soutien à la Syrie et à la région.

A l’invitation de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, de David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’Angela Merkel, chancelière de la République fédérale d'Allemagne, d’Erna Solberg, Première ministre du Royaume de Norvège, et de Son Altesse Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, Émir de l'État du Koweït, le président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a pris part à cette conférence.

Organisée conjointement par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Koweït, la Norvège et l’ONU, la conférence s’est penchée sur la fourniture d’une aide urgente et à long terme à la Syrie, la mise en œuvre des projets humanitaires et éducatifs dans la région, la résolution des problèmes sociaux des réfugiés touchés par la crise et l’apport du soutien aux pays qui les accueillent.

Le président azerbaïdjanais est intervenu à la session sur l’éducation, organisée en marge de la conférence.

Intervention du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev

- Excellence, 

- Mesdames et Messieurs,

Nous avons une profonde sympathie pour les réfugiés syriens. Nous avons souffert d’une catastrophe et des crises humanitaires au début de notre indépendance, au début des années 1990, quand l'Arménie a lancé une agression contre l'Azerbaïdjan. À la suite de cette agression près de 20 pour cent de notre territoire internationalement reconnu ont été occupés. Nous avons été l'objet d'un nettoyage ethnique, et plus d'un million d'Azerbaïdjanais sont devenus des réfugiés et des personnes déplacées.

Cela a été une véritable catastrophe humanitaire. A cette époque, notre pays était très jeune et très pauvre. Un million de personnes sur huit millions, l'un des plus grand nombre par habitant de réfugiés, sont devenus sans abri, sans emploi, ni aucun moyen de vivre. Nous sommes reconnaissants aux organisations humanitaires internationales, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, qui nous ont aidés dans les moments difficiles de notre histoire.

Aujourd'hui l'Azerbaïdjan est un donateur lui-même. Nous fournissons de l’aide financière, y compris aux réfugiés syriens. En 1994, un cessez le feu a été établi entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Malheureusement, depuis ce temps, il n’y a eu aucun progrès significatif autour de la table des négociations. Bien que le Conseil de sécurité des Nations Unies ait adopté, il y a plus de 20 ans, quatre résolutions demandant le retrait immédiat et inconditionnel des forces arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan, la partie arménienne ignore ces résolutions.

Pourtant, la conclusion d’un accord de cessez-le-feu en 1994 nous a permis de nous développer. Depuis, le développement de l'Azerbaïdjan a été très rapide. Nous avons réussi à fournir des logements à près de 250.000 réfugiés. Le taux d’alphabétisation de la population, y compris les réfugiés, est estimé à 100 pour cent. Dix ans avant environ 70 pour cent des réfugiés vivaient dans la pauvreté. Tandis qu’aujourd’hui le taux de pauvreté parmi les réfugiés constitue seulement 12 pour cent. Au total, le taux de pauvreté et de chômage constitue cinq pour cent. Je porte ces chiffres à votre attention parce qu’un pays ne peut se développer et résister à d'énormes difficultés que dans la paix et la stabilité.

Mais le plus important est la paix. Donc, trouver une solution politique à la crise syrienne le plus rapidement possible est un problème numéro un figurant à l’ordre du jour. Et je suis sûr que les discussions que nous avons eues aujourd'hui, joueront un rôle important dans la recherche de cette solution politique. L’Azerbaïdjan, comme un pays avec un potentiel économique et financier aujourd’hui, n’a réussi à l’atteindre qu’au cours d’un cessez-le-feu, et non dans un état de paix.

Et, bien sûr, nous continuerons à soutenir nos frères et sœurs en Syrie. Nous sommes reconnaissants aux pays qui prennent cet énorme fardeau pour accueillir les réfugiés syriens. Une fois encore, je tiens à souligner que nous sommes venus ici pour promouvoir la paix et ces valeurs. L'Azerbaïdjan continuera de jouer son rôle important à cet égard. Merci beaucoup.

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