Le président Aliyev félicite le peuple azerbaïdjanais à l’occasion du Jour de la Victoire VIDEO
Khankendi, 8 novembre, AZERTAC
A l’occasion du Jour de la Victoire du 8 novembre, le président de la République et Commandant suprême des armées, Ilham Aliyev, s’est rendu à Khankendi où il a déposé une gerbe de fleurs devant le Monument de la Victoire.
Le président de la République a adressé ses vœux au peuple azerbaïdjanais pour le Jour de la Victoire.
Vœux du président Ilham Aliyev
– J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à mon cher peuple ainsi qu’aux forces armées azerbaïdjanaises à l’occasion du Jour de la Victoire.
Que les âmes de nos soldats et officiers tombés dans la Guerre patriotique reposent en paix. Qu’Allah accorde Sa miséricorde à tous nos martyrs. Grâce à leur sacrifice, au prix de leur sang et à l’héroïsme de nos militaires, nous avons pu mettre fin à l’occupation arménienne. Pendant 44 jours, les Forces armées azerbaïdjanaises ont fait preuve d’héroïsme, de bravoure, de patriotisme et d’abnégation. L’ennemi a été brisé sur le champ de bataille. Au cours de la Guerre patriotique de 44 jours, plus de 300 villes et villages ont été libérés de l’ennemi. Le drapeau azerbaïdjanais a été hissé dans ces localités et, à la suite de ces événements, dans la nuit du 9 au 10 novembre, l’Arménie a été contrainte de signer l’acte de capitulation. Ainsi, les territoires qui n’avaient pas encore été libérés sur le champ de bataille ont également été restitués à l’Azerbaïdjan, sans qu’un seul coup de feu soit tiré ni qu’un seul martyr soit à déplorer.
La Guerre patriotique de 44 jours constitue une page glorieuse de notre histoire. Nous sommes à juste titre fiers de cette Victoire. L’ensemble du peuple azerbaïdjanais en est fier et les générations futures le seront également. Cette page glorieuse restera à jamais gravée dans nos cœurs.
Au cours de la Guerre patriotique, le peuple azerbaïdjanais a démontré au monde entier ses qualités morales. L’Arménie avait édifié plusieurs lignes de fortification dans les territoires occupés. À certains endroits, elle avait mis en place six à sept lignes de défense. L’ensemble de ces territoires avait été miné. Les barbelés, les fortifications, les positions stratégiques, les collines et les montagnes constituaient autant d’obstacles considérables pour nos troupes. La partie arménienne était convaincue que l’Azerbaïdjan ne parviendrait pas à libérer ses territoires par la voie militaire ou que quelqu’un ne nous le permettrait pas. Elle s’est trompée et le peuple azerbaïdjanais a une nouvelle fois démontré au monde entier toute sa force. Nos soldats et nos officiers ont bravé le danger pour percer les lignes de défense : ils sont morts au combat, ont été blessés et sont tombés en martyrs pour la patrie. C’est donc notre esprit national qui nous a guidés vers la victoire.
Bien entendu, les efforts déployés pendant de longues années pour renforcer notre armée, accroître le professionnalisme de nos forces armées, organiser régulièrement des exercices militaires, améliorer leurs capacités opérationnelles et les doter d’équipements et d’armements modernes ont largement contribué à notre victoire. Toutefois, la principale force qui nous a conduits à la victoire résidait dans le cœur de notre peuple, de nos soldats et de nos officiers. Le chemin qui nous a menés à la victoire était celui de la dignité. Le peuple azerbaïdjanais n’a jamais envisagé de se résigner à l’occupation. Durant cette période, j’ai affirmé à maintes reprises, lors de différentes événements, que l’Azerbaïdjan ne l’accepterait jamais. Pourtant, les pays qui soutenaient l’Arménie cherchaient à nous faire accepter cette situation. Ils déclaraient à plusieurs reprises que ce conflit n’avait pas de solution militaire et multipliaient les manœuvres visant à nous pousser à consentir à des concessions inacceptables. La vaste campagne de dénigrement, de calomnies et de diffamation menée contre l’Azerbaïdjan, ainsi que toutes les provocations destinées à discréditer l’État, le peuple et les dirigeants azerbaïdjanais, sont restées sans effet. J’ai maintes fois affirmé que nous ne nous résignerions jamais à l’occupation et que, si l’Arménie ne retirait pas volontairement ses forces des territoires occupés, nous rétablirions notre intégrité territoriale par la voie militaire.
Malheureusement, mes paroles n’ont pas été entendues. En conséquence, notre peuple s’est uni comme les cinq doigts de la main et l’Azerbaïdjan a brisé l’ennemi sur le champ de bataille, rétablissant ainsi la justice historique, la dignité nationale et le droit international.
La partie arménienne était devenue si arrogante qu’elle ne cessait de nous menacer, allant jusqu’à brandir la perspective d’une nouvelle guerre pour de nouveaux territoires et à tenter de porter atteinte à notre dignité en affirmant que « le Garabagh, c’est l’Arménie, et un point ». Nous avons répondu à ces provocations sur le champ de bataille, où chacun a pu constater de ses propres yeux qui était qui. Pas un seul soldat de l’armée azerbaïdjanaise n’a fui ni déserté. Or, selon les propres aveux des dirigeants arméniens, l’armée arménienne comptait près de 12 000 déserteurs. Voilà toute la différence. En assurant une supériorité totale sur le champ de bataille, l’Azerbaïdjan a scellé le sort de la Seconde guerre du Garabagh avec la libération de Choucha, le 8 novembre, jour où nous célébrons la fête de la Victoire. Le lendemain, dans la nuit du 9 au 10 novembre, l’Arménie a signé l’acte de capitulation.
À l’époque, nous avions également répondu aux déclarations inappropriées des dirigeants arméniens. J’avais affirmé que « le Garabagh, c’est l’Azerbaïdjan, et point d’exclamation ! ». Et ce point d’exclamation, nous l’avons mis le 20 septembre 2023, ici même, à Khankendi. L’opération antiterroriste d’une journée a complètement paralysé le corps d’armée de 15 000 hommes des forces arméniennes d’occupation. À l’issue de cette opération militaire menée avec une grande précision et un remarquable professionnalisme, l’Arménie a été contrainte de capituler pour la deuxième fois.
Aujourd’hui, nous bâtissons et reconstruisons le Garabagh libéré. Nous, propriétaires légitimes de ces terres, montrons au monde entier qu’elles nous appartiennent. Car nous sommes un peuple qui édifie et qui construit. Durant l’occupation, l’Arménie ne faisait que piller nos ressources naturelles, détruire nos forêts et exploiter illégalement nos gisements miniers. Quant à nous, nous construisons des villes à partir de zéro.
Durant l’occupation, toutes nos villes et tous nos villages ont été rasés. Il s’agit d’un acte de barbarie sans précédent. Nos monuments historiques et nos mosquées ont été détruits et profanés par l’Arménie. Aujourd’hui, de vastes travaux de reconstruction sont en cours de réalisation et le programme « Grand retour » est mis en œuvre. 97 000 personnes vivent, étudient et travaillent désormais dans les territoires libérés de l’occupation, et chaque mois, nous assistons au retour d’anciens déplacés internes dans leurs terres ancestrales.
C’est depuis Khankendi, devant l’Arc de la Victoire, que je vous adresse ces félicitations. Il s’agit du deuxième arc érigé en l’honneur de notre glorieuse Victoire : le premier se trouve à Bakou et le second ici, à Khankendi. À proximité de l’Arc de la Victoire de Bakou se trouve également le Musée de la Victoire, où sont gravés les noms de chacun de nos martyrs. Un musée de la Victoire sera également aménagé à Khankendi. Les derniers travaux préparatoires à sa création sont actuellement en cours. Il sera installé dans l’ancien bâtiment de l’administration locale, qui fut autrefois le foyer de la politique d’agression et d’occupation menée contre l’Azerbaïdjan. C’était un véritable repaire du diable. Lorsque je suis entré dans ce bâtiment, après notre glorieuse Victoire, en octobre 2023, j’ai tout d’abord ouvert les fenêtres afin que cet esprit satanique en soit chassé. Aujourd’hui, ce même bâtiment abritera le Musée de la Victoire. Ceux qui y siégeaient, ces criminels de guerre, ont reçu le châtiment qu’ils méritaient. Ils voulaient entrer à Bakou avec leurs chars et y boire du thé. Ils tenaient des propos arrogants, car ils avaient trouvé refuge auprès de certains et croyaient pouvoir poursuivre éternellement leur politique d’occupation. Mais nous leur avons montré qui était qui. Nous avons démontré la dignité, la fermeté et la détermination du peuple azerbaïdjanais. Aujourd’hui, ils boivent du thé dans les prisons azerbaïdjanaises et ont reçu le châtiment qu’ils méritaient.
Sur chacune des marches de l’escalier menant à cet Arc de la Victoire est inscrite une journée de la Guerre patriotique. Toute personne qui gravit cet escalier éprouve à juste titre un sentiment de fierté et revit l’histoire de notre glorieuse progression au cours de la guerre de 44 jours. Tout cela est naturel. Mais je tiens également à souligner que le sang de nos martyrs est lui aussi inscrit sur ces marches. En effet, nous perdions des martyrs chaque jour et le sang coulait quotidiennement. Mais, notre peuple a fait preuve d’un patriotisme et d’une solidarité exemplaires. Le soutien populaire m’a donné, en tant que Commandant suprême des armées, une force supplémentaire. Nous avons poursuivi notre avancée sans jamais nous arrêter, pas un seul jour, ni reculer d’un seul pas. Nous avons chassé l’ennemi de nos territoires et rétabli nos droits et la justice. Aujourd’hui, notre territoire est libéré et a retrouvé son intégrité.
Ce sont nos valeurs nationales et spirituelles qui nous guident et nous poussent à aller de l’avant. L’État azerbaïdjanais est fondé sur ces valeurs, qui sont primordiales pour nous. Depuis des siècles, nous les préservons et les faisons vivre dans nos cœurs, et nous les transmettrons aux générations futures comme un précieux héritage.
L’idéologie azerbaïdjanaise demeure le pilier philosophique sur lequel reposent toutes nos victoires. Elle constitue le principe unissant l’ensemble de nos citoyens et le fondement de notre marche en avant. En Azerbaïdjan, les représentants de toutes les communautés ethniques et de toutes les religions vivent comme une seule famille. Ce qui nous unit, c’est notre citoyenneté commune, notre solidarité et l’idéologie azerbaïdjanaise. Telle est notre idée nationale et, je tiens à le réaffirmer, la voie qui nous conduit vers l’avenir. La stabilité sociopolitique qui règne aujourd’hui en Azerbaïdjan, le climat serein, la dynamique de reconstruction et la mobilisation de notre société autour d’un objectif commun constituent, à mon sens, une réalité rarement observée dans le monde actuel.
Dans ce beau jour de fête, je tiens une nouvelle fois à souligner la grandeur du peuple azerbaïdjanais. Car seul un grand peuple a pu faire preuve d’une telle détermination et, en dépit des souffrances endurées et des 30 années d’occupation, malgré les menaces des grandes puissances qui soutenaient l’Arménie, me témoigner son soutien et contribuer ainsi à notre victoire.
En célébrant cette belle fête, chacun de nous éprouve, à juste titre, un sentiment de fierté. Dans le même temps, nous rendons tous un hommage respectueux à la mémoire sacrée de nos martyrs qui ont sacrifié leur vie sur ce chemin. Je suis convaincu que chacun de nous se dit : « Nous devons être suffisamment forts pour que plus personne n’ose même envisager de porter atteinte à l’Azerbaïdjan ! » Je suis certain qu’il en sera ainsi. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan est un État puissant, indépendant de toute autre puissance sur les plans politique, économique et militaire, qui mène une politique souveraine et défend sa dignité.
Gloire au peuple azerbaïdjanais ! Gloire à nos Forces armées ! Vive l’Azerbaïdjan !